‹ Zénaide FleuriotChapitre 37 sur 79 · A SA S CE L R · texte numérisé non relu

A SA S CE L R

" Quintin. liin.li ^'j juillet 1868.

« Je t'écris un mot de Ouintin, ma chère Marie: ous avons fait un voyage charmant. Francis surtout oit être ravi. Tout ce qu'on peut imaginer pour muser un enfant a été tenté. J'ai vu Mme de Kéri- ;tnt quitter ses atïaires importantes pour aller orgar une partie de bateau à son intention. Je n'ai, ailleurs, jamais connu une fenime aussi occupée des lires, d'une action si calme; c'est un délassement ' voyager avec elle. Nous avons fait, avec cette X'-ellente amie, le pèlerinage de Sainte-Anne. Oue •' tableaux touchants dans le pauvre peuple! Au K'ment où le prêtre bénissait, du haut de la chaire,

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tous les objets pieux, je me trouvais auprès d'un vieux paysan en costume national. Il a ouvert sa veste de toile, à quadruple rangée de boutons, et a étalé sur sa poitrine un scapulaire, une médaille, une vieille croix de cuivre, afin que la nouvelle bénédiction tombât sur elles. Et toutes ces femmes prosternées en prières 1 Et tous ces enfants que les pères portent dans leurs bras! Sainte Anne, priez pour nous!

« Je vous écris à la hâte pour vous donner de mefnouvelles.

« Une autre fois, j'en dirai plus long. »

A LA PRINCESSE WITTGEXSTEIN

« Quimperlé, o août 1868.

(( Chère Princesse,

« J'étais impatiente de vous écrire, mais une séri de petits événements mettait sans cesse obstacle i ma volonté.

« Francis a fait et Ijien fait sa première commu nion. Elle a été précédée d'une longue retraite, don je suivais fidèlement tous les exercices.

« Une de mes amies a été frappée cruellement, e je lui consacrais mes quelques instants de liberté.

u Aujourd'hui, je reprends en quelque sorte posses sion de moi-même, et j'accours vers vous.

u J'ai rendu, non sans un grand déchirement d cœur, mon tranquille appartement de Saint-Brieuc si j'étais plus âgée ou plus débile, je resterais sim plement à Saint-Brieuc pour y mourir.

u Mon frère habite maintenant Quimperlé; lé Parisiens s y bâtissent des cottages ; le barde breton

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ii'omte do la Villemarqiié, y demeure. Les deux ivières, tant chantées par Brizeux, l'Ellé et l'Isole, lassent dans ses rues; c'est un de nos jolis coins. )ans quelques semaines, j'y conduirai Francis qui ntre en vacances. Puis, à la fin d'octobre, je partirai »our Paris, et ferai ma décisive retraite : car voici le 110 ment arrivé de me choisir une destinée.

« Je ne puis pas me changer. Je ne vois que deux hoses : aimer les créatures en Dieu et en être aimée, 'U aimer Dieu tout seul. Un pays étranger, une amille où mon cœur et mon esprit trouvent peu 'appui, c'est l'isolement, le délaissement intime que ai en horreur. Et cela, sans devoir précis, sans occuation positive.

ù Priez pour moi. chère Princesse, afin que je conlaisse clairement la volonté de Dieu. »

A MADEMOISELLE CLAIRE DE K ERE VER « Château du Bois-Roger, 10 août 1868.

a Ma chère Claire.

« Mon paroissien m'apprend que nous touchons à i Sainte-Claire, et je m'empresse de venir te souhai- 3r une bonne fête,

« Que Dieu notre Seigneur te conserve son amour t t'en fasse sentir le prix : je ne puis te désirer lieux: le reste passe; et, au bout de quelque temps, .u'importe qu'on ait ri ou pleuré. Ce qu'il faut est de )ut surnaturaliser et de bien agir, car les œuvres Bules demeurent.

, « Je t'écris sous les grands arbres du Bois Roger.

Depuis quelque temps, je vis en ermite avec Paule de Servigny, et cela m'est un repos; cest une halte avant de reprendre ma vie agissante. J'avais passé déjà quelques jours à Ezanville, chez les Nettement, mais ce n'était plus la campagne. Ici, un souvenir se lève sous chacun de mes pas. Je retrouve, dans le parc, les chers arbustes de Château-Billy. Le regard change, mais non pas les choses.

« Depuis que j'habite le monde des réalités, je ne puis te dire combien j'éprouve de consolations. J'ai toujours aimé la nature, la campagne; mais je ne savais pas en jouir; je m'occupais de choses puériles, j'allais chercher le plaisir dans la dissipation, au lieu d'admirer ces pures beautés. Maintenant, la moindre fleur me parle tout un langage divin. Mon cœur monte vers l'Auteur de ces merveilles, dont nous détournons les yeux, et je suis touchée de cette bonté qui a semé sous nos pas tant de choses délicieuses, que, dans notre aveuglement, nous dédaignons.

<( Je ne sais si, cette fois, je verrai les religieuses de Marie; cela pourrait être, car la terre de Mme d( Bourmont touche, je crois, la Délivrande, et je m manquerai pas d'aller rendre visite à cette admirable femme, qui continue la tradition de nos grandes chrétiennes et très hautes dames, dont tu as vu un s noble exemple en Mme de Montagu.

« Francis a eu le prix d'histoire et quatre accessits J'ai donc tout motif de lui faire faire un voyage d'agrément. Dans sa dernière lettre, il me dit « Embrasse Zizi, Claire, Louise et tonton Étienn» i< pour moi; je pense sans cesse à eux. » C'est extrê mement fort, tu le vois, comme sentiment.

« Je le quitte, ma Claire, en te renouvelant les \(eux que ma tendre affection forme pour toi, et te (lomandanl d'embrasser à mon intention cliacun de no^ aimés, sans oublier le fils de Fernand, que jaime de reflet.

« Je suis vraiment l)ien pressée de vous revoir tous. A la lumière de la vie et à celle de la foi, je suis heureuse que ma pauvre Alix ait échappé aux souffrances terrestres, et cela me fait maintenant supporter son absence.

« Adieu, mon enfant, je t'aime et je fembrasse de tout mon cœur, »

A LA PRINCESSE WITTGE N STEI X

« Quimperlé, 18 août 1868.

« Chère Princesse,

« J'ai lu votre dernière lettre, assise sur mes malles fermées, et un nouvel élan de courag-e m'a tout à fait jetée hors de l'atmosphère damère mélancolie que je respirais depuis plusieurs jours. Je me suis plongée dans une activité physique très utile en ce moment. Pour emballer, clouer, étreindre . j'ai repris mon adresse et ma force, et je n"ai pas pleuré une fois. Le samedi, je suis allée faire placer sur la tombe d'Alix un petit mausolée en pierre de Caen, pierre blanche et tendre, sur laquelle j"ai sculpté un lis qu'un rayon vient briser, et qui s'incline sur une croix restée debout. Autour, une guirlande de lierre, au-dessus -on petit nom et deux strophes de mon « Adieu ». Puis j'ai gravé mes initiales sur le socle, et je suis partie, désolée d'être obligée de quitter Saint-Brieuc,

Le lendemain, la famille Nettement m'est arrivée de Paris, au grand complet. Celam'a forcément occupée, et nous avons arrangé de partir ensemble. Mais j'ai reculé : ils étaient si gais! Je leur ai livré mon petit Francis, et j'ai pris seule le train suivant.

« Le lendemain, j'étais à Ouimperlé. Je ne sais si Balzac a parlé de celte petite ville, mais je sais que Sardou y a placé ses Ganaches. Dans tous les cas, c'est une situation ravissante; je crois me retrouver sur les bords de la Loire. C'est aussi frais, aussi gracieux et un peu plus sauvage, ce qui ne me déplaît pas. Le peuple porte les costumes les plus pittoresques de Bretagne : Bragou-braz , cheveux longs, habits éclatants; les femmes paraissent charmantes avec leurs vêtements de fête, galonnés d'argent; elles sont généralement très bien tournées dans leurs corsages à dessins de velours; et je leur trouve, à tous, cette physionomie riante et ouverte, qui tient le milieu entre l'air morne ou évaporé du peuple des villes.

u Je supporte étonnamment cette époque de transition, qui s'est greffée sur une douleur toujours vivace.

« Avouez, chère Princesse, que vous vous êtes bien mal adressée pour rire un peu. Je ne sais plus rire comme autrefois, où tout riait en moi, presque trop. Pendant mes catastrophes, ou plutôt celles qui m'atteignaient dans mes proches, je gémissais; et, huit jours plus tard, la gaieté, une gaieté impérieuse, remontait à la surface. En ce moment j'ai, pour me divertir, la servante de mon frère, qui se croit perdue, parce qu'elle se trouve à quarante lieues de son

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pays, et qui nous donne des représentations dramatiques à dérider l'être le plus morose. Je trouve des choses inouïes dans cette vieille Bretonne qui ne sait pas le français. Vous vous amuseriez bien, chère Princesse, si vous pouviez entendre les imprécations qu'elle lance contre le bon Dieu nouveau, contre le mariage, et le reste; c'est un type extrêmement curieux.

a .Je me trouve tout naturellement di-poséeà suivre votre conseil, à ne me jeter sur rien, à ne m'empresser vers rien. J'ai beaucoup moins d'empressement que par le passé, et je rougis un peu en pensant à quel point j'en avais. Mon cœur flamblait toujours, à vide, c'est vrai, mais un rien l'allumait.

« Dans cette population restreinte et passionnée, !je compte beaucoup de lecteurs. Plusieurs de ces dames m'ont écrit leur enthousiasme, bien éloignées î de penser qu'un jour elles verraient mes larmes cou- ■ 1er. Tôt ou tard, je ferai donc forcément des connaissances. Je vous en parlerai, car je ne manquerai pas de me heurter à des originaux. Il y a ici d'étranges existences. En tournant toujours sur soi-même, en regardant perpétuellement pousser l'herbe, une herbe abondante, entre les pavés, ou tomber, pierre à pierre, les fenêtres ogivales des églises à moitié écroulées, dont les ruines dominent si pittoresquement les toits, on finit par contracter des manies, des habitudes, qui font de vous un personnage à part.

« Cette existence éteinte prolonge d'ailleurs la vie. J'ai déjà aperçu je ne sais combien de vieillards ployés en deux, portant fort paisiblement entre leurs genoux un visage de plus de cent ans.

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a Soyez bien assurée, chère Princesse, que ce ne seront pas les soucis d'argent qui feront blanchir mes cheveux. Je me suis essayée de ce côté, j'ai passé de la théorie facile à la pratique plus difficile. J'ai gardé, envers et contre tous, une simplicité de vie presque excessive. J'ai eu mes tentations pour le « paraître ». Il m'est arrivé d'essayer les toilettes des autres et de me trouver si changée quil y avait un petit sacrifice à ne pas m'accorder ces chiffons embellissants. Je ne suis allée dans le monde que très rarement, par économie, et aussi parce que je sentais que c'était là ma manière de paraître, et que l'entraînement pourrait venir.

« Mais ces actes de raison ne mont pas ôté la détestation de la pauvreté, qui a été pour moi si lourde et si blessante.

« Je me rappelle sans cesse qu'il faut chiffrer, et ne pas dépenser les yeux clos. Néanmoins, en ce moment, je cherche à faire entrer Francis aux Jésuites de Vannes, et j'espère beaucoup réussir. C'est de grand cœur que je sacrifierai quelques milliers de francs pour que mon frère me laisse placer son fils dans cet excellent établissement.

« A vous sera mon premier ouvrage, chère Princesse. Je me repose l'esprit pendant ces jours d'incertitude qui précèdent ma retraite. Je résiste à toutes les sollicitations d'écrire. Le moment venu, je reprendrai ma plume; et alors vous jugerez si o du sillon « largement ouvert de mon cœur » il a pu germer une fleur digne de vous être offerte. »

CORRESPONDANCES DIVERSES. iX.)

A LA PRINCESSE DE WITTGEXSTEIN

« Quimperlé. ce 4 >eptembre ls68.

u Chère Princesse,

« Je ne vous ai pas envoyé le roman en livraisons, croyant que cela eût fini par vous ennuyer de le lire lambeau par lambeau, et cela m'a coûté; car j'ai hâte (le vous entendre parler de cet ouvrage qui tient aux fibres de mon cœur, et que je nai pas osé relire vn entier.

u Cette fois encore, votre bonté a dépassé mes hardiesses; et je ne vois dans cette critique qu'une preuve nouvelle de la sincérité de votre intérêt. Je remercie, du fond de mon cœur, votre génie de vouloir bien ainsi s'incliner vers mon faible talent.

« Il m'est très doux de vous offrir mes ouvrages, et c'est moi qui serai votre fournisseur. Ma longue Histoire intime , un livre de pressentiments , va vous arriver, et Alix vous sera expédié, broché ou non: j'espère que vous pourrez le parcourir avant la venue de la princesse de Hohenlohe. Il méritera sans doute quelques bonnes sévérités de votre part; je les accepte toutes à l'avance.

« Seulement, laissez-moi achever le refrain dune romance que j'ai chantée dans ma prime jeunesse : « Grondez-moi bien, grondez-moi bien, grondez-moi « bien: mais aimez-moi toujours. »

« Ma chère Princesse, je me suis bien mal expliquée si vous avez vu chez moi « l'ennui de gagner ce « qu'on possède », car, personnellement, j'ai éprouvé

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un grand bonheur à conquérir, par ma seule plume, mon indépendance.

u .Je connais u l'altitude intérieure ». Oui; se devoir tout à soi-même est, à la fois, bien dur et bien doux. Je me suis chauffée de ce bois-là, pendant la période lumineuse de ma vie, dans ma pleine sève. J'ai été souvent accablée, énervée, car je ne suis pas seule : ma vieille mère, qui touche à quatre-vingt-deux ans, croit toujours posséder sa bonne petite fortune; j'ai une sœur de cinquante-six ans, la meilleure personne du monde, qui serait parfaite si elle savait un peu mieux compter.

« Mon frère et moi pourvoyons à ces deux existences; mais ce que nous faisons, ce que nous pouvons faire, est toujours au-dessous de nos désirs et des leurs. Personnellement , l'argent m'est indifférent ; mais quand il faut entendre gémir et regretter une fortune dissoute, je voudrais être riche. J'ai toujours vécu dans la simplicité: je suis aussi simple, en tout, qu'il y a dix ans, alors que j'apportais la première pierre.

« En Bretagne, nous avons du bon de ce côté-là.

u J'ai visité à Paris, avec ma religieuse amie, une famille tombée dans la malaisance. Vous portions des vêtements. J'arrive: une jeune fille, beaucoup mieux mise que moi. me propose de visiter sa chambre. Dans cet étroit cabinet, il y avait de tout, en fait de brimborions: ce n'était pas propre, c'était élégant. Et je revoyais en esprit la chambre d'Alix : la couchette en bois non verni, la petite table d'acacia, les deux chaises, une cellule enfin! Mme de Keréver tenait à cette simplicité de bon goût.... Je regardais

CORIIESPO.NDANCES DIVKRSKS. 237

a\ec tristesse ce mobilier d'acajou, ces marbres écornés; et en partant, je dis à ma chère religieuse : Nous sommes plus fiers que cela en l^retagne! Ce jour-là, jeus le tort de m'eslimer un peu: et je fis in pntlo le serment de continuer sans faiblesse ma vie de siniplit'ilé et de pri\ allons volontaires.

« Vous me demandez pourquoi je voudrais Francis entre les mains des Jésuites? pourquoi, chère Princesse? parce que je le voudrais sérieusement chrétien. Les familles positivement chrétiennes sont rares; entre les mécréants et les pratiquants, il y a une foule de tièdes. Ce genre de religion n'empêche rien quand les passions parlent. Il faut un enseignement sérieux et une foi éclairée, pour les hommes surtout, qui auront tant à lutter contre les incrédules et les gens de mauvaise foi. Ma dévotion de routine, ma vague religiosité, ne m'avaient ni fortifiée ni conduite: cependant je leur dois beaucoup. Une fois, entre autres, un monsieur perfide s'éprend pour moi d'une belle passion, au nez de sa femme, plus jeune et bien plus jolie que moi. Pour nous, Bretonnes, un homme marié et un prêtre, c'est tout comme: et je ne me défiais pas d'abord. Il était charmant, il papillonnait sous mes yeux : mais je l'ai aussitôt détesté par conscience. Hélas I en Bretagne, nous péchons comme les autres, mais nous laissons au mal toute sa laideur. Dans le monde civilisé, on le pare, on l'embellit, on le rend dangereusement séduisant.

« Je voudrais donc, pour Francis, une éducation

pieuse, mais virile et éclairée. Tout le monde n'étudie

pas la religion comme vous, chère Princesse, comme

;t tout le monde ne regarde pas le sofeil en face. Vne

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pratique sincère, un usage prudent des sacrements, disposent à la vertu, aux sacrifices. La foi, quand elle ne se nourrit pas de Jésus-Christ, est-elle toujours un bouclier suffisant? Il y a de grands croyants qui tombent bien bas. Cela me fait toujours peur.

u La saison est charmante; les pommes luisent aux arbres, les raisins aux vignes, on bat le blé noir, et je me plonge jusqu'au cou dans cette villégiature. J'éreinte à plaisir ce corps qui a repris toute sa vigueur; l'âme, le cœur, l'esprit se reposent, et je fais une provision de force morale et physique pour Ihiver. D'une façon ou d'une autre, cette saison sera laborieuse, sérieusement laborieuse, à votre manière, chère Princesse.

<^' J'aime à savoir que vous parlez de moi au bon Dieu, Le génie, quand il ne se coupe pas les ailes, doit monter si facilement vers luil Je m'étonne parfois que vous daigniez regarder la terre de si près. Dans tous les cas, croyez bien que j'ai foi en votre intercession, ma chère Princesse; continuez-moi vos mâles conseils, condamnez mes hérésies en fait d'art, et recevez le double tribut de ma tendresse et de mon admiration. ->

A MADEMOISELLE CLAIRE DE KERÉVER « Quimperlé, 28 octobre 18G8.

<' Ma petite fdle.

<- Tu aurais bien fait de m'écrire un mot, un seul, pour me parler de la mort de ton oncle de Keréver, car vraiment j'étais inquiète. J'avais des tentations de partir; enfin me voici rassurée. C'était, en effet,

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