‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 69 sur 148 · Littéralement : A moitié ivre · texte numérisé non relu

Littéralement : A moitié ivre

2. Sou-wou vivait sous Tempereur Woa-ti, de la dynastie des Han. Dans la première année de la période Thien-han (100 ans avant J. G.), il fut envoyé en ambassade auprès du Chen-yu ou prince des Hiong-nou. Celui-ci, irrité de ce que Sou-wou refusait de s'attacher à son service, le fit jeter dans une citerne, et défendit qu'on lui donnftt de la nourriture. Quelques jours après, il le fit transporter sur les bords de la mer du Nord, pour prendre soin d'un troupeau de moutons. Au printemps de la sixième année de la période Chiyouen (l'an 81 avant J. G.)t il revint à la capitale. La troisième année de la période Kan-lou (l'an 55 avant J. G.}, Tempereur fit peindre son portrait, qu'on plaça dans le pavillon du Kbi-Un. (An« Dales des Han, Biographie de Sou-wou.)

3. Fou-pi vivait sous l'empereur Jin-tsong, de la dynastie des Song. Sa première mission auprès du prince des tartares Ki-tan, eut Ueu Tan 1042 de Jésus-Christ. (Voyez Mailla, Hist, 4e la Chine, tom. vu, pag. 216 et suiv.)

6. L'auteur veut dire : des émotions qui auraient pu refroidir son zèle et le détourner de son devoir.

PÉ CONFIE SA CHARMANTC FILLE. iti

été pendant un demi-siècle, un des magistrats de l'em^ pereur. Aujourd'hui qu'il va en mission par ordre de Sa Majesté, pourrait-il ne pas suivre l'exemple des anciens sages et prendre les airs timides d'une jeune fille? Seulement, si ton père a quitté sa retraite *, c'é» tait uniquement pour te choisir un époux ; pouvais-je penser qu'avant de rencontrer un gendre, je tomberais dans les pièges d'un scélérat? Ce n'est pas tout: depuis que tu as perdu ta mère, à l'âge de onze ans^ quelle est rheure, quel est le moment où tu n'as pas été près de moi * ? Aujourd'hui que je te quitte tout à coup pour faire un long voyage, quand mon cœur serait de fer ou de pierre, pourrait-il être insensible à la douleur? Quoi qu'il en soit, il ne me reste plus;;que ce jour, que ce moment. Demain, dés que j'aurai quitté le seuil de ma porte pour aller exposer ma vie au service de l'empereur, je devrai naturellement oublier toutes ces pensées.

— Quand un père et une fille, dit Ou, l'académicien, se séparent pour aller dans un pays lointain, ils doivent Sans doute éprouver un sentiment pénible; mais les choses étant venues à ce point, je n'y vois aucun remède. D'ailleurs, mon beau-frère a toujours montré la fermeté d'un homme de cœur, et ma nièce, qui est versée dans les lettres, peut être regardée comme la perle de l'appartement intérieur 3. Si vous preniez l'air

Page 1