LA PRINCESSE A ZÉNAÏDE
" 0 janvier IST-i.
«Je suis bien touchée, ma chère Bruyère de Bretagne, de vos vœux et de vos affectueux sentiments; je vous en remercie de tout cœur, en vous assurant que je vous souhaite, de mon côté, ce que les bons chrétiens se souhaitent entre eux de meilleur, surtout la paix céleste, donnée aux âmes de bonne volonté comme la vôtre, puis courageux travail et heureux succès de vos efforts. Au moyen âge, on croyait
piux Dr, l'acadkmik. 435
que It's peintres se réjouissaient au ciel, chaque l'ois que leurs tableaux réveillaient, dans le cœur des assislanls, des élans de ferveur, de joie et d'admiration divine. Je crois pour ma part que tous ceux qui ont bien fait en ce monde se réjouissent là-haut de la moisson que produisent les grains qu'ils ont semés. Puissent les graines qui tombent de votre main pure et loyale, chère Zénaïde, porter de bons fruits, afin (jue vous vous réjouissiez là-haut, bien souvent, dans la vue de leur éternelle et bienfaisante fécondité.
« Mère Marie de ***, que vous aimez tant et si justement, en prendra sa part.
« Offrez-lui mes vœux bien respectueux, en me recommandant à ses prières.
« Princesse Caroline Wittgenstein. »