‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 116 sur 155 · C.'Iiapitre XIII -Le iouibcau <lii 1*. l'rovaiia · texte numérisé non relu

C.'Iiapitre XIII -Le iouibcau <lii 1*. l'rovaiia

Après avoir rempli sa niissiou, il regaguait la Ohiue, et déjà il avait passé le Cap de Jîonue - Espérance, lorsque, assailli par de furieuses tempêtes, miné par la maladie et la souffrance, il subit le sort commun à tous les hommes, et termina sa carrière mortelle.

Sou corps, rapporté à ('anton, fut déposé dans la chapelle dite des Nuages blancs, où il resta Jus(iu'à ce qu'on pût consulter l'empereur et recevoir ses ordres au sujet de la sépulture.

Touchée du dévouement de son fidèle légat, Sa JMyjesté ejivoya à Canton uu délégué, chargé de choisir, aux environs de la ville, un terrain pour son tombeau et d'y élever un mausolée aux frais du trésor impérial.

Tout fut immédiatement exécuté avec la diligence et la sompti^osité que denumdait la volonté du Souverain. On choisit à quelque distance de la ville un esi)ace élevé, duquel la vue s'étend, d'un côté, sur les montagnes voisines, et de l'autre, snr les nappes d'eau qui baignent les environs.

On l'entoura d'une ceinture de beaux arbres, et au milieu de cette vaste enceinte, on construisit un beau mausolée eu granit, ayant la forme de l'oméga avec trois gradins qiu s'é-

Oomôiliciiues

levaient eu amphithéâtre, le tout environné de colonnes et de sculptures, représeutant différents emblèmes.

Enfin, pour conserver au monument son caractère d'authenticité, on pla(;a à côté du tombeau deux grandes plaques

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

n^v <>iiill(>iiiiii

(VêlétuentH de hioi, il t'.sl Juste ry/zc Je .soij/iw nu pcn les charitahlts jiersoirnes jxir ij/n' luCrrirei/f rea scvoxrt^.

C'est nu ilcooir ij/ic mry troji i/onthrefu: franau.i' ne me i)enHeftenf pas foiijoiirs tir r<'iiijiHr axssi ('xdcJctiiciit que Je le coudrais : mais tin moi us 7 al -il des occasiinis ou je tie saurais y maïaïucr^ d iiimi relnnr orcc l'o rri rée de r<i iniér proeh'i 1 iii' est une (h eCs ci n-oushi iirr.< dinii il Joui nceessoi n-incut 'p'c je projife.''

Nous lie iiossédciis i»;i.-> !c iiiciiioiic jiiKiticl il i'jiit jillii.'^ioii, rt ({iii nous iiHli(|iu'i;iil i.xcc iii pitM-i^ion doiil r«'\r(|iu' est (-(mtuinit'i", Pt'tJit (le >;i Mi>Ni(i!i en IS7"). ( "cpciMljnil lions ;i\(tjis sous les yeux !«' l;il»l(;in de ■-uii ;Mhuini>-l 1 ;it ion 1S7(>, ♦•( nous N lisons:

Missionnaires .

Stations

nonilu'c (le clucruMis baptêmes (Tadultes dans (l'entants de (diictiens .

d'enfants (Tiididèles confessions communions.

continuations

maria^yes extrêmes onctions

décès d'adidies

d'enfants de cliiêliens .

d'enfants (rinlidêU's.

écoles de uaicons . .

l'coles de tilles chai>elles

année

ii).i;i;;

•iss

ir)77

Nous allons maintenant sni\re le prélat dans son labeur ai>ostoli(jne des trois années «jui lui restent <'n<-ore à passer (bms sa ^lission; mais auparaxant citons le deriner document (pi'il écrit en cette année 1S7."), et (pii a trait au tond)eau d'un ancien .lésuite de la ("oiir de l'ékin, le I*. I*ro\ana.

Ce document fut en\()\('' aux Supérieurs de la Compaunie (U^ -lésns: « A une lit'iic, ccrit-'d. au Xord-ouest d«' la ville (b* Canton, se trome un ancien tombeau, remarcpiable à la fois et par la singularité de ses t'ormes et i)ar les nlorieux souvenirs qu'il rapi»ellc.

C'est le tombeau lu P. Provana, -lésuite Italien, de la famille des mar(|uis de Provana de Turin, et envoyé autrefois }tar l'emi)ereur Kan,i;-lii, c<uniiie >on ambassadeur auju-ès du pape Clément XI et de Louis Xl\'.

i'hapilro \lll-l^«> toiiilM'siii «lu I*. I*i>4»^aiiit

Après îvvoir rt'iiipli sa mission, il r('^a,i;iiait la (Miiiic, et dùjfi il avait [tassé le ('a[) de Uoiiiie - Msidnaiice, l(>rs(jue, assailli par (le lurieiises tempêtes, miné par la maladie et la soulliance, il subit le sort eommiin à tous k-s li<tmmes, et termina sa can-ière mortelle.

Son corps, ra])i>ortr ;\ <'aiitoii, iiil dépose dans la elia})elie dite des Nna,i;'es blancs, oiV il r('.--la Jusiprà ce (pfon pnt eon- Nulter l'em[)ereur et rcceAoir ses ordics au sujet de la sépulture.

Touchée du dévouement de son lldele lé^at, Sa .Majesté en- \()ya à Canton un déléuiu", eliaruc de choisir, aux emii-on.s de la ville, un terrain pour s.ui i<»mlieau et (Tv élexcrun mausolée aux frais du trésor impérial.

'l'ont l'ut immédiatenuMit <'\(''c:iié a\<'c la dili.u<'nc<' et la somptuosité (|iie demandait la noIouk- du S(ui\erain. On (dioisit à «luehpu' distance de !;'. \\\\r un espace éle\é, duipu-l la vue s'étend, (Tun côté, sur les niontauiies xoisines, et de Taiitre, sur les napi)es (Teaii (pii baimient les enxirons. "

On l'entoura (rune ceinture d'' beaux arbres, et au milieu de cette vaste l'uceinte, on constiuisii un beau mausolée (m granit, ayant la forme de Pomé^a avec trois ui-adins (pii s'é-

levaient en amphithéâtre, le tout en\ir<uiné de colonnes et de sculptures, re[)résentant ditlér(iits emblèmes. ^ ^ . ,,

Kntin, jtour conserver au monument son car;ictèrc d'autheuticité, ou pla«;a à côté du tombeau deux urandes phupies

Mgr Crwillemin

de marbre avec deux inscriptions: l'une en latin, indiquant le nom, la patrie et l'époque de la mort du missionnaire; l'autre eu caractères chinois, contenant son éloge et rappelant ce que l'Empereur lui-même avait fait pour honorer sa mémoire.

C'était évidemment un des monuments les plus curieux du pays, respecté à la fois des mandarins et de la population, et il n'était pas un étranger venant à Canton, qui ne se fît un devoir de le visiter. Malheureusement, lorsque dans les années 1852 et 1853, les rebelles ravagèrent la ville, se faisant un plaisir barbare de renverser tout ce qu'ils rencontraient, le tombeau n'échappa pas à leur fureur. Les beaux arbres qui l'environnaient furent coupés, les colonnes renversées, les pierres et les corniches brisées, une partie de l'avenue qui y conduisait vendue ou changée en culture, et de tout ce beau monument, il ne restait plus que les deux inscriptions, auxquelles les rebelles n'avaient osé toucher, par suite d'une certaine crainte qui existe toujours chez ce peuple à l'égard des morts.

Quelque triste que fût une telle dévastation, cependant le monument était trop remarquable en lui-même, trop honorable pour le nom chrétien, non seulement aux yeux des Chinois, mais encore des Euroi>éeiis qui arrivent dans ces contrées, pour que je ne fisse pas tous mes efforts pour en obtenir la concession, et le rendre à son premier état.

Lors de la guerre de Chine, en 1858, faisant avec nos Commandants français une visite au Vice-lioi et la conversation tombant sur notre illustre défunt, je crus que l'occasion était favorable d'exprimer à Son Excellence la satisfaction profonde que j'aurais, si le mausolée, élevé à la mémoire de ce compatriote, de ce docteur de notre sainte religion, de cet homme que je pouvais considérer comme un frère et un maître, était remis entre nos mains pour en prendre soin, chose d'autant plus simple et plus naturelle que dans ce moment, c'était une communauté de bonzes qui eu était chargée.

Son Excellence loua mon respect pour les morts, et me dit gracieusement, qu'après avoir consulté son conseil, si aucune raison ne s'oppo&ait à ma demande, dès le lendemain même, il m'enverrait deux mandarins pour m'accompagner sur les lieux, et remettre entre mes mains le terrain, objet d'un désir si juste et si naturel de ma part.

Le lendemain, en effet, je vois arriver deux mandarins eu palanquin, suivis de deux autres à cheval, lesquels me remettent de la part du Vice-Eoi un large pli, qui m'annonce que Son Excellence faisant droit à ma demande, m'envoie deux commissaires pour me livrer le monument en question, et

C'iiupitrt* Xlll - Lo tonib«>aii «lu I*. l'rovaiia

que je inùs désormais ni 'eu regarder comme le légitime et unique possesseur.

Dieu sait quelle joie c'est pour le cœur du missiounaire, lorsqu'il peut aiusi arracher au pagauisme uu de ses points saillants pour en faire comme une base et un sanctuaire de la religion chrétienne.

Après avoir tixé les limites du terrain, mon iiremier soin fut d'en niveler les dilïérente.s i>arties, de l'environner d'une bonne haie, de remplacer les arbres cou])és, de relever les colonnes brisées et de niettre <lans toute l'enceinte du tombeau un air de i)ropreté et de décence, (jui ujontrât le soin religieux que nous en ju'enions; et je <l(»is immédiatement y consacrer 2000 francs, fournis en paitie par les missionnaires de la province et en partie par les Enroi)éens de Canton, tous jaloux de montrer la part et la joie qu'ils i)renaient à cette heureuse concession.

Coihédiens

Revenu en France à la lin du Concile, et passant par la ville de Turin, j'eus la bonne chance alors de faire la connaissance de l'illustre faniille des marquis de Provana, dont tous les membres, heureux de la restauration que je leur proposais, s'y associèrent avec joie, et me remirent immédiatement la somme de 1000 francs pour y être employée.

Voilà donc encore un nouvean secmu's que la divine Providence nous envoie, et pour peu (ju'il se renouvelle, nous aurons ce qu'il faut, sinon pour rétablir ce monument dans son ancienne splendeur, au moins i)our le rendre digne de sa première destination, et l'environner de l'honneur et de la considération qu'il mérite.

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

Vlu;r 4>if illt'iiiiii

(le innrbi'c nvcc deux inscriptions: rinic eu hitiii, indicuiant le nom, la patrie et répocpie de la mort du missionnaire; l'autre eu caraelt^res chinois, contenant son cloue et rappelant ce (pie Pl'jUipereur lui-même axait lait pour lion<u'er sa ménu)ire,

("était é\idenunent un des monunuMits les plus ciu'itmx du ]iavs, resj)ecté à la t'ois des mandarins et de la i)opulati()n, et il n'était \y<\s un étranger Ncnani à Canton, <pii ne se fît un dcNoir de le \ isiicr. ^Malheureusement, lors<pu> <lans les anué*'s 1SÔ2 et ISô;;, les rchclles ra\ai:èreni la \ ille, se taisant un plaisiibarbare de renverser tout ce (pTils rencoui raient, le tombeau n'échappa i)as à leur l'ureur. Les !»i'au\ arbres (pii ren\ironuaient turent coupes, les colonnes reux'crsees, les pierres et les corniches brisées, une partie de raNcnue <pii > <*onduisait mmidue ou chauii'ee en culture, ci de lonl ce l)eau monuuu'nt, il ne restait plus (pu- les {\.^\\\ inscriptions, au\(|uelles les rtdxdk's n'avaient os«'' toucher, p.n .•>uii(' d^ine certaine crainte «pu existe toujours clie/. ce i»euph' à ('('uard des MM)rts.

(^)uel(iue triste (pu' iVil une lelle dt''\ aslal ion, cependant le monument était troj) r(Mnar(piai)l(' en lui-même, lro|» honorable pour le nom chrétien, ncm seulement aux veux des (Mnuohs, mais encore des l^iiroix-ens (pii arri\enl dans ces contrées, poiu' (pU' je ne lisse pas îous mes etlbris pour eu obtenir la concession. <■! h' rendre à xm preniicr état.

Lors de la i;uerre de Chine, en 1 s.~),s. laisani axcc nos Commandants lVan(;ais une \isl!c ,;i: \'jce-K*i>i cl la conversation tombant sur noire i!ln>n'e dcinni, je cre.s qur Toccasion était favorable (Texprinn'r à Son i'Aceiienco \:\ saîisi'action i>rofoiule que J'aurais. >! le mausoh''e. eJe\(> ;( la nuMuoire de ce compatriote, de ce docteur <ic noire sainte relii;ion, de cet lioiiiitie (pie )v' [)ouvais considérer comme un frère et nu maître, était remis entre nos mains |>onr en prendre .soin, eliose d'autant i)lus simple et plus naiurelle (pu* dans ce moment, c'était nue communaut<'' de Uon/es (|ui en était (diar^ée.

Soii E.xcelleuce loua iih)1i respect jtour les nn)rts, et me dit graeieusieuuuit, (praprès axoir consulte son conseil, si aucune raison ne s'()])]»o>ait à ma demande, dès le lendeuuiin même, il m'enverrait deux mandarins pour m'aecom]»a,i;ner sur les lieux, et remettre entre mes uuuus le terrain, objet d'un désir si juste et si naturel de ma pai't.

Le lendemain, en elfet. jt' \ois arrixcr deux mamlarins en l)alan(iuin, sui\is de deux autres a cheval, lesipiels me remettent de la part du \'ice-Koi un lar.ue pli, (pu m'annonce ([Uv Son Excellence faisant droit à ma demande, nTenvoia deux commissaires [)ou]' uu' li\rer le monument en ([uestion, et

<'li:i|»il ■'«' \lll - lii' t<»iiil»<'3iii «lii I*. l'i'ot :iiiii

((lU' je puis drsoniuiis m'en rcuaidci- (•<»iiiiih' le 1('\i;il iiiic et iiiH(|U(' possesseur.

Dieu sait <|iielie j()i<' c'est pour le e<eur du inissionuiiire, iois(pi'il peut ainsi anaeliei- au ]iai:anisMi<' un de ses points saillniits pour eu laii-<' <'oninie une base et un sanctuaire de. la religion clirélienne. ,.,.

AjM'ès a\()ir li\é les limites du terrain, iiion premier soin tut <ren nixclei- les diUcicnlc-, partie--. <\t- Tcuxironncr d'une bonne liai<', d<' remplacer les arbres coupes, de relexer les colonnes brisé«'s et <le mettre dans l(»tii<' TencM-inte du tondieau un ail' de pro|»rel(' et de d(''c<'nee, (pli nnuiliat le soin religieux <pH' nous en prenions; cl je <l(»is imnH'diatenicnt n ccnisacrer 'JOOO l'raiic>. Tournis eu partie par les missionnai i e> de la |>ro\ince et en partie par h s l'airopeens de ('anion, tous Jaloux de nM>n!)('r la pail et la joie <pril> j>renaient à cette heureuse (MMicession.

< oii.i-iiicr].-

Ivevcnu en l'rance à la lin (\\\ Concile, et jKissant i>ai la ville (le '^rtirin, J'eirs la boniu' chance alors de l'aire la connaissance de rillustre lamille des manpii.s de l*ro\ana, dont tous les membres, Ix'ureux de ia reslaurati<m (pie Je leur pi'oixisais, s'\ associèrent ascc Joi<'. el me remireiit imuR'dialement la soniine «le 1(M)(> lianes pour \ «'-Ire employée,

\'oilà <lonc «'iicoie un noiiNcau sccoiir> <iiU' la di\ine I*rovideiice nous ell^«)ie, et pour ]kmi (pTil -se renom elle, nous jini'oiis ee (pTil tant, sinon pour rétablir ce monument dans son ancienne splendeur, au moins pour le rendre di i;ne de sa première (losliiiation, et reiivironiu'r de rhoinieur et de la considération (iii'il mérite.

nar iàiiilleiiiiii

Aussi, est-ce volontiers et eu toute coufiance, que je communique cette circulaire aux personnes et Communautés qu'elle peut intéresser, dans l'esi)oir que leur concours réuni, quelque faible qu'il soit d'ailleurs, pourra nous mettre à même d'achever la réparation de ce monument, qui, jeté à l'extrémité du monde, est un véritable honneur, non seulement pour le misMonnaire qui y rei)08e à l'ombre de la Croix, et pour l'illustre Comi)aguie à laciuelle il ai)parteiiait, mais encore pour le nom trau(;ais et en particulier pour notre sainte religion dont il tait l'éloge et qui ne i»eiit que gagner énormément à être ainsi soutenue et patroniiée aux yeux des païens, d'autant plus que ce témoignage de re!«;i)ect, loin d'oHnsquer personne, ne rencontrera certainement eliez nos Chinois que le l)lns profond resjx'ct et la plu.s cordiale sympathie.

Inscriptions placées .sur le tombeau:

V^ Inscription en latin.

Hic jacet P. Josephus Provana Societatis Jesu professus sacerdos Et missionarius Sinensis

Qui

A Sinarum Icnperatore

Kang-Hy,

In Europam missus fuerat legatus

Redux circa caput bonœ spei,

Fatis cessit

Anno 1720

Die 7. a februarii

vEtatis anno 62

Societatis 24

Et jussu Imperatoris

In hoc loco sepultus luit

Die 17' Decembris 1722

11^ inscription, écrite en caractères cliinois, et com])osée jiar le délégué môme de l'Empereur.

" E)i remontant à VoHijiue dn féiiërahle inaitrc Jose'ph Frovana, nous trovvovs qu'il était Italien de naissa^ice, (') et appartenait à u)ie famille illustre jjor les enqjlois qitelle a exercés. Doué d' une sayesse au-dessus de son âge, et comblé des bénédictions que le Ciel se plut à répandre sur lui, tout jeune encore, il renouera à son ijatrimoine et aux espérances du siècle, pour se consacrer à Dieu par le célibat volontaire et la

(1) Le P. Pfiater le fait naître à Nice le 23 octobre 1GG2.

Chupitr*^ XIII - l^e toinbt-ait du 1*. l'rovnnii

promesse de propager son saint nom parmi les nations les plus éloignées. Il se joignit donc à une pieuse association de saints prêtres^ et peu de temps après, pressé du désir de 7 emplir ses engagements, il quitta son pays et s'embarqua pour les régions

La montagne jumelle do V.iii-fa

lointaines, ajiu d'g prêcher sa religion et d engager les peuples Cl ^embrasser.

Arriiw sur le littoral de la province de Canton, il se rendit de là (i la cajjîtale de V Empire^ où il aborda la 40" année, le 10'^ mois du régne de Kang-Hi, et séjourna cinq ans dans ctte ville, tout occupé des travaux de son noble ministère.

Envcge en Europe en qualité de légat de l'Empereur, soit auprès du Fape alors régnant, soit auprès du roi de France Louis XIY, afin djj traiter les affaires de la Religion, il dut repnsser /es mer>-:, et fut saisi d'une longue, et grave maladie, qui le retint 13 ans absent, c'est-à-dire jusqu\ï la 08* année, le 9" mois du règne de Kang-Hi.

Le Souverain Pontife, vogant que sa santé chancelante demandait encoie une q^rolongatian de .séjour eu Europ>e, conçut le projet d'envoger un autre légat à sa place. Mais une telle propositiou fat loin de qjlaire au, généreux missionnaire.

Plein de reconnaissamce pour les bontés de V Empereur et de fidélité pour V accompUssenient de ses devoirs^ ni Violât de sa santé, ni les Hots et les dangers de la mer ne purent ébranler son courage. Il s'embarqua de nouveau, et, s avançant à travers le grand Océan Atlantique, déjà il avait atteint le Cap de Bonne-Espérance , lorsque à la suite d'une furieuse tempe-

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

llm' <oiill«'iiiiii

Aussi, esl-c'o voloiilicivs cl en louti' coiifiaiu'c, (Hie Je coiiuiiuiii(liu' cc'tto circulaiic :\u\ pcisoniics cl Coummiuiiitos qu'elle peut intéresser, djins Tespoir (pie leur concours réuni, <pu'l- (jue faible (pi'il soit (railleurs, pourra nous mettre A méiue d'acliever la réparation de ce monument, <pii, jeté à l'extrémité <lri nH)nde, est un xéritaWlc honneur, non seulement pour le missionnaire (pii v repose Ti l'ombre de la Croix, et [tour l'illusti-e Compaiiiiie à hupicllc il appartenait, mais encore^ pour le nom français ci (ii pariiciilii'i- poui' noire sainte i'(;li<>"i(m dont il fail r«''lou(' cl (pii ne pcni (pic sauner énormément à être ainsi soulcnnc ci patroniit'c ;»ii\ \cii\ des i)aïens, d'autant pins (pu' ce tcmoiunauc de resp(>ci, b^iii <rolfus(pier personne, ne rciiconlrera ccrlaincnit ni clic/, nos Chinois (jiu^ le plus profond icspccl cl la pins cordiale s\iiipalliic.

Inscriptions placées sur le lombcan:

l"' Inscription en latin.

Ilie jiicct

P. Joscphus Provaiui

Sociotatis Josii profcssiis saccrdos

Et missioiuirius Sinonsis

Qui

A Sinariim laipcratorc

Kaug-Hy,

lu E\iropaiu inissiis liicrat Icgatus

Ivcclux circa caput bouœ spci,

Falis cossit

Anno 1720

Die 7.' robruai'ii

/li^fatis anno Gli

Soc'ictatis 21

Et .iussu Inipcratoris

in hoc loco sepultus luiL

Dio 17' Dccenibrio 1722

M'' inscrij)! ion, l'crilc en caraclèrcs cliin<»is, cl comi)osée par le déléiiué nuMHc de ri"an|»crciir.

" h/i rentoiihiiif à l'iii'l'ii' ne du r ('in' rallie iiKiilrc .Idsc.jilt Profana, iiaii-s fi(i'i/-(ii/.s i/i/'i/ cUiit Ititlitu (Je //ai,^.sa//C'', (') et apparfciiaif à une J'auiillc llhtstre pu)' les <'ii/ji/o/\s iiifellc a exercés. Ihiiié (I iiiu' s(/(/('s-s(' a ii-(lc.'<,sii.^ (le ,s(iH (Kjc, cl coiiihlê ile-s hénédtclions ijkc h: Ciel ,s(' [ilnt ii répandre sar lai, loiit jeune encore, d renonça à xnii pal ri morne vl un.r e.'ijjérances dv siècle, ponr se conscicrir à Dieu pur le céh'hal roloidaire et la

(1) Lo r. rtistcr 11- fait uaitiu à Xicc le !';> uctubre ililL'.

<'lnH>i<r«' Xlll-I.<' l<niil>«'»ii «lu I*. l'i'otaii»

uromfs.se (le propai/er soit .saint nom l'arml les iKtl ioti.s les plus chtignces. Il st\joi(/ii,il donc o "vc jifcisc. nssix-inl l'nii de .sa/nls p)u''tres^ et peu de Icinp^ aprrs^ pri'ssr du dr.sir di i emplir s<-s einpiyemciils, il (]nHt(( son pai/s el s'einlianind panr les n'ijimis

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