‹ Zéno CabralChapitre 4 sur 21 · ZE3N T P C^RAL · texte numérisé non relu

ZE3N T P C^RAL

sition bizarre des .branches et l'enchevêtrement des lianes; ,■ , .

Ces soldais soïit extrêmement redoutes des Indiens et des nègres marrons qu'ils ont surtout mission de traquer et de surprendre, indiens eux-mêmes pour la plupart ou -métis, ils connaissent à fond toutes les ruses des sauvages , luttent constamment de finesse .avec eux et ne leur font jamais qu'une guerre

Us sont fort estimés dans le pays à cause de leur courage, de leur sobriété et de leur fidélité à toute épreuve; aussi la présence d'une douzaine d'entre eux dans la caravane était-elle un indice certain de la position élevée qu'occupait dans la société brésilienne le chef de l'expédition ou du moins de la troupe de voyageurs.

La caravane s'était arrêtée, avons-nous dit, sur le point culminant de la montagne ; de cette hauteur la vue planait de tous les côtés à, une distance considérable sur un magnifique paysage de forêts, de vallées accidentées traversées paT d'innombrables cours d'eaux, mais pas une maison, pas une hutte ne venait animer celle splendide et sauvage nature; c'était bien le sertao, c'est-à-dire le dé-

sert dans toute sa majestueuse et abiuple splendeur.

Les voyageurs, peu sensibles aux du magique kaléidoscope qui se déroulait •devant eux, et, d'ailleurs, fatigués d'une longue route faite à travers des chemins presque impraticables, tandis qu'un soleil torfide déversait a profusion ses rayons incandescents sur leurs têtes, se hâtèrent d'installer leur campement de nuit.

• Tandis que quelques-uns d'entre eux déchargeaient les mules et entassaient les ballots, d'autres dressaient une tente au milieu de ce camp improvisé ; les plus vigoureux faisaient un abalis d'arbres centenaires destinés a servir de retranchements provisoires, et les derniers allumaient les feux destinés aux apprêts du repas du soir, feux qui devaient être entretenus toute la nuil, afin d'éloigner les bêles fauves.

Lorsque le campement fut complélement installe, un cavalier de haute mine, de vingthuit à trente ans au plus, dont les manières aristocratiques, le regard fier et la parole brève dénotaient l'habitude du commandement, donna l'ordre de faire approcher le palanquin qui, jusqu'à ce moment, élait demeuré arrêlé en dehors des lignes, toujours entouré de son escorte.

Le palanquin s'avança aussitôt jusqu'au près de la tente et s'ouvrit ; le rideau de la tente s'agita, puis il retomba sans qu'il fût possible de savoir à quel sexe appartenait la personne qu'il renfermait et qui venait de le quitter; le palanquin s'éloigna aussitôt. Les soldados, qui avaient probablement reçu antérieurement une consigne sévère, entourèrent, à portée de pistolet, la tente de laquelle ils ne laissèrent approcher personne.

Le chef dé la caravane, après avoir assisté à l'exécution de l'ordre qu'il avait donné, se retira sous une tente un peu plus - petite, dressée à quelques pas de la première, et, se laissant tomber sur un siège, il ne tarda pas à se plonger dans de profondes réflexions.

Ce cavalier, ainsi que nous TaYons dit, était un homme dé vingt-huit à trente ans, aux traits fins et aristocratiques, d'une beauté et d'une délicatesse presque féminines ; sa physionomie, douce et attable au premier aspect, perdait cependant cette apparence dès qu'on Pétudiait avec soin, pour prendre une expression " de méchanceté railleuse et cruelle qui inspirait la crainte et presque la répulsion; ses grands yeux noirs avaient un regard vague qui ne se fixait que rarement ; sa bouche, garnie de dents d'une éclatante blancheur, surmontée-d'une fine moustache noire cirée avec soin, ne s'entr'ouvrait que pour laisser filtrer entre ses lèvres un peu minces, un sourire ironique qui en relevait légèrement les coins. Tel qu il était cependant, pour des yeux superficiels c'était un

admirable cavalier rempli de noblesse et de séduisante désinvolture.

A peine étaii-il depuis une vingtaine de minutes seul sous sa tente, si absorbé en lui-même qu'il semblait avoir non-seulement oublié les fatigues d'une longue journée passée tout entière à cheval, mais encore le lieu où il se trouvait, que le rideau de la tente se souleva doucement pour livrer passage à un homme qui, après s'être assuré par un regard circulaire que le cavalier dont nous avons esquissé le nortrait était bien seul, fit deux pas dans l'intérieur, ôta son chapeau et attendit respectueusement que celui auquel il se présentait lui adressât la parole. -

Ce personnage formait avec le premier le plus complet et le plus brutal contraste; c'était un homme jeune encore, aux formes musculeuses, aux traits anguleux, à la physionomie basse, cruelle et chafouine, empreinte d'une expression de méchanceté sournoise; son front bas et déprimé, ses yeux gris, ronds, profondément enfoncés sous l'orbite et assez éloignés l'un de l'autre, son nez long et recourbé, ses pommettes saillantes, sa bouche grande et sans lèvres lui donnaient une lointaine ressemblance avec un oiseau de proie de l'espèce la moins noble; sa tête attraits monstrueuse, supportée par un cou gros et court, était enfoncée entre deux épaules d'une largeur démesurée; ses bras mal attachés, mais recouverts de muscles énormes lui donnaient une apparence de force brutale extraordinaire, mais dont l'aspect général avait quelque chose de repoussant. Cet individu, qu'il était facile de reconnaître tout de suite pour un métis mamaluco (1), portait le costume des sertanejos, mais ce costume cependant fort élégant et surtout fort pittoresque, loin de relever sa lournure et de dissimuler sa laideur, ne servait pour ainsi dire qu'à la rendre plus visible.

Plusieurs minutes s'écoulèrent sans que le jeune homme parût s'apercevoir de la présence de son singulier visiteur ; celui-ci, fatigué sans doute de cette longue attente, et désirant la faire cesser au plus vite, ne trou ■ va pas de moyen plus efficace que celui de laisser tomber sur le sol la lourde carabine sur laquelle il s'appuyait. Au bruit retentissant de l'arme sur les pierres, le jeune homme tressaillit et releva brusquement la tête. Reconnaissant alors l'homme qui se tenait devant lui , immobile et roide comme une idole indienne, il passa à plusieurs reprises la main sur son front comme pour en chasser des pensées importunes, dis- 1 tait pas du regard ; simula un mouvement de dégoût et, affectant une résolution. de sourire :

Le mamaluco fixa sur le marquis un Tegard d'une expression sinistre. : -,

— Au fait, reprit-il, Yotre Seigneurie a raison, mieux vaut en finir tout de suite.

••— T'nftpnfls l

— Je viens régler mes comptes avec vous,' senhor; voilà tout en deux mots. :; ;

— Hem! fit le jeune homme, régler vos comptes, au'est-ce à dire, velkaço ?

— Velhaco ou non, monsieur le marquis, je désire régler avec vous.,

— Je ne vous comprends pas, expliquezvous, mais soyez bref, je vous prie, je n'ai pas de temps à perdre à écouter vos pataratas.

— Je ne demande pas mieux, monsieur le marquis, bien que ce ne soient pas des pataratas, ainsi qu'il vous plaît de le dire.

— Voyons, au fait.

— Eh bien 1 le fait, le voici, Seigneurie^ je me suis engagé avec vous pour deux mois, à Rio Janeiro, afin de Vous servir de guide, moyennant quatre onces espagnoles par mois, ou, si vous le préférez, cent six mille reis (1)* n'est-il pas vrai, Seigneurie ?

— Parfaitement, seulement vous oubliez, maître Malco Diaz, que vous. avez reçu, sur votre demande, avant de quitter Rio Janeiro.

— Un mois d'avance, interrompit le mamaluco, je me le rappelle très bien, au contraire, Seigneurie.

— Que demandez- vous, alors?

— Dame, je demande le reste.

— Gomment Je reste, pour quelle raison, s'il vous plaît?

— Oh \ pour une raison bien simple, Sei-r gneurie, c'est que notre marché expirant demain à dix heures du matin, je préfère régler avec vous ce soir que de vous causer ce dérangement pendant la marche.

— Gomment, y a-t-il déjà si longtemps que nous sommes en roule?

— Calculez, Seigneurie.

— En effet, tout autant, repiit-îl tout pensif.

il y eut un assez long silence, le jeune homme le rompit brusquement et, relevant | la tôle en même 1emps qu'il regardait lejmél lis bien en face.

— Ainsi, vous désirez me quitter, Malco Diaz, lui dit-il d'un ton plus amical que celui qu'il avait employé jusqu'alors.

— Mon engagement n'est-il pas terminé, Seigneurie? ...

— Effectivement, mais vous pouvez le renouveler.

Le mamaluco hésita, son maître ne le quit-

il parut enfin prendre

— Ahl c'est vous, Malco Diaz? lui dit-il.

— Oui, monsieur le marquis, c'est moi, répondit le mamaluco d'une voix basse et à demi étouffée.

— Eh bien! que me voulez-vous encore?

— Ehl fit l'autre avec un ricanement sourd, la réception que me fait Yotre Seigneurie n'est guère caressante. Yoilà deux jours que je ne vous ai parlé.

— Je n'ai pas besoin, je le suppose, de me gêner avec vous; à quoi bon me gêner ?

n'êtes-vous pas à ma solde, et par conséquent mon serviteur? reprit le marquis avec une nuance de hauteur, destinée sans doute à rappeler à son interlocuteur la distance que les convenances sociales établissaient entre eux.

— C'est juste, répondit l'autre, un serviteur est un chien et il doit être traité comme tel, cependant, vous connaissez le proverbe :

A bomjogo boavolta (4).

— Faites-moi grâce de vos stupides proverbes, je vous prie, et dites-moi sans plus de détours ce qui vous amène, répondit le jeune homme avec impatience.

— Tenez, Seigneurie , dit-il , laissez-moi vous parler franchement.

— Parlez.

— Eh bien! vous êtes un grand seigneur, un marquis, c'est vrai; moi je ne suis qu'un pauvre diable auprès de vous, bien petit et bien infime ; cependant, tout misérable que vous me supposez, il est un bien inapprécia r ble pour moi, bien que j'ai commis la sottise d'aliéner une fois.

— Et ce bien, c'est...

— Ma liberté, Seigneurie, mon indépendance, le droit d'aller et de venir, sans, rendre à personne compte de mes pas,, de parler sans avoir besoin de mesurer mes paroles. et de choisir mes expressions; je reconnais humblement que je ne suis pas rié pour êjtre domestique. Que voulez-vous , nous autres sertanejos, nous sommes ainsi faits, que nous, préférons la liberté avec la .misère à la r>chesse avec l'esclavage ; c'est stupide, je le sais, mais c'est comme cela.

— Avez-vous tout dit.

— Tout, oui, Seigneurie. .»"..-

— Mais vous n'êtes pas domestique, vous me servez de guide, voilà tout. *

(1) On donne ce nom aux métis nés d'un blanc et d une rndienne, et vive versa. G* Aimard*

(1) A beau jeu, beau retour.

(1) Le reis est une monnaie fictive, cette formW dable somme fait, argent.de France, environ 34CTïr t seulement.

ZBK» G&MMÈ.

' 4ai; ^g'ëst vrai, Seïgiâjêûriê ; ïhàls souvent | malgré vous, vous oumie'z le guide pour : ilè'

orgueil se révolte malgré moi, -je sens mon

sang ' "bM!ïlénïier'dàn;ë mesv&irites, -et je crains

que la patience m'échâpjsë. ,.

r °\5n ^utfee'èè. m'écris ferra sur lès ièvrësTtu

jeune homme.

■ mi^î^ài, repénalMï, , ïeMbuTdjaëvbus me

donnez est le seul 'qui tous poussé à nte

qWër-l-V ■■':■ H ;:■

"*^ 'È'est ïè sèul ? 'Sëîgrifeutie.

■^ Mais, si ïort 's'atisïaitae vos services 3 è vous prou osais cinq quadruples au lieu cLë quatre, v'b'us accepteriez sans doute *î

^Oh éclàiï'ue èbrïvoitisé jaillit de ï'cèil 'vbilé du mam&îucô, mais aussitôt il s'éteignit-.

t — Pardonnez-moi, Seigneurie, dit-il, je Të-

COnhais-n'av^îr âùcnn droit.

— Ces sentiments vous font lionneurvïèpoudiîÛe|eune Qiômme ^ivêc une rriôtdahte raillerie ; ; 3é Vous en félicite, je retire ma

IB^rfepftt : él^lëài|Mtrlà.gî%fiêà d ? biy lès M ûndnMant's^ûïët^àiïs samâln, puis il les ïémit dans i i àB boûfsev

— : Mâlnifetfàntr, ïtôus sommés 'quittes^

^OuiVSeîgrieùrle-.

— Et-nOus nous Sé^brisjbô'à's amis"?

***■ Bbus j amis\

'^ Pàssez^vo'us la nuit au ëathiD?

■^ Je suis jù^p'à demain aux 'ordres de ; Yo\ f e £>é\ gii eurie ^

— A mon tour, je vous remercie serilibï

â cet nppël qu'il 'seinblâit âitërMreV tiir homme s'approcha presque irrimMiatêhtènT.

— îfïè vbila, âit4î. :

^Entrez Vite, reprit le mâïqtiïs. !

■Cet homme était le ^chef dés ■sblasdbs ^à ebnujùista, ïï-^fft. - : -

Le rideau ûë la tente ïètônibâuef rfète MV

■^ L Merrië sî|ë vous en blrtàissix ?

* ^ffiêmë si vous xn'ën Offriez dm ■■ .^ ■'%&% lit le rharquis 'en s% riioraarït les lèvres.

Il était évident qWèlê Jeune hoftirhe était e^.^ôïé àiiiiê sorirâë tolère, qu'il ne ren-

nos affaires sont terrninëés^rùàintehtLmt à nôtre sà'tisïâetioû mutuelle, rien ne Vous retient plus près de moi * 'je vous laisse donc libi*c de partir quand cela vous plaira.

^ Alors, puisque rri'on eheVal est ^encore sellé, je profilerai de votre permission, gnëïïrïë

< Vtîh-igJ i fn.

Taroia-?\ieiu (!}.

les lûdïëiïs du nouveau

... . , . . ...... A( .... „ .. ,...,. liés aborigènes du Brésil sbiït ceux §ur on 1 .

Ah! ahl il parait que vous aviez prévu aëîendu te ^lus ôpihmrëment leur ihdé^miv

eas - dance et luUé avec le plus d'âchamëfiiëttt

rôûsnous quitter? dit-iî.

iUe Votre Seigneurie me le per-

mteWà,

— Mais si j'exigeais que. vous demeuras^ siez avec no lis jùsqu\Vd£maih matin dixheures?

.- ^>$è rësVè'caiSjBélgBéurie.

; r- C'est bien, dit le jeune hbriiriïé d'un ton ~d*iMmèrë ! ncèi je vois 'que c'est tin. parti pris deVolrè^àrl.

^^li^ebii^Iétein'eht, Seigneurie. -

vous semble.

Le mamaluco fil un geste fessernblantàun ïemereièmenVmais u rie prononça pas une

'Selgu'eurre, âil J il,. mais vous

quatre

'■Ee'jeîïne homme tira plusieurs pièces d 5 or ^nfe^otirse et les présenta au métis.

•■^ Prenez, ^àit-il.

Malco avança la main, mais se ravisant ï^ssïtôt':

"^^àThbn.

vous trompe i ^^blicbmmèntéelâî

' — Dame ! vous ne me devez onces, ïlimé ^enVblê.

'.— Eh bien?

uj. Vbtis m''0h don tiez ; huit.

■ ■lu*. J'evotis 'âohne quatre biïces paTCe que ie vous les. dois, et j'en ajoute : quatre autres parce '^ubj 'avant-dé vous ; quitleî, je veuk vous donner une preuve- de m'a 'sàtisfàClibn pout la façon dont vous avez rempli vôtre devoir één'dant j le temps 'que vbuis êtes demeuré à ! 5n r on. "service., I

■ ■ Ûrië'seCbhâe îbis l'e m'âmalucb hésita, mâisi faisant ^ûhviblen't ëffoï't sur lui-nlêmë 'et re~| éiilâh't S'ûn pas comrûë 's'il eût ^voulù échaprl ifiër ; à ï a ïascirMlbn - exercée Sur- Idi -par : la v û ë '

du métal, il posa, bien qu'avec une repu-

le

Lé ïnamaluco , malgré sôfi impudence , tressaillit imperceptiblement.

— Maintenant, adieu, reprit le ; jeune hMv mé; vous êtes libre, grand bien vous fasse; seulement comme, ainsi que Yôus.PàVez dit; voiis-même, "nous nbtis séparons îâïnls, lâ-l chons'èe demeurer toujours dans lès mêmes teïmes.

«- Je ne vous comprends pas, Seigneurie.

— t Souvénez-vbus du proverbe r que Vous m'avez cité au. Commencement de notre entretien, etfaHes^eh. vbtre profit; sur ce, bon voyage.

35t il ordonna du geste au nïamalti'eo de soi retirer, ^lûi-'èi, f(M niai à «oh ^àise sous lé I regard inquisiteur du marquis, rie se fit : pas \ répéter l'irivi talion; il salua gauchement el sortit de la tente.

: il alla prendre son cheval, qu'il avait attaché à quelques pas à un. -piquet, "se init en selle" et s'éloigna d'un aiï"pénsiï, descendant; au J)ëlil trbtlainontagne dans la direction du Seriao/A l'eritrée duquel la caravane avait: établi son biVonac.

Tïorsrju'jl tut assez éloigné p'our rie pas ci-aïridre d'être S'ri^, il fît mi brusqué croclieti sur la droite r et retourna sut ses pas, en évi-l tarit avec le pltis grarid soin J de donner l'éveil! aux seritin elles brésiliéririeS'. j

— Diable d'hbrrime! murmurait-il à voix; baëse tout en sri^velll'ant attentivémerit les^ buissons et les halliers de crainte de surpri-; se, ilest évident qu'ilsë doute dé quelque!

chose> je n'ai pas un instant à perdre, Car, je; le connais, si je me laisse prévenir, je suisùn; horrime pë'rdu^ oui, mais fe-he me laisserai- •pas ^prévenir, Faffai î f e'est trop belle pour quel 'je ne-riiétte p'as tous mes Sôlris â Q'a co.riduiîei a bonne fin ; nous verrons qui ï'em.porteraj de moi '-ou de ce beau seigneur musqué. \

tPaisanti/alors vigoûi'euseinèïit sentir' l'épe-;

contre l'enVahisseriierit de leur teirllorf e :§M les blancs. Àulburd'hui eiicbïô. cette .gùërfcê coriimeacéeaiix premiers jouîs dé la cbriqû^te se cqnlinuei. aussi implacable d$s .dgù^ parts, sans qùerissuë s'en, puisse^févoitfrutfènleht que par reritière désttuctibh de lS race infortunée si deplorabieniérit s'p'blîtê par les Ëuropéeùs. i .'.[

Nous croyons nécessaire,; pb'Uf ririteln* gênce de cette, riistxiire, d'ëritrëï dans quelques détails sur Teè mceurs dé ces nàlibrïs dont beaucoup n'existent plus aujourd'hui et

dont les autres, ne larderont pas, à niolns d'un miracle, à disparaître à jamais de là gurface> du ^îobe.

^'histoire des origines ahiéricàlnès. est encore aujourd'hui un mystère; une

une éihotion lïitérieuïe :

, ,: ^ -JeToris ;suis ^ïort; ie'CbririaiSsarit, Seigriëu^i

^e, 'tuais je hë saurais accepter un aussi , ri-i »geste de ëblèreétdëmeriaeei mais,, se laissant:

më^cadëau.

r-bn à son-cheval, le /mariïaluco Mi fit drè le galop, et il rie tard'apas à 'disparaître] dans l'obscurité; car, pendant son entretien! ■avec son 'ancien 'maîtrej la huit était ■tombée] 'et 'd'épaisses ténèbres couvraient la terre. j ©èperidantyarissitôt' que le mamaluco eut:

quitté îa terite, le : inarqéte ; së leva avec Urij

- ii. pourquoi 'âohc, : s'll ine plaît de vous 1 flaire Malco, ne s'Uis-je ( pas le maître de disposer dé cequi m'appattient et; de Vous té-:

^"^^ef ma satisfaction?

i -presque' aussitôt retèmber-sur son si ; le l ■ ^ N on , uit-rl = d ? unè vOix sourde, donnons

siège

***■ Ouî,Sëigriëurie, 'vbufe'ètes libre de faire cela, mais je votfs répète que je n'accepterai pas.

., —Au moins, voris riie'dohnëtëz l'ëxplica- Hîbn de cette ^ëûigme, car si je ^ë me trompe pas sur votre compte, vous n'êtes ^)ks autrement organisé que les autres hommes, et vous aimez l'or.

- ^ïQuiv Seigneurie, lorsqu'il est loyalënient

•gagnée mais =je ; ne suis pas un mendiant, pour

accepter une rémunération à laquelle je re-

lui le temps de s'éloigner, laissons-lui uriei Sécurité cbinplèté; le tfaurè ne me croil i>as| aussi bien informé. Ôh I je me verigeral : cruellement delacbritr'airite ^que je inë suis; imposée devant lui 1 uné : pï'ëuve 1 urie seule ! = maiscette preuve aime la^ïaut, je veux l'a-l

ïl isë leVà ^de -ri otaVè'au , ¥buleVa le rideau d .e] la tente, et jeta un regard àù' : delïbTs; la plus! grande trauquillité, le calme le plus complet régnaient dans le camp, le marquis appela i alôïs -a deux reprises différentes., d'une voix contenue :

— Diogol Biogol

chose, à 'notre avis,, est maintenant prouvée, c'est que la population de l'Amérique opériéé .graduëilement et sur plusieurs points l'a /été par des races dïïïereîïles^qui elles-mefriés ont asservi, ainsi que le démontrent d'anciens monuments, Ceux de Palenque entre autres, dont la date est plus ancienne que ■les plus. vi eux monuments égyptiens, oiitiasservi, disons-nous, une race aritochthohëdbnrt il n- est plus possible aujourd'hui dé découvrir l'origine, mais qui. avait atteint un étal de civilisation -avancée»

j)es grandes nations, ltidie|ïries qui cbrivraient. le sol du .Brésil à l'époque de Ta conquête , la. plup;aft, "telles que les Tafpuy,as , les Tuvàfyras , les ï^pinambas^ les Tumo t y;oSi les trupïniquins^ les Àymoriès^ et tant d/autres trop nombreuses pour être citées,, sont détruites ou réduites h uh trop petit noiribre pour ^continuer à fibtmèr un corps de natiola; éÙGs ise^ sont ïbrif -dues les unes dans lès, autreV; et, J tQÙt ëri m retirant pas* à pas devant lès blancs, élle^. ont formé des confédérations- afin dé. iésisiër plus facilement, à ï'envâm^semenl de leur territoire, et ont ainsi donné naissance : aux ctribus qui, 'aujourd'hui, cbrit^uenn.a-guéraé.

Les principales nations existant aujourd'hui au Brésil sonl:- les Botoeudos buBbtQH cudi's, descendanjts des Àymorèsdoiitlls/rint conservé presque! toutes, les, coutumes, entre autres célle-de s ? introduire, dans la lèvre; ihf érrieure un disquede bois, de jade vert ou aë coquillage large souvent, de deux ou trôfe •ponces.

Viennent ^ensuite les Pataçhos, les Midcfmr ',cpMs,lé^MalaUs x MsMaconis, les Gamaçàns p(ceux-ci sont civilisés),, les ; MMcums., les Èyàhames, les, Gapockos^ et beaucoup d'auftN&s encore, mais moins ilmportarites ? et quisbns plutôt de simples tribus que des nattions, des Indiens, indépendante presque loris etïmenapt la viei nomade, se sont réservé dans, les der

{ï)l!:n : T)btoeôuâo,.torQu, Soleil; leil levant. — G. 'Àimarcl.

'ftiotiiï venir ; sô-

Page 1