‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 16 sur 264 · Les macistrats vulgaires dont on vient de parler · texte numérisé non relu

Les macistrats vulgaires dont on vient de parler

— S'ils se moquaient de nous, dit en riant Sou, le moniteur impérial, ils auraient parfaitement raison, et, en les tournant en ridicule, nous avons eu grand tort.

— Et comment avons-nous eu tort de nous moquer d’eux? demanda Ou. l’académicien.

— Cette capitale, répondit Sou, le moniteur impérial, est le champ de la fortune et de la réputation. Ces hommes-là, qui courent avec ardeur après la réputation et la fortune, sont bien dans leur rôle. Mais vous et moi, nous ne recherchons ni la fortune ni les honneurs; ajoutez à cela que-M. Pé et moi, nous n’avons point de fils qui puisse nous succéder. Qu'avonsnous besoin de rester honteusement ici, au risque de nous attirer les railleries du public?

— Vous avez bien raison, dit Pé-kong, en poussantun soupir; est-ce que je ne le sais pas moi-même ?

Seulement chacun de nous a des vues différentes. C’est pourquoi, si je reste ici avec une sorte de passion, ce n’est point que je ne puisse planter là ce bonnet de crêpe noir !.

— Je irouve, dit Sou, le moniteur impérial, que la. salle de jade ? de M. Ou et la charge paisible de M. Pé*

4. C'est-à-dire donner ma démission. C'était le bonnet propre à sa charge. On peut voir, dans le roman des Deux jeunes filles lettrées, t. I, p. 13, l'énumération de neuf sortes de bonnets de céré- . qui désignent chacun une charge particulière.

. L'Académie. Voyez dans le chapitre suivant, p. 67, note 3, l'ori- . de cette locution.

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