‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 21 sur 148 · XXXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXII PRÉFACE

J'ai fait tous mes efforts pour rendre ma traduction aussi fidèle que possible, et mettre les étudiants, à qui surtout je la destine, en état de comprendre comme moi toute la phraséologie de Toriginal. Je suis loin cependant de croire mon travail exempt d'erreurs. Les éditions que nous possédons à Paris sont incorrectes dans une multitude d'endroits,, et l'on ne peut les corriger qu'imparfaitement en les comparant entre elles. Il faudrait pour cela résider en Chine et consulter d'habiles lettrés qui, au premier coup-d'œil, peuvent tout comprendre et tout expliquer. Leur secours inappréciable, qui fait à la fois disparaître les obstacles littéraires et le mérite de la difficulté vaincue, m'a constamment manqué depuis quarante ans. J'espère que cette considération me servira d'excuse auprès des juges compétens; et, s'il arrivait qu'un sinologue européen, vivant au milieu des maîtres chinois, qu'on appelle sien-sengy songeât à faire une troisième traduction des Deux Cousines^ j'aime à croire que, se mettant par la pensée à ma place, et se figurant les difficultés énormes qu'il aurait lui-même rencontrées, il me tiendrait compte de mes efforts, et regarderait avec indulgence les fautes qui ont pu m'échapper.

Stanislas Julien*

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