‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 28 sur 264 · Hong-yu avait alors onze ans · texte numérisé non relu

Hong-yu avait alors onze ans

tendresse; voilà pourquoi jusqu'ici elle n’est pas encore fiancée.

— Quand un garçon est grand, dit Yang, le moniteur impérial, il faut qu'il prenne une femme; quand une fille est devenue grande, il faut qu’elle se marie. Quoique vous l’ayez élevée avec tendresse, vous ne pouvez lui laisser passer l’époque du mariage.

— Ce n'est point, repartit Ou, l’académicien, que son pére veuille laisser passer l’époque du mariage ; c'est seulement qu'il est fort difficile de trouver un gendre distingué.

— Dans une capitale aussi grande que celle-ci, dit Yang, est-ce qu'il n’y a pas un seul jeune homme riche et noble qu'elle puisse épouser? Je veux dès demain faire les premières ouvertures pour elle.

— Messieurs, dit Pé-kong, laissons-là les discours oiseux; je vous prie d'achever de suite vos élégantes compositions. |

— Quand je vois devant mes yeux, dit Sou, le moniteur impérial, des perles et des pierres précieuses®?, je rougis de mon ignorance, et je vous avoue qu'il m'est impossible d'achever. Chacun de nous ne demande pas mieux que d'être puni de trois tasses ? Qu'en pensez-vous ?

— C’est parler juste, dit Yang, le moniteur impérial; + pour moi, je les boirai très-volontiers. »

4. Ce double axiome est emprunté aux prescriptions des rites.

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