‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 245 sur 264 · C'est-à-dire : Prendre en même temps deux épouses · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : Prendre en même temps deux épouses

CHACUN EST TROMPÉ DANS SES ESPÉRANCES. s11

de ma nièce, je suis complétement rassurée. D'ailleurs, le jeune Lieou étant doué de tant de talent et de beauté, elle pourra se reposer sur lui jusqu’à la fin de sa vie. Le mari de votre sœur, qui habite au bord des neuf fontaines !, pourra fermer tranquillement les yeux.

— Ces paroles sont d'accord avec mes sentiments, dit Pé-kong, transporté de joie. Je n’ai point de fils; je pe possède que ma fille Hong-yu, qui a toutes mes affections. Aujourd’hui que j'ai trouvé Lieou pour être son époux, tous mes vœux sont accomplis. Quand mon cercueil devrait demain se fermer sur moi, je mourrais content et sans regrels. »

Tout en parlant, Pé-kong avait le sourire sur les lèvres el paraissait ravi; madame Lou, qui ignorait le fond des choses, s’associait elle-même à sa joie. Seulement, les deux jeunes filles faisaient des efforts pour . promettre leur consentement, et éprouvaient intérieurement un grand embarras. De plus, elles ne voulaient point avouer que Sou-yeou-pé les avait demandées en mariage. Aussitôt, mademoiselle Pé fit un signe des yeux à Yen-sou, et celle-ci, comprenant sa ponsée, alla chercher de suite la lettre de Sou, le moniteur impérial. et celle de Ou, l’académicien, et les remit à Pékong, qui ne put les lire sans éprouver un vif étonnement. « Eh quoi! dit-il, celui qui a été nommé docteur au concours du nord, est ce Sou-yeou-pé. C'est précisément le neveu de Sou-fang-hoeï, qui l’a adopté pour son fils. Voilà pourquoi il s'était fait inscrire

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