‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 144 sur 148 · SO · texte numérisé non relu

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répondit Sou-yeou-pé, il arriva justement que mon oncle revenait du pays de Thsou S où il avait remplacé le juge criminel de la province. Il avait arrêté son bateau au bord du fleuve, et désirait que je le suivisse à la capitale, où il allait rendre compte de sa mission . Comme je ne me souciais pas de rester dans ce pays, j'ai répondu de suite à son invitation. Mais quand je fus arrivé au milieu de ma route, j'ai rencontré des obstacles imprévus qui m*ont eriipêché de me trouver au rendez-vous*, de sorte que mon oncle, ne pouvant m'attendre plus longtemps, se décida à partir. Je m'arrêtai dans la maison d^un de mes amis, et j'y fis un long séjour. Comme j'avais aujourd'hui une petite affaire, je voulus retourner à la ville, lorsque tout à coup j'ai eu le plaisir de vous rencontrer ici. J'ignore à quelle époque vous êtes allé à la ville, et quelle importante affaire vous y a retenu pour en revenir aujourd'hui?

— Après le premier concours^, répondit Sou-yeou-té, j'avais été admis dans la troisième classe. Je ne vous cacherai pas, monsieur, que pour l'examen provincial* qui aura lieu cet automne, j'éprouve un grand embarras; je serai obligé de chercherun moyen pour paraître au concours ^. Quoique j'aie peu d'espoir de réussir, je

1. Cet ancien nom de pays répond à la province actueUe da Hoakoaang.

2. G'est-âHlire : D*aller trouver mon oncle qui m'attendait dans son bateau et m'y avait donné un rendez-vous.

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