‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 113 sur 148 · Le plus célèbre poète de la Chine · texte numérisé non relu

Le plus célèbre poète de la Chine

2. Ces mots rappellent le titre de Chi-lang (vice-président d'un ministère), qu'on donnait à Pérkong.

1*iny liasse aussi? Ce que vous dites là est déplacé. »

Tong-yong étant parti à la hâte, Pé-kong prit une seconde fois la pièce de Sou-lièn-sièn ' et la présenta à sa fiJIe. f Mon enfant, dit-il, rois si ces vers ne sont pas parfaitement ridicules. >

Hong-yu, les ayant regardés, partit aussi d'an éclat de rire. Nous laisserons le père et la fille examiner ces vers et s'amuser à s'en moquer.

Or, depuis qufr Sou-yeou-pé était revenu après avoir porté ses vers, Tchang-koueï-jou l'avait retenu à boire dans son jardin pendant une demi-journée, de sorte qu'il ne revint que sur le soir dans le couvent.

c Monsieur Sou, lui dit Tsing-sin, où avez-vous dtnë pour revenir (à celte heure) ?

— Ce matin, dit-il, je voulais revenir promplement, mais hier soir, au moment où je contemplais la lune, j'ai rencontré, dans le jardin qui est devant nous, deux messieurs appelés Tchang et Wang, qui m'oQt retenu pour faire des vers avec eux sur les mômes rimes que ceux de mademoiselle Pé, en l'honneur des saules printaniers. Aujourd'hui, nous sommes allés les porter ensemble pour les lui faire voir, et, sans m'en apercevoir, j'ai tardé tout un jour.

— Monsieur Sou, dit Tsing-sin, comme vous avez tous les agréments de la jeunesse, et en onlre un talent des plus remarquables, si mademoiselle Pé avait le

I. G*est-à-dire : La mauvaise composition au bas de laquelle Tchang-kouei-jou avait frauduleusement écrit le nom de Soa*liêo- Biên (le même que Sou-yeou-pé).

bonheur de s* unir avec vous, les prétentions du seigneur Pé dans le choix d'un gendre ne seraient point trompées.

— J'ignore comment tournera cette affaire, répondit Sou-yeou-pé, seulement, vénérable maître, je suis désolé de tant vous importuner en demeurant chez vous.

— Que dites-vous là? répartit Tsing-sin ; quand vous resteriez un an entier, cela ne ferait rien. Seulement nous sommes pauvres, et j'ai à me reprocher de vous avoir traité d'une manière mesquine * et peu respectueuse.

— Vénérable maître, dit Sou-yeou-pé, j'ai reçu de vous les plus grandes marques de bonté, et j'en conserverai une reconnaissance infinie. Si, dans la suite, j'obtiens un pouce d'avancement, je me ferai un devoir de vous en récompenser.

— Monsieur Sou, reprit Tsing-sin, lorsque, au premier jour, vous aurez formé une alliance de mariage avec le seigneur Pé, vous serez alors de la même famille; pourquoi parler comme si vous étiez ici un étranger 2? Allez maintenant prendre le riz du soir.

— Pour du riz, dit Sou-yeou-pé, je n'en mangerai pas; je vous demanderai seulement une tasse de thé, puis j'irai dormir. »

Tsing-sin ordonna à un frère de faire bouillir du

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