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Chapitre XIV - Fête «le St. Zéphyrin

muniquer ce que je lui dis à cet égard, afin que tu saches bien ce que Je pense de cette grave affaire et que mon sentiment puisse te servir au besoin.

Je suis venu à Hong- Kong pour consulter un hrave ingé-' nieur anglais au sujet de nos flèches que nous allons commencer.

J'ai recAi du gouvernement franraisila statue de Vange gardien^ destinée à être pilacée sur le tmnbeau de nos soldats français morts à Canton.

Elle est en bronze, a 8 qneds de haut, a coûté lo mille francs sans que j'aie à débourser un sou pour cet objet, et sous tous les rapports, elle est vraiment magnifique, et le petit monument en granit n'est pas moins beau.

Dieu soit béni pour Vappui qu'il me donne pour tout cela ». ,. -;; .■■■--/: ;■/':';

Dans iiu billet à un ami, il se réjonit, vers la même époque des 800 baptêmes d'adultes que ses prêtres ont pu obtenir, ce qui porte le nombre total des chrétiens de la province à plus de 20 mille.

Dans un autre billet à son frère, il fait q^art de ses soucis: « L'ouvrage, dit-il, se multiplie tellement autour de moi, les af aires deviennent si nombreuses et si compliq7iées,qu^après leur avoir donné toutes les heures du jour et quelquefois une partie de celles de la nuit, il ne me reste plus un moment pour satisfaire aux devoirs de l'amitié.

Pour faire face à tant d'obligations, j'avais envoyé à un imprimeur de Hong-Kong, deux relations faites par moi, lui demandant de m'en imprimer un certain nombre d' exemp>lciires ; ce qui m'aurait permis d'en donner une copie à toiUes les personnes, envers lesquelles j'étais en retard, mais il paraît que les tyq)()graphes ne sont pas moins accablés d'ouvrage que les autres^>.

Dans le même billet, il fait allusion à sa fête qu'on a célébrée à l'évêclié avec un certain relief.

Nous en trouvons le récit détaillé dans la «Semaine religieuse » de Besan^'on: « Le matin du 20 i\o\\\,raco)ite-tril\w\même, je me rendais à mon heure ordinaire à la chapelle des Sœurs, pour y célébrer, lorsqu'à la porte j'aperçus six petites filles en robe blanche avec une couronne de 'fleurs sur la tête; trois d'entre elles, ayant un cierge allitmé et les trois autres portant chacune entre ses bras un de ces pauvres enfants abandonnés qu'on vient nous offrir tous les jours, s'approchèrent de moi d'un air modeste et réjoui: «C'est aujourd'hui, me dirent-elles, la fête de Monseigneur, et nous som-

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mes heureuses de lui présenter ces trois petits enfants à baptiser, et qui aujourd'hui probablement porteront son nom en Paradis; ce serait aussi un grand bonheur pour nous, si Sa Grandeur voulait bien nous permettre d'en être les marraines.

Je baptisai eti'ecti veinent ces enfants en leur donnant mon nom.

La messe fut ensuite célébrée, et à peine achevée, l'on vint m'annoncer que déjà les âmes de nos petits baptisés s'étaient envolées au Ciel.

« Une demi -heure après, rentrant dans ma denreure qui n'est encore qu'un simple luiugar, ce furent les petits garçons de l'orphelinat qui, au nombre de 130, vinrent me présenter leur petit compliment latin et chinois et demander ma bénédiction

« Le restant de la matinée fut employé à recevoir les visites des chrétiens, qui par troupe ou séparément, venaient me présenter leurs hommages et leurs vœux.. . .

Après les œuvres spirituelles, tout naturellement les œuvres matérielles devaient avoir leurs représentants.

Nos tailleurs de pierre, voulant aussi célébrer ma fête, avaient fait préparer au sommet des tours de la cathédrale les grandes et larges bandes de fer, arrivées tout dernièrement des forges de Fraisans i)rès de Besançon, et qui doivent relier la dernière assise des tours avec la première base des flèches; ouvrage important (pii déjà étonne nos Chinois par ses belles combinaisons, et sera d'un grand effet sur leur esprit.

« Je dus tout naturellement monter au sommet de ces tours et mettre la première main au gigantesque travail, ce qui réjouit beaucoup mes chers ouvriers.

« Inutile de dire que ces braves gens reçurent immédiatement la récompense qui leur était due : avec un congé pour le restant de la journée, je dus leur donner de quoi célébrer joyeusement la fête, et c'était justice.

« Ces petites faveurs accordées à propos conservent les ouvriers dans l'amour du travail, dans le respect de l'autorité et la plus entière soumission à leur évêque, qu'ils considèrent non plus seulement comme un des grands chefs de la religion chrétienne, mais encore comme un grand et très habile architecte; aussi depuis 20 ans que nous les employons, ayant à la fois plus de 400 ouvriers sous nos ordres et les faisant travailler soit à Canton, soit à l'île de Sancian, soit dans les carrières pour l'extraction des pierres, soit sur mer pour leur transport, jamais nous n'avons eu de plaintes à for-

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