C'est-à-dire : Je ne vous ai pas tenu compagnie
les lèvres, leur raconta de quelle manière Pé-kong l’avait accueilli et retenu à dîner, mais il se garda bien de dire qu'on lui avait fait faire des vers. Après avoir rapporté minutieusement toutesles autres Circonstances, il ajouta : « Quant au mariage, quoiqu'il ne m’ait pas encore fait de promesse claire et précise, il m’a semblé qu'il me donnait, par erreur, quelques nrarques d’affection. |
— D'après votre récit, dit Whang-wen-khing en riant, ce mariage est plus qu'assuré !. » Mais il y avait là Sou-yeou-pé, qui, au fond du cœur, n’en pouvait rien croire. « Si une pareille pièce de vers a plu à cette demoiselle, se dit-il en lui-même, il est impossible de la regarder comme une personne de talent. Mais comment a-t-elle pu composer de si beaux vers, et pourquoi a-t-il fallu attendre jusqu'ici pour lui trouver un époux ? »
Sou-yeou-pé, voyant que Tchang-koueï-jou était ravi de son succès et ne lui montrait aucun intérêt, se sentit vivement mortiñé; il prit congé de son hôte et se disposa à sortir. Tchang-koueï-jou, sans le retenir, le reconduisit tout droit jusqu’en dehors de la porte; puis, étant rentré : « Aujourd’hui, dit-il en riant à Wang-wen-khing, j’ai failli me trahir?. » Il raconta alors en grand détail de quelle manière Pé-kong avait
À Ea chinois : Est assuré de douze dixièmes.
2. Littéralement : J'ai failli être décousu, c'est-à-dire être découvert. Comme s’il disait: j’ai failli montrer le bout de l'oreille, le défaut de la cuirasso.
voulu le mettre à l'épreuve sous ses yeux, et avec quel bonheur sa mémoire l'avait servi. »
« Monsieur, lui dit Wang-wen-kbhing en le saluant, vous êtes vraiment un heureux bomme. En voyant rotre bonne fortune, on peut dire que ce mariage était dans votre destinée; voilà pourquoi vous avez si bien réussi. J'avais bien fait de réserver pour moi une pièce de vers !.
— Aujourd’hui, reprit Tchang-koueï-jou, on peut. dire que j’ai eu un bonheur grand comme le ciel. Mais une chose me chagrine; je crains que ce vieux barbon l'ail pas renoncé à ses idées et qu’il ne- veuille encore me mettre à l'épreuve; ce serait ma mort.
— Puisqu’il vous à examiné aujourd'hui sous ses yeux, dit Wang-wen-khing, vous aurez désormais une excellente raison pour vous excuser,
— J'ai bien pu m’excuser une fois, repartit Tchangkoueï-jou, mais avec quoi pourrais-je encore répondre à ses demandesi.
— Ce n’est pas difficile, répondit Wang-wen-khing. Vous n'avez qu’à montrer quelque amitié au petit Souyeou-pé et le retenir chez vous. Si, par hasard, il se rencontre un sujet douteux ou difficile, vous le prierez alors de le traiter à votre place; n'est-ce pas là un Dérveilleux expédient? »
1. C'est-à-dire : Une des deux pièces de vers composées par Souÿeou-pé. (Voyez ch. vu, p. 241, ligne 12.)
4. C'est-à-dire : Je n'ai plus dans ma mémoire d’autres pièces de poésie qui puissent répondre à ses demandes.
À ces mots, Tchang-koueï-jou se sentit transporté de joie. « Monsieur, lui dit-il, ce plan est parfaitement combiné. Dès demain, j'irai le prendre pour qu'il vienne s'établir dans mon jardin.»
Le lendemain, il se leva de bonne heure, de peur que Sou-yeou-pé, voyant son mariage manqué, ne partit sans rien dire. Il fit à la hâte sa toilette, et se rendit lui-même au couvent pour l'inviter. Dans ce moment, Sou-yeou-pé n'avait pas encore quitté le lit. Quand il vit arriver Tchang-kouei-jou, il se leva sur son séant. « Monsieur Tchang, lui dit-il, comment êtes-vous si matinal ? :
— Hier, dit-il, je suis revenu chez moi. Comme j'avais bu quelques tasses de vin, me sentant un peu fatigué, je ne vous ai pas retenu à dîner. Je vous ai grandement manqué d'égards. J'ai craint, monsieur, que vous ne fussiez fâché et que vous ne disiez que, pour avoir réussi dans mes projets de mariage, j'ai oublié mes camarades et mes amis ; aussi suis-je venu exprès pour vous présenter mes excuses.
— Monsieur, dit Sou-yeou-pé, ayant eu par hasard l'honneur de faire votre connaissance, j'ai reçu de vous de grandes marques d'amitié, et j'en conserverai une reconnaissance infinie. Comment pouvez-vous me croire fâché ?
— Eh hien ! dit Tchang-kouei-jou, si vous n'êles pas fâché contre moi, et que vous puissiez vous transporter dans mon jardin et y passer encore quelques jours, vous ne regretlerez pas d'être venu demeurer chez un ami,
etvous m’aurez donné une grande So) LE d’affec-
tion. »
Sou-yeou-pé, trouvant cette affairé un peu louche et pouvant se l’expliquer clairement, ne se souciait pas de partir tout de suite. Quand il eut entendu Tchangkoueï-jou : parler ainsi, il employa ruse contre ruse. ‘Monsieur. dit-il, les bontés dont vous m'avez comblé sont plus douces à mon cœur que si j'avais bu un vin généreux, de sorte qu’il m’en coûterait de vous quitter brusquement. Mais je craindrais de vous importuner en restant dans votre jardin; cela ne serait pas convenable.
— Puisque vous vous souvenez de ces faibles marques d'amitié, dit Tchang-koueï-jou, vous ne devez pas prononcer ces aigres paroles. » Sur-le-champ, il appela Siao-hi : « Mon petit ami, dit-il, va bien vite. préparer ls bagages et pars devant.
— Étant venu ici par hasard, dit Sou-yeou-pé, je n'ai qu'on cheval qui est derrière la maison; je n'ai pas apporté de bagages.
— Én ce cas, dit Tchang-kouei-jou, c'est encore plus @mmode. » Il attendit debout que Sou-yeou-pé eût ichevé sa toilette pour partir avec lui. Sou-yeou-pé prit œngé de Tsing-sin et lui fit ses remerciments. Puis, iYant ordonné à Siao-hi d'amener son cheval, il se Téndit avec lui dans le jardin de Tchang-kouei-jou et Syélablit. Tchang-koueï-jou lui offrit du thé et du riz,
et lui montra encore plus d’attentions et d’ égards qu’au- Paravant.
284 UNE SERVANTE OBSERVE UN PRÉTENDANT, On peut dire à ce sujet :
Un bomme qui a ses vues en rencontre un autre qui aussi les siennes.
C'est en vain que l’un et l'autre laissent voir sur touts leur figure l'influence du printemps.
Qui pourrait prévoir que tout occupés qu'ils sont d'idées
de volupté, | Chacun d'eux dépensera, en pure perte, la vigueur de son esprit ? .
Comme ils causaient tous trois d'affaires indifïérentes, tout à coup un domestique leur annonça que le vieux concierge du seigneur Pé, qu'on avait vu la veille, venait encore d'arriver. À cette nouvelle, Tchang-koueïi-jou se sentit transporté de joie et sortit seul du pavillon pour aller à sa rencontre. Le vieux Tong-yong entra, et après avoir salué Tchang-koueijou: « Mon maître, dit-il, vous présente ses respects; hier, 1l vous a gravement manqué d'égards.
— Hier, repartit Tchang-koueï-jou, j'ai reçu de lui l'accueil le plus affectueux, et aujourd’hui je voulais justeinent aller lui rendre mes devoirs et le remercier. J'ignore, mon vieil ami, ce qui me procure encore l'avantage de votre visite.
— Mon maître, répondit Tong-yong, a chez lui un jeune garçon d’une noble famille, qui est maintenant âgé de quinze ans. Comme il professe une hauteestime pour votre talent distingué et votre profonde instruc-
4. Ici l’auteur rattache l’idée de l’amour à celle du printemps, dont la douce influence est censée l’inspirer. (Voyez p. 167, note 1.)
kon, il désire que vous daigniez lui donner des leçons pendant un an. J'ai apporté le contrat qu'il a fait pour vous engager et Les présents qu'il vous offre à *lt occasion. Je vous prie, en grâce, de ne point refuser. »
Quand Tchang-kouei-jou eut reçu cetle invitation, ‘mme il n’en comprenait pas le motif, il voyait auant d'inconvénient à refuser qu’à consentir. Il prit le ontrat d'engagement et les présents, et rentra dans lintérieur pour consulter avec Wang-wen-khing et Sou-yeou-pé. « D'où a pu lui venir cette idée? leur dit-il.
— Voici l'explication, dit Sou-yeou-pé : c’est simplement, qu'épris de votre talent supérieur, le seigneur Pé a le désir de se rapprocher de vous.
— Un précepteur particulier et un gendre ne se ress&mblent guère, dit Tchang-koueï-jou. Peut-être que te bonhomme a une vieille dame qui l'aura fait chan- &er d'idée !.
‘Monsieur, dit Wang-wen-khing en riant, votre &prit va trop loin. Cela vient de ce qu’aimant tendrenent sa fille, et craignant de ne pouvoir faire tout de Wileun bon choix, il veut engore observer les gens aréc la plus grande attention. Voilà pourquoi il vous a
1. Littéralement : Ne serait-ce point que ce vieillard a une vieille dame qui aura changé le sens des koua (figures symboliques dont on & sert pour tirer: les sorts) ? — Comme s’il disait : «Une vieille dame ui, par ses conseils, aura exercé assez d'influence sur son esprit pour qu'il ait renoncé à me prendre pour gendre. »
prié de venir à titre de précepteur particulier ‘. Il veut voir si vous avez ou non un esprit rassis, et si vous êtes ou non passionné pour l'étude. Voilà une admirable occasion pour arriver peu à peu au bonheur. Pourquoi, monsieur, hésitez-vous encore ?
Tchang-kouei-jou fut ravi de ce qu'il venait d'entendre. En conséquence, il sortit dehors pour parler à Tong-yong. « Jusqu'ici, lui dit-il, je ne me souciais pas d’entrer chez les autres en qualilé de précepteur ; mais comme monsieur votre maître me donne une si grande marque d’amitié, il m'est impossible de refuser. Il y a seulement une chose que je vous prie, monsieur Siao-thsiouen ?, de dire à votre maitre. Je tiens à avoir un cabinet d'étude tranquille et retiré. Je ne veux pas que les gens oisifs viennent m’importuner. C'est alors que je pourrai véritablement étudier ; ce sera charmant.
— Rien de plus facile, repartit Tong-vong. »
Tong-yongse leva aussitôt, et, après avoir pris congé de lui, il alla rendre compte à Pé-kong de sa commission. Pé-kong fut charmé d'apprendre le consentement de Tchang-koueï-jou. Quand il sut qu'il demandait un cabinet tranquille et retiré pour se livrer à l'étude, il sentit redoubler sa joie. Il ordonna aussitôt à un domestique d’arranger proprement la bibliothèque du jardin de derrière. Puis, après avoir choisi un jour
1. En chinois : Si-p’in. Mot à mot : À titre d’hôte occidental, c'està-dire qui habite la partie occidentale de la maison. 3. Surnom de Tong-yong.
heureux, il invita Tchang-koueï-jou à venir exercer son nouvel emploi!. Tchang-koyei-jou, une fois arrivé dans la bibliothèque, affectait les airs d’un homme mûri par l’âge et passionné pour l'étude. Assis ou debout, il avait toujours un livre à la main ; seulement, lorsqu'il voyait venir quelqu'un, il se mettait à lire en marmottant entre ses dents. Pé-kong était charmé de voir que le disciple et le précepteur s’entendaient parfailement ensemble et étaient fort conlents l'an de l'autre. Il est vrai que, parmi les gens de la maison, il y en avait plusieurs qui avaient découvert ce manège; mais Tchang-kouei-jou était un précepteur qui n'avait pas son pareil. Au fond, il n'avait aucun goût pour l'étude ; en outre, il savait dépenser de l’argent pour boucher les yeux des autres. Enfin, il flattait tout le monde avec une complaisance extrême; de sorle que pelits et grands s’entendaient parfaitement avec lui, et, s'ils le voyaient faire quelque imprudencei, par intérêt pour lui, ils s'étudiaient tous à la cacher. On peut dire à ce sujet:
Tout son travail se bornait à une lecture superficielle: Mais il montrait une science profonde dans ce qui touchait ses intérêts privés.
1. Ea chinois: Fou-kouan. Ce n'est pas venir demeurer chez lui, ais venir dans la classe, c'est-à-dire dans l’endroit où il devait enseigner. — Kouan (8,723) signifie a schoo!-room.
2. Littéralement : S'il laissait voir un peu les pieds du cheval, C'est-à-dire ce qu'il aurait voulu cacher, s’il laissait voir son ignorance, (Dict. de Basile, n° 12,002.)
Comme il savait s'abaisser lui-même et ne craignait pa de dépenser de l'argent,
Pouvait-il craindre que les esclaves et les domestiques n fussent point d'accord avec lui?
Un jour, dans le pavillon appelé Mong-thsao-hien Pé-kong, ayant vu un poirier dont les fleurs rouge venaient de s'épanouir, il en parla aussitôt à sa fille « Demain, dit-il, nous préparerons des provisions !, e j'inviterai Tchang-kouei-jou à venir admirer le roi rier à fleurs rouges; puis, je le prierai de composei une chanson dans le goût moderne et je la ferai chan: ter par quelqu un. Nous pourrons juger de son lalent. et de plus dissiper nos ennuis et nous amuser.
À peine Pé-kong eut-il fini de parler, qu'une personne alla porter cette nouvelle à Tchang-koueï-jou, qui n'en futpas peu effrayé. Il sc vit obligé d'écrire un bilel d'invitation, et dit au messager de courir avec toute Ja célérité possible ? pour engager Sou-yeou-pé à venirle voir un moment dans sa salle d'étude. Dans ce moment, Sou-ycou-pé se trouvait seul et sans appui. Il voulait aller demander des nouvelles de ses vers, mais il ne savait quel chemin prendre." Justement, Tchangkoueï-jou venait l’inviter un billet à la main; c'était tout ce qu'il désirait. Il aurait voulu y aller ce jour même, mais on élait déjà sur le soir. Il ne put se dis-
* 1. Littéralement: Une boîte. II s’agit d'an petit coffre à compartiments où l’on met tout ce qui est nécessaire pour une collation. 2. En chinois: Fei-sing-{cho-jin, il envoya un homme (comme) uae étoile qui vole, qui file.
penser d'écrire un billet de visite et de répondre à Tchang-koueï-jou qu'il viendrait le lendemain de bonne heure. Tchang-koueï-jou, craignant que le moindre retard ne compromit son affaire, éprouva une ä vive inquiétude que, pendant toute la nuit, il ne put fermer l'œil. Dès qu’il fit jour, il envoya encore quelqu'un pour le presser de venir. Il se plaça lui-même en observation à la porte du jardin de derrière. Heureasement que, de son côté, Sou-yeou-pé avait aussi le cœur préoccupé, el il était déjà parti sans attendre qu'on vint le presser. Quand Tchang-kouei-jou le vit amiver, il lui sembla qu'il tombait du ciel. Il courut promptement à sa rencontre, lui fit un salut, et le prenant par la main, l’'emmena de suite dans la bibliothèque et lui dit: « Depuis que je suis entré dans cette maison pour enseigner {, je n'ai pas été un instant sans penser à vous.
— J'ai été moi-même comme vous, dit Sou-yeou-pé. J'ai eu plusieurs fois l'intention de vous rendre visite, mais j'ai craint qu'il n’y eût de l'inconvénient à aller venir ici.
— C'est le seignèur Pé qui m'a appelé, dit Tchangkongï-jou, et je suis tout à fait le maître; quel incon- Yénient voyez-vous ? »
Îl parlait encore, lorsque Ing-lang vint pour étudier.
« En ce moment, dit Tchang-koueï-jou, il y a ici un
étranger; je vous donne congé pour toute la journée. »
| 1. Eu chinois : Thsin-kouan, entrer dans la classe (school-room). | TL , 17
Ing-lang, voyant qu'on lui donnait congé, se retira tout joyeux. « Il y a longtemps, dit Tchang-koueï-jou, que nous ne nous sommes vus. Depuis que vous demeurez dans inon humble jardin, vous avez dû composer une quantité de pièces de vers.
— Pendant votre absence, répondit Sou-yeou-pé, me trouvant seul ici, je ne me sentais nullement en verve; mais vous, monsieur, qui éliez à quatre pas de votre belle, vous avez dû faire des compositions charmantes.
— Chaque jour, dit Tchang-koueï-jou, pendant que je restais ici, j'élais constamment importuné par mon élève. Comment aurais-je eu l'idée de composer des vers? Hier, étant venu, par hasard, auprès du pavillon, j'aperçus dans l’intérieur un poirier dont les fleurs rouges étaient épanouies d'une manière admirable. Je voulais faire une pièce de vers pour les célébrer, mais j'ai eu peur de me fatiguer l'esprit. Je me contentai de préparer une petile chanson que je ne cesse de fredonner; et comme il y a longlemps que je n'ai manié le pinceau, je n’ai pas encore pu l'achevér.
— Monsieur, lui dit Sou-yeou-pé, il ne faut pas regarder une romance ou une chanson comme une chose facile. Lorsqu'on fait des vers, on n'a besoin que du ton égal et du ton oblique, mais toutes les fois qu'on fait une romance ou une chanson, il faut employer de suite, d'une manière claire et nelte, les quatre tons!, savoir : Le ton égal, le Lon montant, le ton partantet le
1. Eo chinois : P'ing-ching, chang-ching, khiu-ching, ji-ching.
on rentrant. De plus, il faut distinguer les sons /emelles et les sons médles, les sons clairs et les sons ebscurs. Si l’on se trompe d’un mot ou d’une rime, les paroles ne s'accordent plus avec l'air et l’on s’attire les nilleries des connaisseurs. Voilà pourquoi une chanson s'appelle une pièce complète!. Alors, il n’est pas permis de lâcher la bride à son esprit ?.
D'après cela, dit Tchang-kouei-jou, je vois que c’est brt difficile. Heureusement que je n'ai pas encore achevé mon informe composition qui aurait pu m'attirer les railleries des autres. Si vous n'êles pas avare d'or et de jade*, je vous prierai, monsieur, de composer une toute petite chanson. J'en suivrai pas à pas les rimes pour l'imiter; je serai sûr alors de ne point faire de fautes. J'ignore si vous voudrez bien me fournir un modèle *.
— Composer des chansons et des poëmes, répondit Sou-veou-pé, c’est l'occupation habituelles d’un lettré ; j'en fais quand je veux. Pourquoi me demander si j'y suis disposé ou non? Seulement, je ne sais où est ce poirier à fleurs rouges. Si vous pouviez me le faire voir un instant, je me sentirais tout de suite en verve.
1. C'est-à-dire une pièce composée suivant toutes les règles prestrites.