‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 114 sur 155 · Chapitre XII 1 - Lie Père Provana · texte numérisé non relu

Chapitre XII 1 - Lie Père Provana

jourd'hui l'on s'en réjouit; et de Saigon jusqu'à Canton, chez nos officiers, nos marins et nos administrateurs, il n'y a qu'une voix pour le féliciter de la beauté de ce travail.

Il prie son frère de revoir un entrepreneur de Besan<;on à qui il avait demandé des renseignements sur le moyen de faire du bon mortier et du bon béton.

Il a toujours regretté de n'avoir pas pris par écrit ces reii-

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seignements dont il aurait besoin aujourd'hui. Nous allons très prochainement, ajoute-t-il, commencer notre Séminaire et notre habitation.

Le 12 octobre il écrit « qu'il revient d'une petite exjjédition dans l'intérieur du pays. A son retour à Canton il apprend, par le journal l'Univers la mort du digne archevêque de Besançon, le Cardinal Mathieu. Il aurait aimé, dit-il, eu sa (pialité d'ancien secrétaire du défunt, en ai)prendre directement de Besançon la nouvelle et les circonstances de la maladie.

Il travaille à un. mémoire détaillé sur l'état de la ]\rission de Canton qu'il se propose de faire imprimer à Hong-Kong et d'envoyer aux amis comme un souvenir de bonne année.

" Comme ce n^est qu'avec de rartjent, dit-il, qae Je jjais faire marcher une Mission aussi vaste et qui présente tant

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

Mgr Onillemin

diction réservée à la main des patriarches pour leur postérité, s'incline devant sa mère pour la recevoir. (')

On s'embrasse une dernière fois; on récite en commun et à genoux un « Pater», et déjà l'évêque a franchi le seuil de la maison ])at(U'n(dle qu'il n'esi)Ore i)lus revoir.

Arrivé à l'église, jl la trouve remplie par la population, et, pendant (pie agenouillé au pied de Tautel, il fait sa prière devant le saint Sacrement, le vicaire de la paroisse s'inspiraut des sentiments de sa Foi, fait retentir les voûtes du chant du départ des missionnaires.

On raccompagne en procession jusqu'au monument de la Vierge, érigé A l'entrée du village.

Là, le curé de la i)aroisse demande une dernière bénédiction i)Our le pasteur et le troui)eau.

Quand elle est donnée, chacun se i)récipite pour baiser une dernière fois la main et l'anneau de l'évê(pu\

Et tandis (pie la v )iture i)art au trot et (pie la i)opulation regagne le village, le clergé monte dans une seconde voiture et prolonge la recouduiti^ juscpi'à la petite ville d'Ornans où l'évêcjae avait encore (luelipies amis à visiter.

Mais eiitin il fallut !)ien se (piitter..:

Mgr passe la journée de samedi à lîesançon, en visite d'adieu. Le soir, à S heures, Léonce Guillemin monte en wagon avec son oncle pour l'accompagner, au nom de la famille, jusqu'à Marseille.

Parmi ses visites d'adieu à Paris, il faut signaler celle qu'il lit au Maréchal de Mac-Mahon, Prince-Président qui lui témoigna le plus vif intérêt itour sa INIission.

M.'"" la Maréchale lui fît cadeau d'un fusil et de deux revolvers qu'il offrira, dès son retour à Canton, au Vice-Eoi des deux Kouang.

Le n avril, il s'embarque à Marseille, comme il avait été décidé.

De Florence, il envoie un billet à son frère avec un journal de cette localité, où l'on annonçait son départ, et où l'on faisait l'éloge de ses œuvres; mais ni lettres ni journal ne sont arrivés à leur destination.

Un mot envoyé de la mer Eouge a le même sort.

La première lettre qu'on reçoit de lui est datée de Canton le 20 juillet. Il annonce (pie son voyage a été heureux, qu'il ne va pas mal, et qu'il a trouvé les travaux de son église bien avancés; elle fait, dit-i! un ettét magnifique.

Autant jadis, on s'était o])])osé à sa construction, autant au-

(1^ Il s'agenouilla devant l'Ile et i-lle le bénit a écrit Louis Veuillot.

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