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ZERO CABRAI.
il 1 i
tueuSémèut-au souffle, inconstant de la brise
tris^pâr la : douleui?éi Pexcës dé'travail,<siliôh-
' " û : càm pj ^ pbrtant : de'>Pëan , du !
bols Wd'adtrès provisibns^quèi^ùés^nBsy à
naiehldés mes
sant bonne-contenance, lise retourna >aussi- UlTe il serait-bon dans -l'intérêt -générai ,-tjue-. tôl, et donnant. à, sou visage l'expression la .Vous consentissiez a m'entendrei d&burdv--- 1 plus Minable qu ? aiùlîuV ^ptâïtmf ÏÏ^Mh 1 *^'- ^ *-'''*- - :ÏJ - -^-.o^-vOï^ ■ Yiveméh t ltf main - à tel ui qUi i*àv ïii t àih s i ai V riêlé-a i i'imprôwste et le léa'itià^léia'suUtia'i^tJu' \bu> ans Mïzsiù'abàilëriïi qui est^de rigueur sur
rebtTé&âé&AoldoK» s« ; livraieiït 'atix -soins dir , mënâ^e^des peohes; iiiônïës $Ur de forts éhe-vàiï^èvarrbé^ de longues lancés, faisaient sor '>: tir les bestiaux des corales et les conduisaient ai^paiurage hors; du çâmjp. Enfin tout était vi&et animation dans cet étrange repaire. dé hahoils, q ui se donnait; lé nom di'atïnée royale, et: pourtant, à' travers celohu-bonu et ce désordre apparentait était facile' de ? reconnaître une pensée 'régulatrice et une volOiïtê pûissâ&té v qui dirïg ! àlv tout; sans^jàniais -rencontrer d'objection ou même 'd'hésitation de la jpart dés subordonnés.
Au moment oit nous ^éhélfons dans lé' camp, uu homme portant le costume des Gauchos des. pampas de Bùénos-Ayres soU- ; leva, la fressada ou couverture servant de porte a uhHoido construit ^àvèc une; certaine
r toute terre ; espagnole. ■ \\ ^"Efevoti-S sérier' Francès; répondit gaié^ l ment">^n f >^inter LOçiiièur en;; -lui rendant . soh. !satut et lui pressant délicatement *^a m ain, vous vous portez bien, i'ïuiaginè, Vive Dio^j 1 HL faut^ub hasard 5 Comme éeTûi- r ci 'péur'qud e lé plaisir 'd^entrévoir; ; votre " - ~ ~ J
Xe, peintre, sentait la colère
jiaie
v y;bage.aini.
\ Ee peintre fut un instant îhléflotiiié à cette parole ^onV^l^iilbjfiaÙDh'-^aTijiîj^iisé ne lui !écliappâ pas; maïs, dominant 'son .éihotiori et : teignant ta plus cbm ptëte.ppnljomîe 1 J : ' ; / ' : \ ! -— Qde.voulei-vous, .don^Pablo, rebondit '.% -il n'y a nuilem<mt de ! ma faute dâh$ cette ■ apparente négligence dont;; vous, vous plaignez; les 5 soù\iis et les soins du' commandement vous dûmimmt et vous absorbent làé ÉbU.6. sorte, que vous devenez, inabordable, quelque désir qu'on ; ait de vous-faire, yïîiîé.
Xk ljà , parti; était ■ p ris -et ' quj gronder soùrdeinéu I da ris t.
fu iCoeuiv ôtjjit.» devenu rùde.et cassant résolu . pousser; tiës-ehosés. jusqu'aux ■iëroiérés exr t$réiriiiès, quelles que dussent: êuïe'iés conséquences, de sa, conduire*,; " , -'.", .'>]' V i: V il*;.".:.' ? -De son- côte, àon Pablo K -.spust sa /feinté a-,.v jméniié, cachait évidemment une résolu tidn ;araêi|ie. d'avance et. doutrien ,ne Je ; feraitsë départir ;.c'ëïait; donc, entre , ces, deux-hom^r rties qui se parlaient: ainsi,, lessourirë siir-les ', lèvres,- mais .la haine où tout mr moins* j&cb*- ;rère.au ; cœur, une partie êtrange ; quiisè jouait ;ëu cs^mouieiit. '.,) .■■■.. ;.' ■.',: = , --,; :..ir S s--:' w ; I Ge î,utle.partisaç,qui renoua ï entretien un- !mstànt ; interrompù., r ; ;, . ; : -, .. \ , :i : . il -\.- ■■,<.. \ } .— -.Ainsi, sejigneùr Français, ;dit-il, vous : : :éùez>ôrtVde. votre; ^oldQ; dans ? le .but de: me-
lljaiTe ViSlle t; ; t ,,;: j; -.: ,]i : 'V-v-.'.' ;
.; r— Ôui v senpn : ../ ^i '.'■■■'•.■' I ■.!■■/ :■'■..: ■>■■-.';
I — A moi spécialement? ,-, . ,-, : ^
1, ! t- A vous^ oui..
tation, le pied dans; la rué.
Die/ïnetne que tous les habitants pie ce r sin-i guliei*' centré de pppul.'atTori, cet homme était armé jiisq d'aux dénis, d'tiu' sabre; droit qui hat tait. son tian^ gauche,; d'une, paire de léng's 1 pistolets passés. a>a ceinturé; et,d. J ..é;h ;: coûiéau àfàme.'étnate, én.f6hcé>1ans; sa p'ôléha; droite ■ et; dôti't' lé ma u che dé çot h é réuiun tait su r sa ' caisse ; un fiisil. double èi ait' jeté, sur; son. é-.
.Cependant^ malgré. 1 ce formidable arsenal qu'il "portai. t- avec lui, i'iioiiimé àoiit : '-nbMbparlons ne paraissait nullëmeàt . ras>uré ; hi\ démarche hésitante, les' règards k f ùriifs qu'il làhçàil ïncëssam'menl autour de lui,, tout .iiér notait chez. cet hpmùiè une yïvë ap^rèîîensiun . qu*i Y. essayait . yâiuème ut' dé cacher, mais ; qu'il né parvenait pas à vaincre. . ,; ., . : .
— 'PîirlbVi'ii, inurmurà-Vil ci demi- Voix au bout d'un instant, je suis idiot, sur mon honneur] un hoiiimé.én vaut un autre, ;q ùe 'diable ! et s'il' faut éh; veriir aux voies ïde fàib, on y viendra; y il me.tue v eii bien ! tant xiiieux. def cet te façon, t.o.ut sera finir, j'aimeraïs autant cela, c» tté. absurde: éxisiencb coinnieiïce àmebêsér considérableméntl C'est. égal, ié
né;sàis si S,tilvat()r.K6,sa, ^ior.squ'it se,, irbiiva parmi -les' J brig''nds, vit :' jamais. iuVé à'ùs>i cdihplètecf élection dé bandits .que ceux : a-. véc lesq;uéls^fai lé ^Onhéu r de vivre l de puiss déuxniôis ;. quels ïmagnifiqués chenapans.!
il serait,; je/ crois, .impussibjé de fehcoijtrer leurs ^Vpàreils Citant' ils ' '.sont Jièùi'éuséniehi: réussis l../Ali'I àjouta-t L il avec un soupir:de regret, s!il- ;m'élait seulement. possible. d*ën croquer, qu elq ués-u ns ï Mais ho n } ' ces d rôl es là/n'ont aucun -sentit'neni de l'art; il est im-
quel
r Don Pàblo Pihchéyra, Car c'étàitiui, sourit 1 ; • -rrrEhl iii-i)>avec un ricanement. expressif,
; avec finesse.-. ; ; ' ':' ■'.';'.'. ; .V.'. édVdesigdaut-dù.do.igtla cêinture. ! gariûed; / ârf. ,
i —'Est-ce bien là le motif qui '. vous- ïait' mes du jeune liomine, vous conv.endrez que
m'éviterriuidit-ii: ^ ; >■;■•■■■»*■ , - : ^- ;: - - ,-,„■: ,..-.
; ^vdus^évuét? : ! : : . c , -'■ : ; -.;' .;/■/.: : r ;
^- Dame, trouvez Une' autre expression, si vous le pouvez,, .30 ne deMandèipas ùiieux.
moi ; j« dirai vous, abstenir dé nlè' (ilierchèrisi vod-i lèpréfôruz; • ,. - . .: " v .', ""■ ; '.". ; -^ Y o.us vous tromppz, fl.bn Pablo, répond ït', avec.fér.tnete'lerleunë.honim.é quih;ruiait ; ses vaisseairx,; "je ne.'vohs éviteïpas plus que je \ n'ai de 'lïidlvîs, dé ; ui'abstenir de vous, cliercher, et ! ia preuve... V . - ' k ' ':.'.'
; — La - preuv.et in terronipit don . Pàblo ayee an regardfin et interrogateur. "." : ... !
: — GVst qu'aujourd'hui, en cet inslant même, ,jè me , dirig;>âis l ,vers les ^t'ranphcménls, dîjn's l'espoir dé vous y rencorili ër.' /.'..,■',
■— Àlil àli! flt-il; alors, puisqu'il en est, •■nnsi, jesuis heureux^ cabaltero, ( t .quë.leiiasari vous «it si bien . servi.éh .'nous -mettan t : àhsl f^céàface. . 'i. ': '■ ' '> X.i . ■?•' î — !Le hasard n'est pou^'rién dans iïVtfàirè je vôii^ prié de le: croire, don Pablo. '[.", ■ . ' . \l ',"
i :— Mieux .eut valu, cependant,. .venir .tout simplement à mon toldo. ,v " ; ' ; . . ;
; ! — Ce n'est pas mon avis, puisque je vous rencontre' ici; .. . ' ..,."" - ' : , ,'
, f — C'î'st jhsté» dit en riant 'le. partisan, vous, avez répén-séà. tout, cher beïgneur .;. àdnietti>hs:dbnr.;qoé vous ayez réélleihént r^n.t< j n~
ytmSip'nmez singulièrement- yqa précautions;,
or.sqee vousallez v>Qir ves f ami^. . •■!■■» ->■,
__ Nous sommes dans .un pays, seifïor, ré- -j
pondit froidement jfe peintre,, où iUesl bpn= ;
î 'être; loujours: sur ses gardes; ; y = ^rt
■ î — Même avec ses amis? ■> - ; 1 4 ^- Surtout ;3s\ r ec, ses, amis, -dit-il nettement. I -tt Bien, reprit froidement le partisan, sui^- ..-, vez-uioi à l'écaru .; afin , que : liôus.. puissions -
: Causer sans craindre d'être interrompus. . -.y
■ | -^ 3e vous, suis. . ■„■.-■■- . ,: :
! -r-,Vuus remarquerez, seïïori-;que j'ai en vous plus de. confiance que vous, no daignez, \ m'en témoigner. -.'■>■ ; = ■■ .. . ...;
|i — Parce que? seîîor... ■:-.
' ) .w Parce que, inoi. je suis sans armes, .
'. : Le jeune hom nie haussa les épaules. . ,; t -,
. — Vous agissi z couime bon Yous.-sembleY ; dit-il froidement; peut-être av> j zVyqus,- tort, peut être avez- vous raison... Qui saurait, le. .
1 —Je ne crains^ pas d'être assassiné. , . / ■■' — Si cette insulte . s-adressw ô -moi^ eller; frappe à faux; de ce que. je prends es précautions «iontre vousv;il ne.s'ensuit pas né^ , cessairementque je sois: capable.de; vous as-r sassiner, ain^i que vous le dites. , ; ...
\ iLepartisun hocha, la lête-d'uti air de douté, ~ On se munit d'armes, Gontinua : ïe jeune
suisi à mon
.,■!•'■' t ^.soitbieneonve-. , . . , . -.
nablé pour une conversation sérieuse j comme ; Paroles, je n'ai que quelques instants à vous
dqit'êtfe Cèl le. que je 'désiré avoir âyee vous'' '- donner, profilez-en.
1 — Ah! fit don Pablo,' c'est donc d'affaires UToul en échangeant ces .mots aigres doux.
graves que vous comptez nié barièr? ■• les deux hommes s'étaient mis à mar-
^ " " - • .--.-•■ ci ier C ôLe à cô»e et étaient sortis du camp, sa-
isie à leur passage par les sentinelles placées aux retranchements.
I ~ J Oiiné;saurait plus gravés.
; -r- Puisqu'il en es t. ainsi, je
irand regret,' contraint dé vous prier de dif- 3: férér cette conférence de quelques lieuresv ; ■■-■ ■'■ : rr Me^erait-'irpérinis, sanscou^trlé risquede passera vqs.yeùx, pour indiscret , de^ vous* demaùdér lé moUt de ce -retard quL 4è 'vojus < l'avoue,.me cbnfrà'rdeif ort? ■ ,- .".'. - -. ■ - ■;■'.. . ; ? : I — ,PhT.mon;'Diéu, je^n'âi "pas ;";<ïe secrets^ pdur yods,, cher. . seigneur, ;vous. le. savez ; le iaitestque j'attimds d'un moment ~h l'autre ^arrivée, de certaines persoî]nes.ay,eCrlesquelles je dois,, aussitôt ; qu ? ellès seront ici, avoir un entretien de /là plUs.hauté împortancei ;; l ^ ; Fardon,. seigneur ;d^U:^ablo^;maisces; personnes auxquelles vous faites allusion vie* ^rK, 1 Ae »* n «^*: de réputation; du .moins •>
possible de .lés "faire .poser une sepbndél Au diable ï'idéè biscornue qm m'a fait bètémentr aba n don n er la. -Frappe . pour venir ici 1 lll- < ) :3|t il BmileïGagnepain v ; que.Je lecteur; a sans doute,Tëc()nnu:déjà, poussa Un second soupir, plus profond que-l.e; premier, et envoya vers: le. ciel iua regard désespéré.;- ■■•=■.-■ =/:;'
ïGependantilfeontiriuaità;s!avancer à grands passera une des sorties^ du camp*- Sa.d émarché^fétaitv devenue peu à peu- (plus! assurée; il avait ;relevé .fièrement la têté^et était parvenu, à grand' peine> sans .douter à affecter là : plus ■ complète insouciance. Lh, .'■■.-; : ^ - • • .
Be peintre' avait presque traversé le camp dans toute sa lorigueur ; il était parvénuà' ûii = toldo assez' grand servant j dé corps r î dé garde 1
aûi soldais Chargés^ dé} veiller auxMranché- 1 àiir»iiVc ^ii^^^ i^ir ïZ&ÏZS: 1" — y-"- v mentsV'ét; il hâtait Wpas^ahs -le'lmï sans= ^5 ? ^^^^W 8 ,W^ W^me,:3ersais<suT ? ,,=,,»«„..,- v ....,„ s mpuisaus g U ei SWJe t rpulera. l'entretien. que vous^evéz
Crois Tescon
ddiitè. d'échapper aux questions indiscrètes de'quéKïde panisah ' désœuvré* lorsïJuHr «é sentit soudain frappéT ^^^suri'épadîe^ Bien quecéVattoUchëmént h'éùt en soi' rien d'àggresstt ptïfût^au c^htràive ^tôut%micatt le ièunë hxJmmé tressaillit'' intériéUTèment; mais J iài^-
avoir ;avèc elles.^
i Jûm noir de; >don w pablp ; Pincheyta ^laiâca u iî %? ] ^ T . ■ W s< étéighliaussïtôt^ :et il =répoh^ 0iy d; Uàt on doiix et: mielleux ': ? , = r
■= ~ïéiCOit% ' s seigneiiiT don Babîbj= Quespôut-
Us continuèrent ainsi à s'avancer dans la campagne jusqu'à ce qu'enfin il* ^eussent atteint un endroit : assez 'retiré, espèce de coude formé par un retour du canon dans lequel 1 ijls. s'étaien t ;ep gagés et; d'jOù; pm né; pouvait =n,i lés voir, =mïle& entendre^ tandis; qu'eux, jau^ contraire, découvraient une.Nassez longué^disr: ibnceà droite et à gauche* en avant ; co;nm^eE ; arrière: du ichemin qui conduisait au camp^ et; éur: lequel nul n'aurait pu paraître sans .qu'ils; l'eussent aussitôt découvert. ^ . ;/ > :- .-.-.-■: ï — Je'tcrois, seigneur français^ -dit doniPa-^ ; en s arrêtant, que ce lieu vous doit conr-v \ : di ^veuillez* dbnc :parler r sans^plus' .-, de re-
^iAinsirferai^e,; répondit: lé Ffançaisr;en!
posant àteré!la<xosse.4e. son -fu^il ^t emapr
puyant les; deux^mains^surj l?extrémité diu cav ;
non[ toutén j étant itmivi^gard^&oupçQnneuï;
kutoUflr3de;lùk v f;^u;ic.^ij ï^^kï^ ac^ </~;,-^?: \ — Qbi mousisommesibies &m¥ï allez;, t©t^ jpntidoncPamo avecka soumieiiojiique^wui
.fj
ZENO HABBÀIC
pouvez parler satf s êralriïeV
que
meDcer. , .,.., ,
— Avoire aise | feeiileine,ntr hâte^Yous sî vous voulez que je ^voiis 1 ;eritende jusqu'au;
qUe, L vous atiHn aez vnq sera pas ici avant uiié'hëiire au^mM^vbous, aYoïisMlonc-Ve Véffipsv J ' -- ' ■■ :,i ?:.'..'..i
— Comment savez- vous que j'atteins Un,
officier espagnole F " : ; j; , ; ' ?1L :; '.' 7 . |
— Que vcnjs4m porte,. si. cela- est ? ! ',.- ' ' i
— S^flbr^fratiçai^ te^rit-Uîen. irôuçarit le sôùrcU et âvèe ; un léger accent de .menaçai prenez garde de, pénétrer "dàns'-i mes .secrets
• piusàva nique je neledesirerâisï Depuis deux -mois (|uè ii eus- vivons 1 côte à côté, '■■ vous avez, étéy^é'le suppdsey à même de- me -cob naître j il n'est pas bon, croyez-môi, d'essayer de s'immiscer - contre ina vdioùié= dans, m'es af-j fautes^ ■'•■ : " ; ; ■ '- v '■'■'■ '■ ' : ' — ■'■'■ :j m -" : " r
— Vous auriez raison de parler ainsi affaires ; viiits- regardaient seul; mais mai tiè u reûsemè nt : je - m'y trou vé r" sont autant miennes 3 que yÔtresV ;J
=^- Je un vous comprends pas.-- ''-'' ■'-.-' j , .
— En êles-vous bien sûr, répondit lé/jeune 1 homme âyéc ! u« sourire ironiq ue. [ ' ;- '■-■■■ y \
— ; V< >yons',; expliquez -vous 1 franchement et?
loyalement comme un honuiïe.âu 'lieu de
bavarder conïm ; une vieille fémmé, ; reprit le
pàrtK-iu avec on 'commencement dé colère
■■— Voicr
Iïïommèiîouis^^^ : ;,; y
r-uiiiD Q a e Wiriîpôrte' les .Tioms qjrpn yoù^ . ^mie.'^^^iia'Tîmïlë; oubliant toine: ; jpesure;
- * : * si, v6ù*s!.^er'sisï^ #$ft
êtes: engagé, x'ést; ce*
%Pd^Muuït;. : % i: .'V'~ ' ! /,; , : :; .ri:"!
y ^i^î^Vfve'^Dièù^ ■ s*êcria4-il avec violence^
elte 'inculte veut du sangi .Ùnlânhè-seuf
osé î)râv,éf ainètuh hômmé sans «rmès;.;; , , i
- ^Allons ;dono, reprît lé jeune hqipme ayeç
mépris, sans ? armés ? Et; .d'un ■= '.geste: plein de
noblesse il jëia un pistolet aux pieds: du. par T
étés aussi brave que Vous Te prétend éz,< voici une arme, faites : moi, raison. Vous imagihèzvoù's donc- qué.^'aiéiiâmais cra^ sui«r avec vous 1 . r ' ^ :" . / ,: L ■/ ■■'■ '-'j ^Rayô de tiibsî. s'écria le, partisan avec rage^vou&en aureiïa joie!! 1 '""- i :.'.::.:■ :- :\ a Et se 1 précipitant 'sur lé pistolet, il l'arma et le déchaigea- presque/à: bout portant sur
, ::Çé;tie;Viërge, |!ôrtrespeclé0;pa!rlésGauGlïos, Tès/coufèuïs ; des, lïois ' et . au i très rgjéns 4e. même sprtèv était,; dp moins il té i croyait ainsi^la pjQtècftjee 4e 4pb Pàbjo, Ri«crié^aiv-it jlui était trèsaievot, et ^aucune; ; aisori v ,sil grave /q^eile 'fût, ii)àurait .puv^ul -faire vvïpiëXf$n. ^étfïjehttàU èri/son nom,. vÈmiie connaissait , cette, patîicuiârité. \<- .- -^ j î» ■■ ■■( '■■? -vt ; 4 ^ : Fendant ;trois jours, à compter dévceiinio- Vmènl, v^us.uè tenterez rien contre tes -deux ^ames^oûi^és^magaxàe^^ -■■■ -vo/;
i .Cê, moment^ uii galop éloigné se:fit ^tire et bientôt une trou ne de cavaiiersïap- ^i une assézi grande distance^» ■? :j: -sfo
'~ X<>icjL-ttës : perspnnès^ que /vous attendiez, reprit jl^mïle, j je . ivèùx ^assister à r ; votre : entr$- Uèxi, avec .elles., . '-,\ ^ : >. y , ; ^q
; ; M ; Sbii,! e yous y. assisterez ; que voulez'riyosLs
encore?" : -, ■„ ^ . -i 'v,;:
, — .ip^mmént* c'est tout.
sïiii, aveuglé fàrtamge, n ? avàit,; pas calculé son coup •-: ;la balle,, mal. dirigée,: au ' lieu de, t fupper* L îe Fràn;çaia en. plein cprps, 'ite"-;|iii rit: qu'une légèVe eralîure ; dans lé bras et seper-; ditinbiVensïvèi ' . ;■ ' . v ; ',..' j
. — • Yoim-.. vie m'appartient, dit' froidement le jeu ne hipmmé, en- armant ; ':& son;;tour son! pistolet.
'rr- Vous ne stipùlez^rieu pour votre sûreté -personnelle.^ ' ^. ". -■* -., r ,/, -, ■-~jm\
-^ Allons; donc, iépondit le ie.uner ; hbmme avec dédains vous plaisantez, iseikor, : qu'airje a , rédoutér ; de vous, moi ? Yous.n'oserieZ; attenter à, la viie de^ celui quiv maître^ de ; la v«- > ir^, 1 a l réXusé-.ô;e la-prendre^r : r v--.-. .■■: o.frix '^.'Léi ii'jpacfltan., frappa du- pied avec, colère, ,-rnais il Mh répondit pas. -.....:- .>r'i -.: -. = '■-;; ■. = ■ i Ces cavaliers approchaient rapidement^ encore quelques minutes, et ils; auraient rejoint les deuxlrommes, quijes regardaient: Venir sans, f aue un mouvemèn t vers eux* ■ - ■ - > • ■■■ ■■, ■ '
que nous
même ,'
oés deux moisi ^comment avez-*. dus* ténii'la
parole que'- vdtisl bi'aviez/ 'donri ëe t
; : ^ N'aidé pas sauvé les dedï' dames, ainsi j que je m'y étais engagé, du. péril qui lés menaçait. • - : L w -'
. — Oui, mais pour les faire tomber dans- un plus grand encore. . - -, ■",- ,
>: -r^- .te ne vdus ; comprends pas , sëffor.
11 n'y .a de pires sourds que ceux .quîlrïp
■croyez
mes
vie
yez, j'ai juré de défendre ces "pauvrèis : d'às étje les r déf éiid rai; fût ce au péril de m a
— Vous étés fbù, seSorj-uul-que-jë sacliL-, moi moins, encore quë ( përsdnné/n*à'riritëntion*' de nuire, en quoi ';qùe ce soitV à' ■■ Ces* damés;^ depuis 1 leur- arrivée iciy 8 Gasa-Tfàma, elles ont, vous ne sauiiez le nier, été traitées avec les^plus ; grands égards ét ! lé -plus profond respect; de quoi se plaignent- elles? '
— Elles i>G plaignent d'être en but lé. à des attèntiônsdé placées' et ryresqUë. 1 déshonora n tes dê : votre part;- déplus," elles disent àyéc raison que, loin'deleUr /dbmier celte liberté que vous vous étiez 1 'engagé " à leur rendre J vous, les séquestrez. t?t les traitez, comme si j elles.étHient è yos ;captivés '
— Noiï pas, repartit lejpùne peintre sans s'émouvoir, il est bon que vous puissiez jugerj delà (nliérencé 1 qui existe entre un liommei de vbiré t-iûrt'e ëtnù.de la .miénné. ". . '
- 1 '■— Geq'ùï veutUire? balbutia le. partisan, que là v rage 'étranglait. .'. 'J ..
;« !■ Que -je v6ûs" î fais : grâce ! dit Eimle. . • ■. ", ~ (iiftce, aveZ-vo.us .dittgrace:! s'è.cria^tril 'avec'ùu rugUsemèiit de : tigré 5 âSmoil/
, — A vousVpafditmî £ qui donc,? ,,. ,'■;
Sitécaria'ht 'ïroid'emènt ;dé sônbras blessé lé : partisan qui' sètail élànéé.vérs^lm, il îeya ^dii pïstdletétïé déchargea, par- dessus sa tête.
Don Pablo. demeura uh ; in&ahtcornméatterré 4
vaiiïcui malgré - lui, par 1 ascendant que,. en. un instant-^ jeune hduim'eaY^ sa : iiiitiiré; abriititë etsauvtige;
— ' Vous .-exigez 'quelque chose de rfioi r ? :iît^ il avec un ricanement railleur..* : ■'.■; .,:., , . . :
^-^oui^ '■ i ' : ' !: -'- "'' ■ •:■.:'. .V-;...:,, : ..--
— 'Ôhl, ;oli!-Ët;' 'il'. .je ,ne Voulais. rién ; vous accorder; moi? 'x\'.<" '■".'" V : ; '■ - ■■' '.'. ^Ofrl'àïors^re^
Lllisérit^ellés: n'ont pà'sldrig-î
~ ;mes
^^;Gè^n*estpa^;
quich^uë^èes xL
le^?dev 'vo^of rems; ^aé^^dm mages ^idiéuies dont vous les fatigu ez à. chaque heure : d'W 3° u ^M^^^tio^^u¥vdùs ^rié^crâignez pa^d'a^richeMèVànt'iouinë^morîa^ * iV '-' &
Icomrne à uuchien enragé., '.''■; ';, .,'.',, ■£ * "A ! - Tout : en :;pà'i l iant.ainëi î i 1 E^ilë; âyaityrépris sdh ,v fusil.•'''"■ ;i ■ ; ■' {, : " J ; -, ■;"■*.. A-A^.J. A<' --y.i-.ifCf Le partisan se^troiiVàit :dè ::.r|dùveâu lia Imerci.déis^nVadyersaîré^^ 1 ^ '
Ijes icavaliers qui s'avançaientdans le cation, se t dirigeant: vers :1e' * camp' de iGasa -Trama ), ainsit que se nommait te quartier général dëfe Rinçhey ras, (formaient unie troupe ; d'ùne tfeh L tâirîe d'hommes ; environ ; tous- étaient bien. aruiïés; et .bien ;montés;^leur ' costume ^affectait une caupeanilitaire, (etj bien que' marchant .ai.i;peiit<galop,ils conservaient leurs rangs>fet ressemb laiônt j pi iitôt ; >à: des --soldais ■ ou a des partisans .qu'à; des' voyageurs 1 paisibles amé-:nés .dans ?la GodUrièrè par leurs affairêér i r ]' Deuxi cavaliers; Jïriontés sûr de^ magnifiques chevaux noirsi i richement :harnaGnesi : précédaient- idelquelques pas dei gros>de là> troupe^ et causaient entre eut avec une certaine artï^ mation=.dls n'avaient pas aperrju encore : dôri Pablo in le peiutre français, qûiy a 'déminaj chés deTriè re, des fi ag niéhts i de> ïôc'ries^ïes | obseryaient altentivëmentit S 1 i t ' * : Y
■-■; Après quelques' minutés; de silence^ le -partisan se tourna vers^ïeipëintrè^ ; - ?j ^'ni ■■fixirl I — Ce sont bien les persoune^quefôftténds, )dit-il; venez, rentrons au l !Gamp:i (y^u^^i ■'?.! 1 ; i-^,RourqUdï ne^pas les^attehdrê là'5ôii?tfous jsommesv; puisqu'il leur: faut^ absôlùm'e'fiÇpas^ |ser dev!antmotfs?^noa- =-) ?h ^it.r. ■■■'m -.-fja
! ^N^.Jiieuïf.vaut ^qu^il^n^tteuS UrdUvènt^às)
\ Cependant, contre toutes probabilités, il
*»ot» fut tiûn *
2EN0 CABML.
Jïk!
- Le partisan, après avoir escaladé, suivi par le peintre, quelques blocs de rochers entassés sans oidrë appaTént les uns sur les autres; se trouva à rentrée d'une caverne, naturelle r commé il ett existe tant dans les montagnes, et dans laquelle, après avoir écarté les fonces et lès -broussailles qui en masquaient la bou^ che, il s'engagea résolument. Le peintre n'hésita pas -à le suivre, curieux de connaître ce passage caché si adroitement, et dont, sans y rênëehir, le partisan lui révélait l'existence^ passage qui, à un moment donnée pouvait être de la plus haute importance pour le Jeune homme. La caverne était large, spacieuse, aérée : le jour y pénétrait par d'imperceptibles fissures et faisait filtrer un clairobscur suffisant pour se diriger sans craindre de s'égarer dans, le dédale des galeries qui s'ouvraient à droite et à gauche et allaient se perdre sous la montagne à des dislances probablement considérables, ou bien avaient des sorties ménagées dans plusieurs directions.
Aptes une marche rapide de quelques minutes, un bruit sourd et continu ressemblant à une chute d'eau considérable se fit entendre et de/iht de plus en plus fort, enfin les deux hommes débouchèrent de la caverne et se trouvèrent sur une étroite plate-forme de deux ou trois mètres de large au plus, masquée complètement par une nappe d'eau qui tombait d'une grande hauteur à deux ou trois mètres au plus en avant de la plate-forme et allait se briser avec fracas, une vingtaine de mètres plus bas, sur un chaos de rochers où elle se partageait en deux branches formant un peu plus loin deux rivières distinctes.
— Nous sommes arrivés, dit le Pinchey ra en se tournant vers son compagnon auquel jusque-là il n'avait pas adressé une parole, reconnaissez-vous ce lieu ?
— Parfaitement. C'est au pied même de cette cascade que le camp est établi ; votre toldo n'en est qu'à une portée de fusil au plus.
— C'est cela même; yous voyez que je ne yous ai pas trompé.
— C'est vrai, mais comment descendronsnous dans la vallée ? le chemin ne me semble guère praticable.
— Vous vous trompez, il est, au contraire, clés plus faciles, vous allez Yoir ; seulement, donnez-moi votre parole de cabaliero de ne révélera personne le secret que je vous confie; vous, comprenez, n'est-ce pas, l'importance pour moi, en cas d attaque, d'avoir une issue par laquelle il me serait possible d'échapper sans coup férir avec mes compagnons, et de glisser, pour ainsi dire, comme un serpent entre les doigtsde mes ennemis qui croiraient déjà me tenir à leur merci.
r- Je comprends parfaitement cela, et je vous fais de grand cœur le serment que yous exigez, d'autant plus que Ja confiance avec laquelle vous m'avez conduit ici est pour moi une preuve indiscutable de Pestime que vous avez pour moi*
Don PablosUnclina poliment.
— Venez, dit-il, nous allons descendre.
.11 fit alors un crochet sur la droite et gagna
l'extrémité ouest de la plate-forme; y
— Voyez, dit-il; :
Le peintre regarda*
v Un. escalier taillé dans le roc: vif descendait en pente douce à une certaine profondeur sur les flancs de la montagne et allait se perdre dans un épais fourréxTarbres de haute futaie..;, s
— Le hasard , il y a bien longtemps déjà,
gèrement, comme par hasard, et de lui briser le crâne contre les rochers; la pensée n'en Yint même pas au peintre, malgré la haine qui grondait dans spn coeur contre cet homme, haine avivée encore par leur Técente querelle ; il suivit son ennemi dans cette hasardeuse descente, aussi paisiblement que s'il avait fait une promenade d'agrément avec un ami intime. . .
Bu testé, il ne leur fallut que quelques minutes pour atteindre le bas de la montagne et mettre le pied dans la vallée.
—, Nous voici rendus, dit alors don Pablo; nous devons nous séparer ici; allez à vos affaires, tandis que moi j'irai aux miennes.
Ils se trouvaient effectivement au milieu du camp, à quelques pas à peine du. toldo du chef.
— N'aîlez-vous pas recevoir les étrangers qui arrivent? demanda Emile.
— Si bien,=je vais les recevoir, car ils seront ici dans dix minutes à peine, et, je yous l'ai dit, je veux leur faire rendre certains honneurs auxquels ils ont droit.
11 avait été arrêté entre nous, il me semble, que j'assisterais à votre entrevue?
— Parfaitement, et je tiendrai ma promesse, soyez tranquille ; mais cette entrevue n'aura lieu que plus tard, dans deux ou trois heures au moins. Je ne vais faire, en ce moment, (jue remplir envers les étrangers les devoirs de l'hospitalité; lorsqu'ils seront reposés, nous nous occuperons d'affaires.
Àiusï, soyez tranquille, quand le momeot sera venu, j'aurai soin de vous faire avertir, afin que vous assistiez à la conféreuce.
— J'ai votre parole, je ne yous ferai donc pas de plus longues objections. Dieu vous garde, seigneur don Pablo.
— Dieu vous garde, seigneur don Emile, répondit le partisan.
Les deux hommes se saluèrent, et sans da • Yantage discourir, ils se tournèrent le dos et tirèrent chacun d'un côté, don Pablo se dirigeant vers l'entrée du camp, où sans doute sa présence ne tarderait pas à, être nécessaire, et le peintre remontant du côté de son toldo, où bientôt il arriva Un homme assis sur le seuil semblait guetter son retour.
Cet homme était TyrO, le Guaranis. A quelques pas de lui, accroupis sur le sot, deux individus déguenillés,, mais armés jusqu'aux dents, jouaient au monté ; ces individus étaient Mataseis et Sacatripas, les deux sacripans, engagés par le peintre lors de sa fuite de San Miguel de Tucuman ; sans se déranger ils saluèrent leur maître au passage et continuèrent la partie acharnée qu'ils avaient commencée au lever du soleil, et qui, selon toutes probabilités, à moins d'événements graves, durerait jusqu'à la fin de la journée.
A la vue du Français, Tyro se leva vivement, souleva le rideau du toldo, et après que son maître fut entré, il le suivit.
— Quoi de nouveau? lui demanda Emile.
— Pas gran'dchose en apparence, répondit le Guaranis, mais beaucoup en réalité.
— Ah l fit le jeune homme d'un air soucieux, qu'est-il donc arrivé encore?
trer et sortir -du camp, sans être, vu; mais ne demeurons pas plus longtemps ici* venez. :
) Don Pablo, avec une confiance qui eût été une insigne folie avec uni autre homme que le peintre, passa alors ïepremier et commença à. descendre sans même tourner ta tôle. pour voir si son. compagnon le suivait.
Rien, n-èut £te plus facile que de faire pér^ die l'èquilibr« au partisan en le poussant lé^
— Rien, je tous le répète, mi amo ; cependant je crois que vous ferez bien de vous mettrâsur vos gardes. : . - ..
— BhJ n'ysuis-je pas toujours?
— C'est Yrai; pourtant, un surcroît de pré^ caution ne saurait nuire.
— Alors 4u* as appris quelque chose?
— .Je n'ai rien appris de positif encore, cependant j'ai dessoupçons; bientôt, je l'espère, il me seta permis de vous instruire.
— As-tù vu ces dames aujourd'hui?
: -7 Oui, mi amo; ce matin j'ai eu l'honneur de leur faire visite, elles sont tristes et rësiguéesv comme toujours, mais il est facile de; Voir que cette existence leur pèse à chaque instant davantage et que leur feinte résigna-^ lion caché un profond découragement.
— Hélas I murmura le jeune homme aYèc tristesse, je ne puis malheureusement leur venir en aide.
— Peut-être, mi amo.
Emile se redressa vivement.
—Tu sais quelque chose n'est-ce pas, mon bon Tyro? s'écria-t-il avec anxiété.
— Je dois ne rien, dire encore, mi amo, soyez patient, bientôt vous saurez tout.
Le jeune homme soupira.
— J ? ai vu don Pablo, dit-il.
— Ahl fit lé Guaranis avec curiosité.
— J'assisterai à l'entrevue.
— Bon I s^écrial'lndien en se frottant joyeusement les mains, tant mieux; don Pablo n'a pas fait de difficultés?
— Hum, il n'a consenti que le pistolet sur la gorge.
— Peu importe, le principal est que vous soyez présent.
— Tu. vois que j'ai suivi ton conseil.
—Bientôt, mi amo, yous en connaîtrez vousmême l'importance.
— A la grâce de Dieu! Je t'avoue que depuis que je suis dans cette affreuse tanière de Casa-Trama, je sens que je perds toute énergie.
— Courage, mi amo, peut-être êtes-Yous plus près d?en sortir que vous ne le supposez. -
— Tu ne paries jamais que par énigmes.
— Excusez-moi, il m'est, quant à présent, impossible de m'expliquer.
— Fais comme tu voudras, je ne me mêlerai de rien.
— Jusqu'au moment où il faudra agir.
~- Mais, quand ce moment viendra -t il?
Tyro ne répondit pas, occupé à tout préparer pour le déjeuner de son maître ; abrsorbe en apparence par cette grave occupation, il feignit de ne pas entendre ces paroles par trop significatives.
-!• Voilà qui est fait, mi amo, dit-il, mangez et buvez, il est bon de prendre des forces; on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve, et il faut être préparé à tous les événements.
Le peintre le regarda un instant avec attention.
— Allons, dit-il, en s'asseyant sur un équipai devant la table, tu machines quelque chose.
Le Guaranis se mit à rire malicieusement.
— Ahl fit-il au bout d'un instant, vous savez, mi amo, que l'engagement de nos deux compagnons est fini d'hier.
— Quels compagnons et quel engagement?
répondit le jeune homme la bouche pleine*
— Eh ! mais celui de Mataseis et de. son digne acolyte Sacatripas.
— Bon, qu'est ce que cela me fait? ces drôles ont été payés d'avance, je ne leur dois donc rien.
— Pardon, mi amo, vous leuT devez deux mois.
— Comment cela?
— Parce que j'ai renouvelé leur engagement pour deux mois v ce matin même, au même prix; du reste ce n'est pas cher, les diôles ne manquent pas d'une certaine valeur.
— Quelle singulière idée de nous avoir de nouveau empêtré de ces misérables ; ne valait-il pas mieux s'en débarrasser et les envoyer se faire pendre ailleurs.
— Quant à être pendus, soyez tranquille, cela leur arrivera tôt où tard ; provisoirement j'ai pensé qù'ilétait préférable de les conserver à votre service. Souvenez-vous, mi, amo,, que lorsqu'on lutte" contre des bandits* il faut en avoir quelques-uns dans ses intérêts.
— Arrange-toi,, cela te regarde, puisgue c'est toi qui fais tout ici selon ton caprice-; garde-les, né les garde pas* je m'en lave les mains. . -
•— Vous avez de l'humeur, mi amo ?
— Non, je suis triste, j'ai parfois des tenta-* tions d'en finir en brûlant la cervelle a ce Pincheyra maudit et me, la faisant à moi* même sauter ensuite.
— Gardez vous bien de vous laisserraller a ces tentations, mi amo, non pas que je m intéresse le moins du monde aux Pincheyras, car je réserve à don Pablo et à ses frères un plat
L"ra. .-.■:.! > .
démon métier qu'ils trouveront trop épicé, j'en suis convaincu ; mais le moment n'est pas venu encore, patientons et, pour commeur cer, assistez à l'entrevue d'aujourd'hui, mi amo, etouvrez les oreilles* car je me trompe fort, ou vous y entendrez d'étranges choses.
— Oui, oui: je supposé Qu'une, entrevue à laquelle le colonel, car il s'est définitivement Octroyé ce grade de sou autorité privée, je suppose, dis-je, gu'une telle entrevue doit être fertile en incidents curieux.
— Je veux. vous laisser le plaisir de la surprise, mi amo; est-ce que vous sortez ? ajoutait-il en voyant son maître se diriger vers la porte.
— Je compte aller présenter mes hommages à ces dames.
— ■ Vousn'en auriez pas le temps ; d'ailleurs, vous ne pourriez pas causer librement avec elles; les deux sœurs de don Pablo leur tiennent en ce moment compagnie.
.rr Ces femmes semblent, avoir reçu un mot d'ordre pour ne pas perdre de vue "ces deux malheureuses dames ; elles passent presque les journées entières avec elles.
— Il est probable qu'elles ont reçu des instructions à cet égard.
Le jeune homme ne répondit pas, mais il fronça les sourcils, frappa du pied avec colère, et se mit à marcher de long en large.
Quelques minutes s'écoulèrent.
— Parbleu i s'écria-t-il enfin, je suis bien niais de me chagriner ainsi pour des choses qui ne devraient pas me toucher et que je ne puis empêcher I En somme, il est évident que, puisque la vie est uo continuel jeu de bascule, lorsque j'aurai atteint le dernier degré de la mauvaise fortune, il faudra bien que je remonte et que, fatalement, ma position s'améliore. Bahl laissons faire la Providence, elle est plus fine que moi et saura bien, lorsque cela lui plaira.
me faire sortir d'embarras 1 Cependant, il me semble qu'il serait temps qu'elle y songeât; je m'ennuie atrocementicil C'est égal, j'ai eu une triomphante idée de venir au nouveau monde pour y chercher la tranquillité et les mœurs patriarcales! Tudieul quels patriotes que les Pincheyras 1 et comme les histoires de voyages sont vraies et copiées sur nature 1
Et il se mit à rire de tout son cœur.
. Gomme ce qui précède avait été dit en français, et que, par conséquent, l'Indien n'en avait pas compris un mol, il regarda le jeune homme d'un air ébahi, qui redoubla l'hilarité de celui-ci, de sorte que le Guaranis se demandait intérieurement si son maître n'était pas subitement devenu fou, lorsqu'un nouveau personnage parut lout à coup dans le toldo, et par sa seule présence calma, comme
Ï>ar enchantement, la gaieté du Français et ui rendit tout son sérieux.
Ce personnage n'était rien moins que don Santiago Pincheyra, un des f frôres de don Pablo, celui-là. même auquel lé jeune homme * irait rendu un si grand service lors de son escarmouche avec la cuadrilla de Zèno Cabrai.
Tout brutal et tout bourru qu'était don Santiago, il semblait avoir conservé au peintre une certaine reconnaissance de es service, et, en plusieurs circonstances, il lui avait témoigné un léger-intérêt; c'était grâce à son influence qu'il était traité avec considération dans le camp des partisans, et à peu près libre d'agir a sa, guise sans être en butte aux grossières tracasseries des bandits de cette troupe indisciplinée.
— Je vois avec plaisir que vous n'engendrez pas la mélancolie parmi nous, seigneur français, lui dit-il en lui tendant la main.
Tant, mieux, vive Diosl Le chagrin tuerait un chat, comme, noue avons coutume de dire.
- Vous voyez que je me forme, répondit Emile en lui pressant la main ; pour ré-
Sondre à .votre? proverbe par un autre, je vous irai :que, chose sans; remède, mieux vaut l'oublier ; qui me procure l'avantage de votre
Yisite, cher seigneur?^
— Le désir de vous voir d'abôTd^ puis ensuite un message de mon frère :doh Pablo Pincheyra.
— Croyez que je suis sensible, comme je le dois, a celle preuve de courtoisie, cher seigneur; fit le jeune homme en; s'inclinent ■avec politesse ; et ce message, que par votre entremise me fait: l'honneur ne m'adresser S. Exe. le colonel don Pablo Pincheyra, est importent sans doute?
— Vous en jugerez mieux que moi, seïïor:
on frère réclame votre présence à Tentre-
doucément de la main, il entra enfin dans là salle du 'conseil, suivi pas r à pas par le peintre français, qui commençait, lui aussi, à être fort intrigué de toutce ; qu'il voyait* :
La salle du conseil était une pièce as?èz vaste, dont lès murs blanchis à la chaux étaient complètement nusi à l'exception d'un grand christ en ivoire, placé à l'extrémité de la salle, au-dessus d ? un fauteuil occupé en ce moment par don Pablo Pincheyra ; à droi* te de ce Christine mauvaise gravure, affreusement enluminée, était censée représenter le roi d'Espagne, couronne en tête et sceptre en main ; a gauche, une gravure non moins laide représentait, toujours par à peu près, NuestraSeriora delà Soledad.
L'ameublement était des plus mesquins et des plus primitifs : quelques bancs et quelques équipâtes rangés contre les murs et une table d'assez petite dimension en formaient la totalité.
Don Pablo Pincheyra, revêtu du grand uniforme de colonel espagnol, était assis sur le fauteuil ; près de lui se tenaient son frère don José- Antonio, à sa droite ; la place de don Santiago, à sa gauche, était vide provisoirement; puis venait le padre Gomez, chapelain de don Pablo, gros moine réjoui et pansu , mais dont les yeux pétillaient dé finesse ; plusieurs officiers, capitaines, lieutenants et altérez, groupés sans ordre autour de leur chef, s'appuyaient sur leurs sabres et fumaient négligemment leurs cigarettes en causant a voix basse, r- ■
Devant la table était assis un homme longj sec et maigre, aux traits ascétiques et aux regards louches et faux. Celui-ci était don Justo Vallejos, secrétaire de don Pablo; car, de même qu'il s'était donné le luxe d'un chapelain, le digne colonel, avec plus de raisons, sans doute, avait senti le besoin d'attacher un secrétaire à sa personne^
Un cabo ou caporal se tenait près de la porte et remplissait les fonctions ôyhuissier et d'introducteur.
— Enfin, s'écria don Pablo en apercevant le Français, je commençais à craindre que yous ne vinssiez pas.
— Nous avons épTouvé des difficultés infinies pour arriver jusqu'ici, répondit don Santiago en allant prendre la place qui lui était réservée.
— Yous voilà, tout est pour le mieux, sefior Françès, placez- vous là, près de mon secré-
aire. Cabo Mendez, apportez un siège à ce caballero.
Le jeune homme salua silencieusement, et ainsi qu'il en avait reçu l'ordre; il s'assit auprès du secrétaire, qui inclina la. tête de son côté en lui jetant un regard voilé en guise de salut.
— Maintenant, caballeros, reprit don Pablo en's'adressant à tous les assistants, n'oubliez pas que des représentants de Sa Majesté très sacrée le roi notre souverain vont paraître devant nous ; agissons avec eux comme de véritables caballeros que nous sommes, et'prouvons-leur que nous ne sommes pas aussi sauvages qu'ils sont peut-être disposés à; le supposer. , ;
Les officiers répondirent par un salut res^ pectueux, se redressèrent et jetèrent leurs cigarettes. .
D'un regard circulaire, don Pablo s'assura que ses ordres avaient: été exécutés- et que ses officiers avaient pris des poses plus conr venables que celles qu'ils affectaient auparavant; puis se tournant vers le caporal, ïmmof i bile à la poTte, sut la serrure de laquelle sa main était posée: ' ,;
— Gabo Mendez ; lui dit-il, introduisez en notre présence les; représentants de S. ;Mv Ca* Itholique le roi des Espagnes et des; Indes. \v.\ ! Le caporal ouvrit la porta à deux battants et ies personnagesatlendus et qui se tenaient dans une ; pièce attenante firent leur entrée
. ,. - r— r— dans la salle d'un pas grave et mesuré, après
qu'eux à ce sujet, ou. qui avait reçu des in- que le caporal eut répété d?une voix claire; et structions précises de son frère, ne leur fit I d'un ton emphatique les dernières paroles tjue: des réponses évasives, et, les écartant liprononcéesjpar don Pablo Pincheyra. -,\\
mon . . .
vue qui va immédiatement avoir lieu avec des officiers espagnols arrivés, il y a environ une heure, au quartier général.
— Je suis fort honoré que Son Excellence ait daigné songer à moi; je me rendrai au con-i seil dès que j'en aurai reçu l'ordre.
— Cet ordre, je vous l'apporte, seigneur français r et s'il vous plaît de me suivre, je vous accompagnerai au lieu choisi pour l'entrevue, qui est tout simplement la salle du; conseil dans le toldo même de mon frère.
port bien, seigneur don Santiago, je suis prêt à vous suivre.
— Alors, nous partirons tout de suite; car on n'attend plus que vous.
Le peintre échangea avec le Guaranis un dernier regard, auquel celui-ci répondit par un autre non moins significatif, et, sans plus de paroles, il sortit du toldo avec don Santiago.
Tout était en rumeurs a Casa-Trama; l'arrivée imprévue des étrangers avait éveillé la curiosité générale : les rues étaien littéralement encombrées par les hommes, les femmes et les enfants qui se pressaient vers le toldo du colonel.
Les deux hommes eurent beaucoup de peine à se frayer un passage à travers la fouie des curieux qui oustruaient la voie publique, et, sans la présence de don Santiago, connu et respecté de tous, le Français ne serait probablement pas parvenu à atteindre l'endroit où il désirait se rendre.
Bien que la demeure de don Pablo Pincheyra portât le nom de loi io, c'était en réalité une maison vaste et aérée, construite avec tout le soin possible pour la commodité intérieure de son propriétaire. Les murs élaieut en torchis, récrépis avec soin et blanchis à la chaux. Dix fenêtres avec des contrevents peints en vert, et garnies de plantes grimpantes qui s'élançaient dans toutes les directions et formaient ies paraboles les plus éehevelées, lui donnàientun air de gaieté qui faisait plaisir à voir. La porte, précédée d J un péristyle et d'une varanaah, se trouvait juste au centre de la construction. Devant cette porte un mât de pavillon était planté en terre surmonté du drapeau espagnol; deux sentinelles armées de lances se louaient l'une au seuil de la porte, l'autre au pied du mât de pavillon; une batterie de six pièces de canons de montagne était braquée à quelques pas en avant, à demi cachées en ce moment par une trentaine de chevaux tout harnachés et qui rongeaient leur frein en blanchissant leur mors d'écume.
A la vue de don Santiago les sentinelles présentèrent les armes et s'écartèrent respectueusement pour lui livrer passage , tandis que là foule était tenue à distance par quelques soldats préposés à cet effets et h'ai'vait d'autre moyen d'assouvir sa curiosité que ! celui d'interroger les peones des étrangers, qui surveillaient les hevaux de leurs maîtres. . : ' . .-■■;■ .■.-.-.. : -
Les deux hommes pénétrèrent dans la maison après avoir traversé un saguan rempli de soldats, ils entrèrent dans une saileoù plur sieurs officiers discouraient entaeux à haute voix de l'arrivée des étrangers; quelques-uns de ces officiers s'approchèrent de don Santiago pour lui demander des nouvelles binais celui-ci, qui ; peut-être n'en savait pas plus
I'.r i rT3ïi~s3K?£i*iS5ï.;
",.. ; Ces ■é&angefs»; ï àr qui- : ion donnait : ainsi un jUr^ auquel i ils t s'avalent pr^ahlement que' des droits, îf fo$ fconieslables^étaient au npmbr^ :de cinq.
ballerôs^ dit-il en s'inclinant avècmne* poli-! tessé* étudiée,; 4e m?ef forcerai ^pendant lel temps qu'il wus plaira de proloiïgeT ; nvatre
.. .. __. ^ i visite iparmineusi; de rendre? votre ? séjour
; Leur escorte .etaAkdemeureeiaU; dehors, lin agréabte.M<;-^ nh --mirai ^vv' ô ^ :•..;> o? les aperceyantv Je jeune ^rancais-r^unt avec ; . : . ,: ^.jje Vous remercies eabatleroy au mom; de
peiue r! une/ •.èxclanialion ; .de m surprise*. De ^ces j ?rn ;es i compagnons n ©t£ <au.?mien / répondit' un f #u%11e r veùl bien- m ? oetrèy+ çinqf T p<KsuRuages,]i^ pidsldhgiemps^ejà ^mon
nnu.f>arto c il ôiuît inimrJfi R.AttAïinm, a, mnftnnr; ;V:OUàV*p]aîfr;'d ! ë nOUS* SOUhâîterJv -permetteZ>-i ^«Viiniififir: W>it KocKliïimhc' c
seulement de rectifier; fsiîr uni point,
gôuverneimënt depuis" lé ■ Commencement de
cf lie -dé^ioVablé Tévôlté/ ' t&dtrïgnê vbtiis v cori^
tére^Té g^âdë'déGôloj3eî. ! ' :; ; » s-^-^ ^
: — 'Je remercie- Sa * 'Majesté H de sa bienvëij-
sollicitùde 'pour^oiv^'répoinyit dbn^Pa-
que/Certes .il était Iqimde s'attenjce! au rencQnr tœi^'jBtt ^pareil- Heu.
^blo^aveÇunspùrire^aM
Qu'elle/ veut bien m ? oGtrèyer i^u joUt d ? hUi,UiB-
■■■■'-*■ : ëp(&mè^a : ïàit
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?:.-ï:,::;î-;1>': \ V. I/eiltf^ Villes
SiEmile Gagilepainse fûMrouvéuansunej disposition 1 plus calme, .certes 'le spectacle
moi seulement ae rectiîier; fsnr un
vos paroles ;: ce" n'est pas une visite; que* nous!
faisons, : à vous' et ;à ' vds. ; braves compagnons,;
si dévoués et si loyausx^champions.de^Espa 1 -*
gnè, nous venons; chargés t rl'une .mission ini-;
portante par -notre souverain ;el; le vôtre; ■ ■■■■■'' *■:■■ ! — : Nous sommes; prêts a écôuterla co'mmu-i
nic^tion de- ce messagers caballero;: m$i s. d -a- ;
bordj veuillez mous. faire connaître^ voire nom;
et ceux -:des honorables ; personnes^ qui vous:
accompagnent^ ■* •<■■■: ■..-•■;.• .:i - y-t -; « -'Oj L'étranger s!iïiclinav . .;: : u ,--. . i — Jesuis^diMl^don Antonio Zinozain.de"
Figueras, lieutenant-colonel iau service de Sa*
Con qu éf ir sur lès ' ebamps' de ba taille, ojèlm j^i versé .comme'd^-i'eau rnonsangpourUe soii 5 tiên des droUsdeSa M^es!é ;i sacTèe. ; ".
! '-^ : M\& sais, cabâUerd;-fiiisvi^ H ? ést L e^vpâis -à" Cette- seule dislînctibhque" Sa Majesté ^bôrne ses faveur?. *'-ru--:> -.a
■ — 3e; vous' écouté, sénor. ;i •■■-■"':--*'• -;-
— Sa Majesté nbn-seuiement r a résolu -^'o placer sous' vos 'ordres im niédiatsuri C ïr p;s ue
étrange: qu'il avait sous ; les yeux eût éveil loi , Majest f/ le roi.fJ : lSspague eV des, -Indesw-
nonHseuleiïien t sa gaiete^mais: encore sa -verve caustique; cette parodie eilroniée des; entre*-! vues accordées, par les chefs d'une 'puissante: flla 'jou^ au^; représentants d?une autre, jouée; serTmïseinent; : par ■.: ces. 'bandits, aux s. traits; basset erûels; aux mains rouges m oiiiîé renard s et moitié lou ps ». dont les ? .manières..; affectées avaient quelque: chose j du vii et do repoussant, impressionnait ûésaM gréablemenl le jeune homme et lui; faisais êproiivtM' un iadêfinissable; sentiment .de dé .goût et de pitié = pourries of flciërs espagnols, qui :ne 'craignaient pas de veniri .lii'inlorér ■humblement le secours de ces féroceB partisans -Avn'ife méprisaient au fond, du cœur et que si' longtemps ils avaient implacablement poursuivis pour les punir de leurs innom- Jbrabl^s inéfails. ■;, .^ - ;■-. -.* :-.D
; Du iv;ste, les officiers éspagnols:.semblaien,t avoir parfaitement conscience de leur mauvaise situation et- de la démarche réprèhensible aux yeux >rîo l'honneur et:du dro.itdei gens qu'ils ne craignaient pas de faire en îce •in«metitu '■-'■■■' ■■■■■■.■■*:■ ■'■■•■?! ■■
■ r- Malgré l?as^urance qu'ils' affectaient et leur tenue hautaine, la rougeur de la;hontecou:4 vrflit leur Jront; malgré eux, leur léle se baissait f-tleurs regards ne s'arrêtaient qu'avec: une certaine'hésitation sur 1 les: personnes dont ils étaient entourés, etiquevsans: doute, ils eussent désiré moins nombreuses; r>-:
; Celte pompe 'insolite., déployée àleurin- -tention dans le^but évideni de ■ leur couper toute retraite et demies engager ■ 'irrémissible (rtientv leur pesait^ car, ils. comprenaient toute la portée n"une telle mesure et le retentisse-^ (ment qu'elle. Jie manquerait: pas d'avoir au dehors des montagnesi •. . :-
■ % lia tenue ,.des ; > Pincheyras ; .foroiaity avec iiëlle.'des Espagnols,, un 'Contraste, frappant* , - ^Tumultueusement groupés autour de leurs «hets, V'osil railleur et :1a tèvrë; sardoniquèi ils cliuGhotaient entre eux à voix bass&j - en ietantparr.dessus leiuiépaule dés; regard s dédaigneux à ceux que leur mauvaise -fortune contraignait a impLorer léur:appuit..: i ï ■■ ;■ . Don Pablo ^Pinehéjrra' et ses frères ;conser^ taiént seuls une contenance convenable';: .ils. sentaient : leur, cœur sevgonfler d 'orgueil dans
Bien souvent voire nom- est venu jus qu'à. moi, senoï-cabâiiero, interrompit don 1 Pabio. . •!::■■, .■:
--Deux Vautres, capitainesde Sa Majesté
^m'ont.étéi ad joints, continua don Antonio enj
de- sang,^ -tes :désïsnant':an partisan, don Lucio Ortegai
'■ - ■ * et don Estevan Méndoza. t ï- : !
Les deux officiers dont les noms venaient' d'être prononcés saluèrent* cérémonieuse-; UienL- ■ > ;•; ,-■> ■'■. : --"'-' ! -■■■■ '- : .-: ■■■■ . : •
Pineheyrasleur lança Un regard perçant, efc,i sfadressatit. à celui qui avait été; désigne sous| le nom, de dou E^teva n M endoza : ! '
-'-"Wa prudence, sans douie, vous a engagé^ caballero^ à vous cacher modestement sous le^ -aom;dedon Esteyan.i . .-■:': -.■-. . Â -:.-. i; t . ■■{
;— Senor^ balbutia .l'EspaguoLî .'.-■.. .--.::■ ; ,,-r- 'Hassur^z-vouSj.caballerOi continua- ;don Pablo;; bien qûft. ces précautions soient: inu-. j liiesi- j&comprends vos scrupules; votre inco-i g ni to sera respecté; •■. ../.:: ■
Don Estevau,:ouvdu. moi nsila personne qui i s'était donné; ce. no m ^rougit de honte:, et de* confusion à.ces paroles à double tranchant ; mais il ne trouva^ rien à répondre et! s'in ; : clina silencieusement avec? un geste de dépit rnahdissimulé; .; •: .*,= -. •-■•■: ■,. .
DonRablo sourit d'un ait uarquois jet, se tournant vers -don, Antonio*: .• -•;, S- :•■ : l — ■ Continuez je- vous prie, . caballerov lui |
dit-il.. ■' .-.■.-■•■■'- .:!• s .-•; 1 '- -:;■ -■'.. ! ■:■ ..i,-iii>i) " -;
i Celui ci avait été; aussi surprisi que, contra- : r 1 rié de robservatiantTailleuse. du^ partisàny v et t I ce n?avait été qu'avec: une; certaine difficulté q.uftl était parvenu' à.iGacher le désappointer m en t: qu'elle lui ; avait [fiait éprouver; 1 aepenw difmt,. ainsi iiiterpei lé. par : don- Pablo^J il. >s' in^ clina et répondit: .- -. -.■,> -. .; -.:-'- h .:>n
-.'.: .-W Les; deux autres personnes qui m.'accomr gnent.sont:: l'ùne/un chef indien arauGàhrer nommé. ; i ; -,i ■:,:.'■.• \;-.^^ yy : ^-. ■-;,-' ! :^ii ..■j ? ** Je -le; connais, nfcPincheyra, iby a Jong^ tempsque le,capitan:Mnrilaun etmoi-^oiis avons:dor;nii}.cô.ieLâ côte,,soûs leanêm6:.tQtd04 comme deux frères gui s'aiment?! ensuis donc heureux ideleivoirvi:= vl-ù W : , ^, ^h:A A ■■■: r^ Et môfcde:imêmej: répondit leichéf ^en;BX^; çeilentiespagnel; sîil .( n'avait dépendu >quecde ma vol()htéV depuis plusiéursjniois déjà je xxië
deux 'cents 1 ; b qmmes /: &è { :! êaVfifefio : îfé^uliêife oôfïj'm'â-n'dé- p'ar. 'mdi et d'autres' : o f ficièts- ' dte l'armée , mais ;i ëncore T elle;- vous ;; autorise, ' par un décret dlûrn ent 1 sign é par elî e et eTire- ;gistre h la ^liancëltèrie, de prendre pour/, le ;Cor ps d : a'%iée : placé sous vos ;ord res le tttré'de Corps fidèle fiés' chasseurs; ëfS'tUèniagnes^ d arborer ,le r drapeau -royai^écariélé dé Gastille et (ie Léon, et de placer 'là J cocarde espagnole 'sur les coiffures; ue. Vos soldats. 1 -I --'
— Sa > Majesté^ «Raccorde ces' :f aveurs '•■■■insÉgnés? -interrompit ddn ; Pab.lo avec un-^éienassement joyeux dans la voix. , r ' ■'-'..'- -; LJ :- = — Eiv -sUs, ; continua impassiblement^ don r Antonio : 2inozain > Sa i Majesté' : \ coniiidéraht -que-"-î;' jusqu?à' présent, ! guidé : 'seulénieïit par votre dévouement et vôtre inviolable fidélité v T vous a vez soti tenu la >. gtierré' . a vos -risques' et périls; dépe"h<ant et compromettant votre mJ - fortune • pour - son service;, sans espoir de rectrërdati^cés énormes 1 âé<~ botïirsés Sa- Majesté, dis^je; a la sagesse-de qui rien n'échappe, a jugé convenable 1 dé voùs'donner une preuve -de- sa haute. satisfaction/pôur celte conduite. l<tyàlë, En consë- ^ueiice, elle a' ordonné qu'une somme 1 de ceut mil'lë piastres fût mise' \ mmêdiâteïrient M vdtre-dispositiori,\afln l devôus couvrir d'une partie' dé vos dépensés, et/ en pi m\ t elle ■ vojip liutorisëà préleVeriSAir toutes les contributions de guerre qU g vous imposerez au"x villes qui tomberont en v o'trè pouvoir, urt dixième, dont vou> disposerez à votre gré coniine étant votre propriété pleine et : entière 1 , et ce jusqu'à Conurrencede la sommedécHntaulrrs-mille piastres' fortésv Sa-Maje^té-ihe ch»uge, ;, en outrèj nar IV.ivt pftirii^« rifi Son' ^TîVr.fillenCH liR-'vi(;ft'rdi:
; Ai ns V fit . rlon '. Pab lo • ■ en - se 1 . ' Ted ressaht avec uniôrguéitleux : sourire, : maintenant ;j;è suis bien Teellemeut : un chef dé guerre?-; ' L -— Sâ-MajëstïVen/a idêeidé ainsi;; répondit fro ! iden(len-t' j dbn i Antonio. "" ' ; J ;i M, : ; '- ;: ; J; :-; ; —•Vive 'Dibs 1- s^cria 1 \é partisan *.* âveC '-un geste de uienàcèi : * Sa 1 Majesté abieii- fail'V car je» ju rë^D'ieu : que' de 'tôlis ceux- q UtJ. J an jour 1 -
jesera^le
leur poitrrùevén songeant! au rôle ique la, f &î? t seraiseréuni & vous,èhef ^par^* que vousiètes?
tune,- par un:>de.sés ïncom|)téhensiblès-'ca^ I brave -corame de jpLusï redoutable cHimèn:dè'
pricesv-lésappeiâitsùM'tiamenfcà jouer;ils:prev ! ma nation. ^ r^nojd -^ r^i<y:A:iU',\'r) yy^}
naieot au «érieux ce \rôle ebse; croyaient de j iDouPablojpressavlaLmaihd'tî^ohëï*
bonne tfpkàppel'és àxeplacér: par la force, dé ! — 11 ne me reste plus, caballero, reprit don;
leurs armes, sous la domination ; espagnole, jAlitonid, .qu'à-vousiprésentereetiôMciér^-J
œs; riches^coloriies qui ilui. ;êchaippàî:ènt -si i c >^4> QlvesttLnutilevx^bali:ern^ii4té.r\rôinpitvVh*e
pTovidentielleoiBnfc ^^^^^
Getteoim|iteoable<l0i^uaftlion,iqufelveùt>iiîuë imêmese,©résêntefacen;nous:in&trnI'^
tôt ou ; tardi-'lés ;boiitïeaJaixt;devieiïn©Bt à^ leur ! ««miitenBi;nHiB«ibu ™w««^«^*«i &**&••«
toufc5»iGtimés;dé:ceuxaîi#ilS:0^^
f : lor«qutelesïétrangter8^ùt?entDétê introduits
partîlesôabo ufâisaaïtVî^eBïUçetté lïCirconstauceV |«b inoùs^faisîiBt connaîteô le niéasag©» dont:
. . »,^ li ...„^..- ,^-,-i — 1„~ i iï.„k y<mis êtes5pnrlàUrïp6ur.nous>
\ veux^qùfe^dâns , u¥ siêèlë; W petits l mmw Idéâmdjhtnës ëlië^bus' : cémbattoh^aqioïir^ s d ? htii> trèïriblént'-ëhcore à^ Souvenir * fiel: nibïij
' Le féroce partisan , s'était 1 '
lants ^rV^égârd^ÛttéîlfïMciblfé^ér
énergie sauvage.. ., ; , ^y '"*■
! i^^ssjsmnt^ ; fu£èin> êitm à iW L^n
fdnctiteinsxâ^hnissi'er^€Jt 5 qùedes premières sa* îutationsciètoerd étéi échaDgeegj :don : ?PabÏ0'
pirichfty.m^t ! ia^&tdMI:iiOi- -r;w ^y^on^-m — Soyez les bienvenus à Gasà -Trama,- ca-
i«— • Sefioî£xatbaïiér@,o rep oit: don Antoiïi&Zi*^ nozain f le roi, mon maître tt> -te^èia?^ &atisn 'fait des seïviess que vous avez rendus à son
ZENO ÇABBAL,
atteignit bientôt îeparoxysine de la joie et du délire ? u r .■-. V'ih) f riï?.' l ïï tnMf?"! ; : ïVj !■='! >->K" -fLes: natures.primiiives sont (faciles à; entrai ner; ces hommes^ & -demi: sauvages,; seisen^ talent récompensés parlés iiofcneùrs accordée a leur chefc.'Hsc délaient; fiersi d©; luiiet témoi -^ gnaient la joieijq^iisépr^uyaient'àileuriiian^re, 'C'est-à-dire enicriaat'.àlile-têté <èt en gêslïoulaatv..-: -fj'ï :;■■■ -'V..rc; : ^- ■■-'7 <. nw~-"i • aies- Ëspagnols^eux^mèmèsi: partagèrent 1 jusqu'à un*ertâin: poin&iiîentfaînenieniigé^ néral.; ptmdahtAin instant, 1 ; l'espoir, presque; éteint dans leur cœur*- se réveilla laussl fort qu ? au premier jour; et -ils se- surprirent* croire à un succès désormaisiimpossibJe.
;En effet, &upoint:ôu. en étaient arrivées les choses^ cette -dernière : tentative '■■} faite» par les /Espagnols ; n'était ^q u ? un ■■> acte*: dé * f o Ile témérité dont le: résultat ne devaitêlre que le prolongement, sa us nécessité aucune, d'une guerre d extermination entre: hommes de même race et i parlant ;la' ; même:? langue; guerre impie et sacrilège qulls auraient dû> au contraire, terminer au plus vite,; afin d'ê~ paTgniT Peffusioudu sang; et cde-ne-pâs. quitter t?A mérique sous le> poids ; de : ia> réprobation générale, chassés bien plus- par làrïiaïne des colons contre eux que par uu sentimentde-patriotisme et de nationalité que ceux-ci ne connaissaient pas encore et qui ne pouvait exl-ter .sur urie terre gui jamais, depuis sa découverte, hi'avait été libre. ; .
■:Emile .■GaëD'epaiu,-. seul spectateurs part ses motifs de sûreté. personnels^ complète^ ment: désintéressé dans la^ question; >ne' put cepen tant- cotisenvAîï, son, indifférence et assister f roi' .tentent à ^eettescène; il aurait même fini par se; laisser aller à: l'entraînement général si la préM-nce des deux offieiers-e*pagno ls, c- u se première de toulés : ses traverses, ne Savaient retenu-, '.en. lui inspirant une appréhension secrète -que vainement' il . essayait de combattre, mais qui, malgré. musses elïbrls, persévérait avec une ^opiniâtreté de plus im plus mquiélaiite pour 'lui;:; •:
Men /que 'leijeuheiErançais fût placé fortin évidence près du secrétaire de don jPablo Pincheyra, cependant, depuis I eurentr- edans la
salle, les Espagnols nUivaienti point* sembés'apercevoir de sa présence; pas une'seulefoL> leurs regards ne &'élaieiït;dimgés<de son; ; côié, l)ien<qu'il;fût certain quUls' Pavaient aperçu . Cette obstination à feindre de -ne -pas le voirlui semblait d'autant- puis extraordinaire de la part de ces. deux hommes, qu'ilsf Savaient aucun motif plausible pour l'éviter; du moins a 1 le: sup posait'. \ ■-.. .-■ ■ : ' . : > ' i - ■
fëmile avait hâte queTcnli-evueMMerminée, afin de s'approcher du. capitaine 'Oilega et^de lui demander l'explication d'un procède qui' lui paraissait no m-seutement : blessant pour 1 luii mais qui semblait- dénoter dés intentions peu amicales à- son. égardv ' : ■'■■•■ ;
Lorsque le tumulte commença: à s'apaiser^ que- les: partisans, eurent- enfin cessé ou a; peu pTès leurs vociférations, don Pablo réclama
, — Je vous remercie de votre, offre gênéreusef êlïttf ; ïé£bndit-do'fF Pabioi; e t t : -'jë ;J l'acèept ë avec empressement; Vos ' guerriers ' s'o ni; braves; vous, votre réputation 1 de-ebÏÏfa'gé l et ; de sagesse^ a depuis* = lorigtèmps^f fiinchi lés limites de votre territoire ; lesécdurs<què votï? m'offrez sera fort utile au service de Sa Majesté. Maintenant, caballeros, permettez moi de vous offrir l'hospitalité; vous êtes fatgués d'une longue route et devez avoir besoin de prendre quelques rafraîchissements avant de nous gui lier. Puisque rien ne nous relient plus ici, veuillez me suivre.
— Pardon, serïor coronel, dit alors l'officier portugais, qui s'était jusque-là ténu modestement a l'écart; avant que vous quittiez ceite i^alle, j'aurais, moi aussi^ si vous me le perf.iïïettez^ à, m l 'acquit ! ter - d ? uhé mission dont je suis ; chargé 1 près de vous; ii:f - ! u: .. 1 "■ ' ;r * ' 1 : Malgré sa puissance sur lui-même, don :i Pàe bio laissa é'chapper : un : mouveméht : de contra^ *r.iéte,' presque aussi tôt réprimé; ' ' ■ ; ■ | —Peut-être vaudrait-itmïèuXvSenot'ca^iritHinevréponait-il'd^un ton e<)riciliantVremëttre
nomme, don
nëtir'âë "servir^
armée* de- Sa :
sahs^plus taVder. : ; ' ; ; — M'y vbïciV 1 *senbr^&^ avant ; de :
m'àcquittër duHn'essâ F gë' dont' je suis changé; -je devais d'abord' me faire connaître officiellement de vous.
î ^ FoVt L biënû côrit nuez. - 5 ; ' ^
. ^Légénèrà'l don Roqué, marquis de/Cas-lelmelhor, commandant en chef là deuxième^
CheyraV côl6'nêt : commandant' uhe'icuadrilla 'au Service dii Sa Majesté lé; Tel ' d'Esjyâgne, ^pour vous prier ' de vous expliquer clairement ; et calegoriquement.au sujet de' la marquisç
à uri autrè^momeiit piùs convenable ia'.conipunicatiohique, dites-vousVVbù's àvezà'me faire.- : - ' ^ *''■■■ '-': î! :: ■ ,;: ■'■■■'. il ' ; ■ "■/''' : ;. I '^- Pourquoi donc cela, 'seîïor : coronel^ ré 1 liliqiia viVement ; lé Portugais; le moment in e riaralt, à moi. fort convenable, et l'endroit <>ù <qôus nous trouvons des mieux' ; appropriés.
D'ailleurs, ne venez-vous pas d'y- traiter dès sujets de la plus hautejmport^nce? ; . .V \ —-Gela peut être, s^nor; mais il mé semble que cette audience n'a" 'que- trob 'duré déjA ; i elle s'est prolongée au delà des limnes ordïnaires/ "Vous, conimen'dusi 'devez avoir be- .-îoin de 'quelques heures de repos?
i 4-^ Ainsi, senor coronel,' vous refusez de di J entendre^ reprit sècheuien t Vof fi cier'.' • —Je ne dis pas cela, répondit Vivement don Pâblo; ne.' Yousrnépréht z pas,; je vous prie, se'fi'ir ca|iitairié, : : sur le sens que j'attache à mes paroles, il é yous adresse Une sini p lé: oh ' servation- duhs vôtre intérêt 1 seul ; voilà 1 . tout,
séîïdr^ 1 ': :j,; .v- ^ ■ ' ; - :i '■' '':- , "■ '\y'"
\.^- S'il en 'est ainsi, caballoroj permeitézm<vi, tbût^en votis' remerciant' de votre cour-
contre le droit des s gèhs^ prisôhuiôres dans Votrecamp 5 de Casa Trama/ !: ; ,r J
* ^-'Otil v fit don Pâblb; avec un geste idè d'ë- ■-■■;
négation, une telle supposition attaque; mon : ^honneur, seïïor capitaine, prênei'i/'gafCie.' ( ! . '—Je né fais pas l 'de* supposition i i caballeroi ' il J don Sebastiao avec ; fermeté,
repni
veuillez
■nie repbndre;clairement ; ces dauïes sont-elles ;
duï'OU-^o"ri ; én\V6'i;rê";p # oiiypiT?r- - ; '• .V ".':- '". ;î Gèsidamés ont réclame mon assistance .
pour èchàppi^r aux' Tebèilés qui ; iès : 'avaient *
; failles' -prïsontnères^ ' ' • ■;■■' ; ' '■'■' :,! '■-■;■ '."--!
• i -.-i— .Vxiii's 1 les 'rétenez dans A'ôlre' camp, ici; à/ ' Gasa Trama T " ^ •' ". ■ * i; "'' ' -A ! Don Pahlo se touTna.d'unair dej/ité vers;lë :
i?iatiç«is dont il semait insliiïctivement que
; lé régHrd pesait- sur lui. -' : - i; •■■■■■■ ■' > s ■-- < : ■ ■ ; - — il est vrai, répondit-il enfin, que ces d'a-
imes 'se: trouvent'dans irion' ! canrip;. mais elles
dénia mission.
; Don'Pàblb.jéta'àladérbbée un ! regafd sur lé "peïmre ïràiiçais, puis ! il - répondit avec ' une cépugnahee vis°îhle : ' fVi '-■'■■''' c ' '
'. ^-'PaTteVdohci s'endri, puisque ' vous : i.Vëii-gez' r ; caballeros,: ajoutai ïl en ■s'àdressant aiix-
,ie suis- contraint u écouter ce que 'lb'l- J o:désirë : si ! ardemment, rue' dire ; maïs je ij!i'ë plais à ; croire ; qu ? il; né nous 'retiendra; pas longtemps?' : : *'" ,J v" 1 : . y*\.-:ï:i->.iM t '--.y,- m ;
— Q uelq ues minutes seuierheht, 'sefior. V ' ;— Soit, nous yous écoutons. 4i '"" Jît le par iisah; ; reprit û
prie ne, les r muser rejon général de Gastelmelhor, toujours vous vousyétes opposé si itis 1 de vagues prétextes; : -'- sl i ILa situation >èténdàiide plusléirplus; le r ■ pariisari sentait la colère bduilioimer dans-^orj '::' ;scin,.il comprenait qu'il avait été trahi, "que ! ! sa cbiiduile etàil cOnhue, que louCe; dënéga- . ''^ion^étaii-impossinie'; le toréVet 'o 'honnêteté "; àuv si Técémment ; lui avaient octroyé' les of- ; nciérs : espagnols, i'ôbligeaii à i se J cbn trainàfe: 'cependant il £ * nb fut -pas tnaître' <ïe" réprimer Hoii le m arqu è ue : ; niéçon ter>1© ihentv 'il ; y avait ■ ëiicOirë en lui trop du partisan et) du bandit: : ;i — Yive Dios! s'écria- t-il avec violence,; on '* ;croirâit^suïmoii;âme, que. : vdus nié faites en ■de moi-iient suKir ! un înterrogaloiïcjVsenbr -ca- "■ liitaine.- ; ' • :; ' : ----- --■■ - ---■ : ' :> '- j:f ' li 3l - ;: -'-- ; ; '■-■
r! —r C'en est un, en effet, oaibailëm^rëpondit-' 1 ' fièrement l'officier. ' ' '■'■'■' : - •--''"'■* •• ""
| ; Vous oubliez, il me semble, où vous vous
a -w ■ -j. 7—-, — , ,!« ^ ^«x^u» .*.uy*y x^uii'air enhtiyé le trouvirz et à : qui-:vôus : pàrlëz, senOr; 1
^S^^"i§^^SÎ^„?r? Iïar ^: à J 1 ^ 1 ^ Isi^qu'il^yait quiuè* bien' 1 qïiï\ f ît;boniie i i lii=3é i^bubjie^iénv]!aTOfiipii^mon
concèdes envoyés espagnols; niais don ka~ contenance; ùïi observateur atirârt cepénda ht toniO' Zinoz-ain fit .un pas. en avant; et, se irémarqué qull éprouvai lu ne vive contrariété
1X1 intérieure! Le Français^ mis sur ses gardes par Tyrov/ét 'qui jus^ùe 1 !^: n'avait, dans ce
tournant vers le chef indien oui, jusque-là', était demeuré impassible ^ètimueti écoutant etobservantlout ce qui se passait-devant lui, sans-cëpendanty.pTendrepart: ;^ : > ; ;-' - — Mon frère Mcirilaun, n^t^iLdonc rien & dire au grande chef pâle ? ; ;lui:demanda-t4U , 7^:9^ répondit nettement FÀraucan^j'ai-è iur dire, ceci-/. :Marilaun est : un Apor^Jlmën puissantparmi- lés^AuGas^rnille guerriers'sui^ ventquarid il l'exige sônickeyal partout s -oU il lui plaît de les conduire, son: uùipos^ est obéi^uftout l^terrLtoirefdes Pûëlchesfetdes Huiliehes A ; ; -Mar.iiauti> aime.ië grahd-père des> visages pâtes, il combaltràavëcises euétriers pour faire •rëntreir/rlausae devoir lès filsl égarésdu Toqui deslblaucs^ciriqi cents 1 cavaliers^ nuaiiGhes etpuelches 1 se r rangeront auprès de Pintfaéy ra quandOii lîordonnera," fcar- Puichèy^ ra a toujours été un àmideS'Aucâs^eTt ils leî ï?" s i-4 èrenl comme un entant deaeuàaationi J ai qit:Ai-ie bien Parlé, hommes miiseantc?
-je bien parlé, hommes. puissants? ) d'une r ypix f erme.j
•devoir sans' më'sOùiïier'dés 3 conséquences- probables
q u'i s'était passé; rfen 4 û : qui lu,i l fût ■ pérsotr-net,' 'lie lâissà r ^as échà^pér'cèt indice,. si'îé ;i gér ï qù ? il,î'û.t,' et,, tout 'enseignant là plus èn i( tîère indifférence 1 , Mlitedoublà 'û^ttehtion' et irh posa sèchement ' ! siléiice au ; 'secrétaire de 'don Pablo gui; sans ,'doùtev 'averti car ! soti -inattfei s%taït, ( tbiit à cou M l sehti le -bésoïn^é [causer avec lë;-jëuhê' homme auquel, jusqu'à 1 ce'mèmëtitv iil'Jn^âlvait ^as^dai^né' accorder' la rnbi^d^niaTqU^ide'Jfblitéèse;. <! , ! - - ; 'S\ rU • , r Àiû si rebuté, le-' sëfior Vallejbs se vit'coh-' tfaint de se renfermer de nouveau dans le mutisme sournois -qùï ^l'avait distihfeué r, pëiïda^t tout- ie coûrè de Mhtrévu^ ' : '
( î Le ca'ptàihë'pertù^aisvprôfltant^^^^ péirihjlssionqui lui, était ( enfin :ddrinëe^ : s'appro-
donc
s i: -ri;'i
partisan
redouter de ! iïi'oi ni dés'niiëns; 1 • nous ; sommes^ 1 des' éolrJà'ïs et : iiori;dës bandits -•^«vi*-* m^w sans 1 crâintëi 1 ' '."=-■' lU :' ;i L \ Don" 'Sebàstiao sourit avec amer;tûmë^ ! ! —Je h ■éprouvé âucuneadtre'craïn^s dit-il , que celle- de- ïië pas- 'ïéûssir dahs ! l*ac^ r cbmplissement de ma mission ; > mais je xe-" ■ marque que }ê wùsrTetièns^plus* Hië'^témps q^uSé' {é né i'aùratë désiré, 1 ' !je f nermiuè>âï 'donc 4 en deux mots la-ddh-PaiSlo PMcheyra^ïîof^-^ ficiër ; espaghol; tiiori- générai me charge- 5 âé rappeler que -'son; honneur ^ de soldat exige qulf ne manque pas ^ sa parole Idyaiteineiit donn< e; eii rëfeùant * contré ! leù r j gré deùi ; ■- 1 dames qui, de : ïeùt propre ' vplontè| ^e s sont - ! riWcéës/sotis sasaHivegarde;4iie ; prié :ën s cbri-: : ; - ' -equence de merles remettre pour qùMiés
sans Pincheyra, homme pour lequel les mots honneur et loyauté sont vides -de, sens et qui ne recherche que le lucres le marquis de Gastelmelhor offre une rançon de quatre mille piastres que je suis chargé de compter, contre la remise immédiate dès deux dames.
Maintenant j'ai terminé, caballero, c'est a vous^e me dire à qui je m'adresse en ce moment, si c'est à l'officier espagnol ou au Mohtoriero.
Après ces paroles prononcées d'une voix brève et sèche, le capitaine s'appuya sur son sabre et attendit.
Cependant une vive agitation régnait dans lasâlle, lés partisans chuchotaient entre eux eh lançant des regards courroucés au téméraire officier qui osait les braver ainsi jusque dans leur camp ; quelques-uns portaient déjà la main à leurs armes : un conflit était imminent.
Don Pablo se leva, d'un geste impérieux il calma le tumulte, et lorsque le silence se fut rétabli, il répondit avec la plus exquise courtoisie à l'envoyé du général.
— Seîïor capitaine, j'excuse ce qu'il y a.d'acerbe et d'exagéré dans ce que vous venez de me dire, Vous ignorez ce qui s'est passé et ne faites que vous acquitter de la mission dont on vous a chargé; le ton que vous avez cru devoir prendre, avec un autre homme que moi, aurait pu avoir pour vous des conséquences fort graves, niais je yous le répète, je vous excuse parce que vous me supposez à tort des intentions qui toujours ont été bien
que jamais veiller sur ces deux pauvres dames ; don Pablo a trop facilement consenti à les laisser partir.
Et il quitta la salie en hochant la tète à plusieurs reprises.
YII1 IiC toldo.
En quittant la salle de réception, Emile Gagnepain s'était dirigé vots le toldo habité par la marquise de Gastelmelhor et sa fille; en agissant ainsi, lé jeune homme obéissait à un pressentiment qui lui disait que, dans ce qui s'était passé devant lui, une sombre co^ médie avait été jouée par don Pablo, et que la facilité avec laquelle il avait consenti à laisser partir ses captives cachait une perfidie.
Ce pressentiment était devenu tellement vif dans l'esprit du jeune homme, il avait à ses yeux si bien revêtu les apparences de la réalité, que bien que rien ne vînt corroborer celle pensée de trahison, il. en avait acquis la certitude morale et aurail au besoin affirmé sa réalité.
, Entraîné malgré lui et contre sa volonté
l' dans une suite d'aventures fort désagréables pour un homme qui, comme lui, était venu Chercher en Amérique cette liberté de mou-
pleine et entère; elles jugent aujourd'hui pouvoir s'en passer, soit; elles sont libres, rien ne les empêche do partir avec vous; elles ne sont pas mes prisonuières, je n'ai donc pas de rançon à exiger d'elles; ma seule récompense sera d'avoir été assez heureux pour leur être utile dans une circonstance très périlleuse ; voilà, sèîior capitaine, la réponse que je puis vous faire. Veuillez informer son excellence le marquis de Gastelmelhor de la façon dont j'agis avec vous et assurez- le que j'ai été heureux de rendre a ces dames le service qu'elles ont réclamé de mon honneur de soldat.
— Ce' te réponse me comble de joie, caballero, reprit l'of licier; croyez quejèconsidérerai comme un devoir de faire disparaître de l'esprit de mon général les préventions qui s'y sont élevées contre vous, avec une espèce de raison, permetiezrmoi de vous le dire; il ne vous connaît pas, et vos ennemis vous ont noixci.au près de lui.
— . Donc, voilà qui est entendu, sefïor; je suis heureux que cette grave affaire soit enfin terminée à notre satisfaction commune. Quand désirez -vous partir?
— Lé plus tôt que cela me sera possible, seûor.
— Je le comprends, le marquis de Castelmelhor doit être impatient de revoir deux personnes, qui lui sont si chères et dont il' est depuis longtemps séparé; cependant ces dames ont besoin de quelques heures pour faire leurs préparatifs de voyage; elles ne sont pas, prévenues encore. J'ose donc espérer que vous accepterez l'invitation que j'ai faite à ces cab'alléros, et que vous consentirez à partager l'hospitalité que je puis leur offrir.
-!- De grand cœur, cabalUiro, cependant je voudrais qu'il me fùtpormis de voir ces da^ mes sans retard*
t^- Je vous conduirai moi-même près d'elles, seîïor capitaine, aussitôt que vous aurez pris quelques rafraîchissements. "
Le capitaine s?incUna; "uhé plus,, longue in ■ sistà'ncé aurait été de mauvais- goût.
Don, Pablo sortit alors dé là salle avec ses hô'tés ; ;ét ses plus intimes. officiers; entassant près- du jpeiinre français,, il ne. lui dit" pas , un mot, mais il lui lança Un regard, sar&briqiïè' accompagné 4 un sourire qui ; donna fort & réfléchir au jeune homme;
r- Hum, mùrmura-l-il à partlui, tout cela n'est pas clair, je crois qu'il me faut plus
vements et celte tranquillité d'esprit que son pays, bouleversé par les factions, lui refusait, le jeune homme avait fini, ainsi que cela ar^rive toujours, par s'intéresser à cette position anormale que les circonstances lui avaient faite et à suivre les diverses péripéties de la lutte étrange dans laquelle il se trouvait jeté avec l'anxiété fébrile, d'un homme qui voit se dérouler devant lui les scènes d'un drame
émouvant. Déplus sans qu'il y eût pris garde, un sentiment qu'il n'essayait pas d'analyser a^ vait sourdement germé dans, son cœur; te sentiment avait grandi à son insu, presque insensiblement, et avait fini par acquérir une force telle, que le jeune homme, qui commençait à s'effrayer de la nouvelle situation dans laquelle son esprit se trouvait placé tout à coup, désespérait de l'arracher de son cœur, et de même que toutes les natures, non pas faibles, mais insouciantes , n'osant s'interroger sérieusement et sonder le gouffre qui s'était ainsi ouvert dans son âme> il se laissait nonchalamment entraîner par le courant qui l'emportait, jouissant du présent sans songer à l'avenir, et se disant que, le moment de la catastrophe arrivé, il serait temps assez de faire face au péril et dé prendre un parti quelconque.
A peine avait-il fait quelques pas dans le camp que, en tournant la. tête, il aperçut don Santiago Pincheyrà à quelques pas derrière lui.
Le Mônlonero marchait nonchalamment, les bras derrière le dos, lès regards vagues, sifflotant une sombajùeca entre ses dents, ayant .enfin toute la démarche d'un homme désœuvré qui.;se promène; mais le peintre ne s'y trompa pas :. ilcomprit que don Pablo, em- -*'-"- * par ses hôtes, auxquels il était tenu de
— Ma foi oui; entre nous, cher sef£or> ces réceptions d'étiquette m'ennuient; je suis un homme simple, moi, vous le savez.
— Garaïl si je le sais, dit le Français d'un air narquois ; ainsi» vous êtes libre f
- -~ Mon Dieu* oui, complètement;
— Eh biênl je suis charmé que vous soyez parvenu a vous dépêtrer de ces étrangers si fiers et si hautains; c'est bien heureux pour moi que vous soyez libre, et je vous avoue que je ne comptais guère sur le plaisir, de vous rencontrer si à point,
— Yous me cherchiez donc? fit don Santiago avec étonnement.
: —n Certes, je vous cherchais; seulement* vu les circonstances présentes, je n'espérais pas, je vous le répète, réussir à vous rencontrer.
r— Ahl pourquoi donc me cherchiez^vous ainsi?
— Voilà, cher seigneur, comme je sais: de longue main, que vous êtes un de mes meilleurs amis, j'avais l'intention de [vous der mander un service?
— - Me demander un service, à moi?
: — Parbleu! à qui donc, excepté votre frère don Pablo et vous, je ne connais personne à Casa-Trama.
— C'est vrai, vous êtes forastero- étranger.
— Hélas, ouil tout ce qu'il y a de plus forastero. ; "
— Voyons le service? demanda le montcn nero, complètement trompé par la feinte bonhomie du jeune homme.
■. — Voici ce dont il s'agit, répondit celui-ci avec un sang-froid imperturbable, seulement je vous prie de me garder le secret, car la chose intéresse d'autres personnes et, par conséquent, est assez grave.
— Ah ! ah 1 fit don Santiago.
- — Oui, reprit le jeune homme en baissant
af fimativement la tête, yous me promettez le secret, n'est-ce pas ?
— Sur mon honneur.
— Merci, me voilà tranquille; je vous avouerai donc que je commence à m'ennuyer terriblement à Casa- Trama.
— Je comprends cela, répondit le montonero, en hochant la tète.
— Je voudrais, partir.
— Qui vous en empêche?
— Mon Dieu, une foule déraisons; d'abord les deux dames que vous savez.
*- C'est juste, dit-iLavec un sourire.
t— Vous ne me comprenez pas.
— Gomment cela ?
Damel vous seinblez supposer que je dé-
faire les honneurs du camp, avait délégué son frère; afin de suivre ses mouvements et lui rendre compte de ses démarchés. ..
Le jeune homme ralentit peu à' peu le pas, sans affectation, et, pivotant ; tout à coup sur lès talons, il se , trouva riez a "riez avec don Santiago» "."./...*..' ? . ':■','
. -*■ Eh ! . fit-il, en, feignant de l'apercevoir, quelle eharmantesufpriséy, senbr,, . , vous . avez donc laissée votre frère don Pàblo le soin de traiter les officiers espagnols. ■ .".' . ,.■..
■ — Gomme vous te; Voyez, .seîfor, répondit; l'autre assez il interloqué et rhe sachant .' quoi répondre.
J — Et vous yous promenez, sans doute?
sire demeurer près d'elles, tandis que ce sont elles, au contraire, qui s'obstinent à exiger que je demeure ici.
Le mohtotiero lança à la dérobée un regard soupçonneux à son interlocuteur, mais le Français était sûr ses gardes, son visage semblait *de marbre. . ■■■
— Bien. Continuez, fit-il au bout d'un instant.
— Vous savez que j'assistais à lenirevue.
— Parbleu 1 puisque je vousyaicondu.it moi-même ; vous étiez assis aupiès :du secrér taire., '.
.— ? Le seîïor Vàllejos, c'est cela : un.bien aimable cavalier ; eh bien 1 ces dames sont sur le point de quitter Casa-Trama. Don Pablo Consent à leur départ.
— Vous voudriez partir avec elles ? /
— Vous n'y êtes pas ; je voudrais /partir
c'est vrai, mais pas avec elles; ipuisqu'elles s'en vont sous l'escorte des officiers étrangers, je leur deviens inutile.
— Eneffeil ■-.-.■■■.-. ■-
— Donc, elles n'auront .plus de prétexte pourm'empêcher de me séparer d'elles. ....-<
. : «-.C'est vrai! alors? : : -X # '- .-■- -\
--Alors, je désire que; vousme fassiez accorder par votre frère, à moins que vous né; préfériez me le donner vous-même, un;saûf- ? conduit pour; traverser: en sûreté vos, lignes ■et regagner; au plus vite le Tuçuman que 4e; n'aurais jamais dû quitter; v ; jj >
imp. Ch. Schiller fils, 10, r. du Fg-Montmartre.
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