OBSERVATIONS
Dans ces expériences, la longueur du pendule étant 0 m 2o à très-peu près, battant la demi -seconde, la pendule était réglée sur le temps moyen, la force motrice était exprimée par 2, et celle qui a donné les résultats du tableau était exprimée par 3.
En comparant les expériences faites sur l’échappement de Graham avec celles faites sur l’échappement nouveau, on voit
(1) Le retard qui résulte ici de la pression sur le repos serait beaucoup plus grand, mais le recul déterminant une accélération, le retard exprimé n'est que l’excès du retard produit par la pression sur le repos sur l’avance occasionnée par le recul.
(2) Dans cette expérience, l’accélération du recul a à peu près totalement compensé la pression exercée sur l’ancre; mais dans l’expérience suivante, avec une lentille plus légère, l’empire du recul a augmenté et donné plus d’accélération.
de l’échappement dans les pendules.
que la pression sur les repos change la marche à très-peu près comme la longueur des bras de levier; qu’ainsi, l’échappement qui a les bras de levier les plus courts laisse au régulateur une plus grande liberté après que la roue a donné la pulsionnècessaire; quecet échappement, appliquéau régulateur, change moins que l échappement Graham la durée des oscillations que le pendule aurait s’il était dégagé de l’échappement.
Ainsi, d’une part, la résistance par les longueurs des bras de levier ayant diminué de moitié, et l’amplitude des arcs qui est un des éléments de la puissance du régulateur ayant à peine diminué de l/24 e , il est évident qu’avec cet échappement le régulateur est bien plus puissant qu’avec l’échappement précédent.
On verra dans la description que la nouvelle forme d’ancre est la seule qui puisse s’exécuter dans des dimensions aussi petites qu’on le voudra, et par conséquent établir toujours le même rapport entre la longueur des leviers de l’échappement et la longueur des régulateurs.
Quant à la durée de cet échappement, une longue expérience la garantit. Ce n’est qu’une modification de celui à cylindre employé dans les montres, et on sait depuis plus de trente ans quecet échappement, fait tout en acier bien trempé etbien exécuté, est d’une très-longue durée. Cependant dans une montre les causes de destruction sont incomparablement plus grandes. Les fonctions de l’échappement se font 5 fois par seconde au lieu de 2 fois dans une pendule; la roue d’échappement n’agit que pendant l/30 c de seconde à très-peu près pour produire une levée. Cette vitesse excessive au point d’action de la roue sur la levée est une cause de destruction, tandis que dans les pendules à demi-secondes, le temps d’action de la roue pour produire la levée est d’un cinquième de seconde à peu près.
Des expériences et observations qui précèdent on peut conclure :
1° Que l’un des plus grands vices de nos pendules de cheminée à demi-secondes est d’avoir les leviers de l’échappcbeaucoup trop longs ;