Allusion à l’encre que le pinceau répand sur le papier
2. Les romanciers et les poëtes ont coutume de comparer à des dragons volants les traits rapides de l'écriture cursive appelée fhsaotseu. Nous ferons remarquer que les Chinois tiennent le pinceau droit et le manient par le mouvement du poignet.
3. Mot à mot : De compter les figes et sept pas. Les tiges désignent les colonnes d'écriture tracécs verticalement.
4. Allusion au poëte Tsao-tseu-kien qui vivait sous la dynastie des Wei (entre les années 220-227 de Jésus-Clrist), et qui, sur l’ordre
COMPOSE DES VERS POUR SON PÈRE. ss
Les filets noirs! se sont remplis en un clin d'œil de >erles et de pierres précieuses.
Mademoiselle Hong-yu ayant fini les vers, écrivit eux lignes en petits caractères sur une carte de visite, >t remit le tout au domestique en ajoutant ses instructions: « Prenez, dit-elle, ces vers et ce billet; portez-les secrètement près du lit demon père et attendez. Quand Sa Seigneurie scra sortie de l'ivresse, vous les lui remettrez de suite, en prenant garde de les laisser voir à M. Yang. » ;
Le domestique promit d'obéir et se rendit promptement dans la bibliothèque. Il vit que Ou, l’académicien, tenait son pinceau et se préparait à écrire ; Sou, le moniteur impérial, avait les yeux fixés sur les fleurs et se creusait vainement le cerveau $; mais Yang, son
collègue, sans prendre la peine d’écrire ou de réfléchir,
de lJ’empereur, qui était jaloux de son talent et voulait le faire périr, réussit À composer un poëme sur la conquête du royaume de Cho, après avoir fait sept pas.
On compare ordinairement, à Tsao-tseu-kien, les poëtes qui ont le talent de l'improvisation. Ici notre auteur veut dire que Hong-yu n'eut pas besoin de /aire sept pas pour composer une pièce de vers ex l'honneur des reines-marguerites, c’est-à-dire qu’elle les fit à l’instant mème.
1. En chinois ou=sse (les soies noires). Les filets noirs qui, dans les livres chinois, séparent ordinairement les colonnes d’érriture, sont poétiquement appelées des soies noires. (Cf. Youen-kien-louï-han, lir, CCCXXXV, fol. 35 )
2. Expression poétique qui désigne ici les vers élégants de Bong-yu.