‹ Zénaïde Fleuriot, sa vie, ses œuvres, sa correspondanceChapitre 65 sur 89 · Récit de son second voyage en llalie (Pion édil · texte numérisé non relu

Récit de son second voyage en llalie (Pion édil

394 ZKNAÏDE FLKIJHIOT.

but d'éloigner par là les hommes de la lecture des livres impies et de jeter dans leurs cœurs, en quelque sorte à leur insu, des semences de piété.

« Nous vous félicitons, chère fille en J.-C, de l'avoir fait aussi, dans les nombreux volumes que vous avez publiés. C'est pourquoi nous avons reçu avec plaisir le dernier de ces ouvrages, où vous faites la description de notre ville de Rome, que vous venez de visiter.

« Dans ce travail, vous vous êtes proposé d'amener les esprits à considérer la majesté et la sainteté de ses monuments, à contempler la splendeur de ses cérémonies sacrées, et à admirer la noblesse de la ville elle-même.

« Cette Rome, qui autrefois dominait au loin par la puissance des armes, étend aujourd'hui, par la religion, son empire jusqu'aux extrémités du monde; elle est devenue la patrie commune des chrétiens, par l'éclat que lui donne la chaire glorieuse du vicaire de Jésus-Christ, et elle attire à elle tous les esprits et tous les cœurs.

« Nous appelons, sur votre pieux dessein, tout le succès que vous souhaitez; et, comme présage de la faveur d'en haut et comme gage de notre bienveillance paternelle. Nous vous accordons aujourd'hui et du plus profond de Notre cœur, très chère fdle en Jésus-Christ, la bénédiction apostolique.

(( Donné à Rome, à Saint-Pierre, le trentième jour du mois de décembre de l'année 1872, de Notre Pontificat la vingt-septième.

(( Pie IX, Pape. »

CORHESPONDANCE. .iOW

Au mois de juin de celte même année, Zénaïde s'associe h l'immense élan de réparation qui entraîne la Franco aux pieds du Sacré C(XHir de Jésus. Elle entreprend, avec quelques amis, le pèlerinage raconté dans son charmant opuscule Aller rt retour^.

A la date du 28 janvier 1873, nous retrouvons une lettre signée u Templier », introduisant Zénaïde Fleuriot dans celte grande et importante librairie Hachette el C'°, qui de /ait publier et illustrer pendant dix-sept ans, c'est-à-dire jusqu'à sa mort, bon nombre de ses meilleures œuvres.

M. Templier lui écrit donc :

«« Nous sommes heureux, mademoiselle, d'avoir votre collaboration pour nos bibliothèques. Vos ouvrages pourront paraître tout d'abord dans notre Journal de la Jeunesse , et formeront ensuite des volumes in-8° illustrés.

« J'ai lu votre manuscrit, el je crois que nous pourrons très bien le publier dans la « Bibliothèque « rose » lorsqu'il sera fini ; n'eût-il pas été fâcheux que vous l'eussiez remporté l'autre jour, en renonçant à tout jamais à la librairie Hachette, à son journal et à ses bibliothèques?... »

Nous pouvons dire, en effet, qu'il eût été bien fAcheux pour notre auteur d'être privée de ces excellents rapports avec les chefs de la maison Hachette. KUe avait rencontré dans le Directeur du Journal de la Jeunesse, M. René Fouret, un critique aussi bienveillant que sévère, à qui elle aimait à soumettre

Page 1