‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 129 sur 148 · QUATRIÈME COUPLET · texte numérisé non relu

QUATRIÈME COUPLET

(Air : Youel-chang-haUthang.)

Ses fleurs nuancées pendent comme des nœuds de soie.

G*est le printemps qui les a découpées avec art.

Leur cœur affectueux (leur cbarmant calice) est complètement ouvert.

Le long de la rivière^ au bas des arbres, des femmes richement vêtues passent sur des chars parfumés.

Elle* a abaissé sa jalousie rouge^ et a légèrement incliné sa figure animée par Tivresse.

Elle a allumé sa lampe d*argent^ et a mis une nouvelle parure dont Téclat pénètre et dissout mon âme. ' Elle aime sans doute Thomme de talent et le remercie avec effusion.

CINQUIÈME COUPLET (Air : Ou-kong-yang,)

Le frère rouge et la sœur vêtue de pourpre ^ marient leurs vives couleurs.

- La noblesse de leur port, la richesse de leur vêtement leur donnent un aspect particulier.

Après la pluie, quand le ciel est pur, on admire leur embonpoint ou leur taille délicate.

Parés de blanc ou de rouge ^, ils se suivent comme le maître et l'bOle.

i, La jeune beauté.

2. Ces deux expressions me paraissent désigner deux espèces de pruniers à fleurs ronges.

3. Ces mots désignent les poiriers à fleurs blanches ou rou^s,

On s*irrite de leur beauté, on murmure contre leurs charmes.

Ils semblent ne pas craindre que le vent d'orient ne leur retire ses faveurs.

Après la brune, lorsque les hommes sont dans le* silence, et que la lune lance obliquement ses rayons,

On croit voir une charmante personne qui se cache furtivement derrière un rideau de gaze rouge.

SIXIÈME COUPLET (Air : Tu-pao-tou,)

Son cœur parfumé ne peut mourir *.

Quoiqu'il ait accumulé toutes ses beautés, sa pâleur et sa pureté subsistent encore.

Il regrette que la pureté de son cœur ait été altérée par le vermillon,

Et une profonde émotion lui fait verser des larmes rouges.

Seulement, je sais que les nuances pâles ne se marient pas avec les teintes foncées.

Je ne crois pas que le roi de Torient^ Tait beaucoup visité 3.

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