Littéralement : Fouillait ses entrailles desséchées
se contentait de tenir une tasse de vin en marmoltant entre ses dents. :
Le domestique se rendit en toute hâte auprès du lit de Pé-kong et attendit son réveil.
Pé-kong était au fond un solide buveur, mais comme il avait vidé plusieurs tasses de suite dans un moment de colère, il avait eu un soupçon d'ivresse, cependant un léger sommeil avait dissipé les fumées du vin. Au bout de quelque temps, se voyant revenir à lui, il demanda à boire du thé. Le domestique en prit aussitôt une tasse et la lui présenta. Pé-kong se leva sur son séant, reçut la tasse et en but deux gorgées. Soudain, le domestique lui remit secrètement les vers et le billet de sa fille. Il prit d’abord le billet, et, au premier coup d’œil, il aperçut deux lignes de petits caractères dont voici le sens : La capitale est un séjour dangereux. Prenez garde que le goût des vers et du vin ne vous attire quelque malheur.
Après avoir fini de lire, Pé-kong remua secrètement Ja tête; puis il ouvrit la feuille de papier et vit que c'étaient des vers sur les reines-marguerites que sa fille avait faits pour lui. Il comprit aussitôt son intention, et après avoir fini de boire le thé, il se leva sur-lechamp ét alla reprendre sa place à table.
Sou, le moniteur impérial, l'ayant aperçu : « Voilà M. Pé dégrisé, s’écria-t-il ; à merveille! à merveille!
— Messieurs, dit Pé-kong, pour m'être un peu eni-