‹ Zénaïde Fleuriot, sa vie, ses œuvres, sa correspondanceChapitre 26 sur 89 · ESPOIR · texte numérisé non relu

ESPOIR

« Il est par delà cette vie.

Ses deuils, ses pleurs, ses longs tourments,

Il est une belle patrie

Où se retrouvent les absents.

Là, tout amour pur s'éternise ;

Là, le lien que la mort brise

Se renoue et devient plus fort....

Laissons passer le drame sombre :

Le diamant se fait dans l'ombre,

L'immortalité, dans la mort. »

La douleur de Zénaïde Fleuriot était de celles qu'on ne console pas par des distractions humaines, ainsi qu'en témoignent les lettres qu'elle écrivit après ce coup de foudre, qui l'avait frappée en plein cœur.

A SA SOEUR

« Saint-Brieuc, 15 février 1867.

« Ma chèro Marie,

« Nous sommes plongés dans la désolation Pour moi, c'est une douleur unique. Alix m'aimait tant! et ([uelle nature délicate, intelligente et distinguée!

« Tout Saint-Brieuc est consterné» Chacun tremble pour soi et les siens.

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