‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 205 sur 264 · C'est-à-dire : Le vent froid · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : Le vent froid

h. Mot à mot : Ne s’explique pas la chose.

Thang ‘. Si on la lançait avec ma nièce dans les plaines du milieu ?, on ne saurait dire qui a tué le cerf.»

Il ordonna à Yen-sou de faire voir ces vers à mademoiselle Lou. Celle-ci les ayant lus avec attention, en fit le plus grand éloge. « Ma cousine, dit-elle, vous avez fait une excellente composition; le style est plein de beauté et de noblesse; il a un éclat impérissable?. Mais si je compare mes vers aux vôtres, .ils sentent d'un bout à l’autre la hache et le ciseau #. » « Comme mademoiselle Pé possède un si beau talent, dit-elle en elle même, je ne m'étonne plus que le jeune in Las en ail été follement épris. »

Pâr suite de ces deux pièces de vers, dé senti-

ments réciproques d'estime et d'amitié ne firent que s’augmenter de jour en jour. On peut dire à ce sujet :

Quand le talent est uni au talent,

On éprouve tout à coup un vif attachement.

L'affection des parents est sans doute solide,

Mais après tout ce n’est qu'une affection naturelle’,

1. Le règne des Thang (de 618 à 904 après Jésus-Christ) a été l’époque la plus florissante de la poésie chinoise.

2. Les plaiues de la Chine. Allusion aux chasseurs qui poursui veut à l'envi un cerf. C'est-à-dire: Si on les faisait concourir ensemble, il serait difficile de dire quelle est celle qui l’a emporté sur l’autre.

8. Mot à mot: Elle ne sent pas du tout le feu d'artifice (yen-o, fumée-feu). C'est-à-dire : Ce n’est pas du tout comme un feu d'artifice qui brille et disparait.

h. C'est-à-dire : On voit qu'ils m'ont coûté beaucoup d'efforts, et que je n'ai point votre rare facilité.

5. Mot à mot : Au fond, ce n’est qu'une affection de parents.

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