‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 112 sur 148 · Le même que Sou-yeou-pé · texte numérisé non relu

Le même que Sou-yeou-pé

3. C'était précisément l'élégante pièce de vers de Sou-yeou-pé, que Tchang-kôuei-jou avait signée de son propre nom.

4. Son surnom Ou-tch*e (cinq chars] renferme une allusion qui vent dire : un homme d'une profonde érudition. Hoei-chi^ dit le philosophe Tchoang-tseu, voyageait partout avec sa bibliothèque, qui formait la charge de cinq chars. Le poëte Li-tchang dit : a J'ai tant lu que j'ai vidé cinq charretées de livres. » Ce nom contraste avec l'ignorance de Tchang-koueî-jou (le môme que Tchang-ou-tch'e).

U existe un dictionnaire tonique excessivement rare, appelé Ouich'e^un'-fou^ le magasin des rimes do cinq chars, c'est-à«dire die-

t56 UN HOMME DE TALENT

Pé-kong sentit redoubler son admiration : rTanyang, dit-il, esl un district voisin; comment un talent si extraordinaire y est-il encore enterré? »

Soudain, il ordonna aux servantes d'aller appeler mademoiselle. Celle-ci, docile aux ordres de son père^ se rendit à la hâte dans le pavillon. Dès que Pé-kong eut aperçu sa fille: c Èhére enfant^ lui dit-il en riant, je viens de te choisir aujourd'hui un époux distingué.

— Quel est-il, demanda Hong-yu et où Favez-vous trouvé * ?

— Tout à l'heure, dil-il, deux bacheliers m'ont envoyé deux pièces de vers qu'ils ont composées sur les rimes des tiens, en l'honneur des saules printaniers. L'un écrit comme un fou, mais l'autre est un homme du plus beau talent. >

Il remit aussitôt à sa fille la pièce de Tchang-ou-tch'e et la lui fil voir. Hong-yu la prit dans sa main et Payant lue deux fois : « Cette pièce, dit-elle, est d'une facture divine; elle a une grâce charmante et annonce cerlainement un talent hors de ligne, mais j'ignore si vous en avez vu l'auteur.

— Quoique je ne l'aie pas encore vu, répondit Pé-

tionnaire rangé par ordre de tons, compilé à l'aide d'une multitude d'ouvrag^. C'est d'après cet ouvrage que Morrison dit avoir composé son dictionnaire alphabétique ; mais il est d'une médiocre utilité, car il ne renferme presque aucune des expressions composées qui donneiit un si grand prix à la seconde partie de Morrison. 1. Littéralement : De quel endroit l'avez-vous obtenu?

kong, à en juger par ses vers, évidemment ce n*estpas un homme vulgaire. »

Mademoiselle Pé lut encore une fois les vers, c Après avoir examiné soigneusement ces vers, dit-elle, je trouve que l'auteur doit être du même ordre que Li-thaï-pé *. Seulement l'écriture est sale et ignoble ; on dirait que cette pièce vient de deux mains différentes; je crains qu'il n'y ait là un odieux plagiat. Vous ferez bien, mon père, d'apporter sur ce point la plus sérieuse attention.

— Chère enfant, dit Pé-kong, ton observation est juste; je n'ai qu'à l'inviter à venir me voir demain. Je le mettrai à l'épreuve en lui faisant composer une pièce de vers sous mes yeux. Nous pourrons alors distinguer le vrai du faux.

»— Ce moyen est excellent, repartit Hong-yu.» Sur-le-champ, Pé-kongappelaTong-yonget lui donna les ordres suivants : « Demain, de bonne heure, prenez un de mes billets de visite, portant les mots Chi-seng *, et allez inviter ce monsieur Tchang qui a apporté aujourd'hui des vers; vous lui dicez que je désire le voir un instant.

— Et ce monsieur Sou, demanda Tong-yong, faudra-t-il aussi l'inyiter? »

Pé-kong éclata de rire: «Quoil dit-il, ce jeune homme qui a écrit si sottement; vous voudriez que je

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