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Chapitre XIV - Discours «le fête

rouler contre eux, chose importante à noter dans les circonstances actuelles, et qui peut-être aujourd'hui pourrait oitrir des observ^atious utiles au milieu des grèves qui se manifestent de toutes parts en Europe.

Jeunes o:î»'rçons travestis en filles

« A trois heures, invité par d'autres ouvriers de la Mission, je me dirigeais vers le Cimetière chrétien, afin de terminer l'érection d'une Croix en granit, qui, placée au sommet d'un monticule assez élevé, doit dominer la vaste enceinte du Cimetière et les environs, érection importante et qui sera aussi un honneur pour la religion chrétienne, au milieu de tous ces tombeaux et de ces monuments funèbres du pag'anisme.

^ A six heures de soir, revenu à la chapelle des Sœurs, je donnai la bénédiction solennelle du S.* Sacrement, au chant des cantiques chinois, et j'adressai quelques mots à tout ce petit monde jaloux de recueillir la moindre parole qui tombait des lèvres de leur évêque...

« Enfin, à 7 heures du soir, réunis en petit comité avec les trois ou quatre Français qui habitent Canton et les trois missionnaires les plus rapprochés de la ville, on fêta les dernières heures de la journée par un frugal repas, et l'un de mes convives, s'inspirant de Virgile, m'adressa ce gracieux distique:

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

ntjr <»i>ilt«'miii

inei< heiueiiïies de lui présenter ces trois petits ciifaiits à bnptiser, et <jui aujourd'lini probabieiiieiit porteront son nom en l'aradis; ce serait aussi un i^rand boulieur ])our nous, si Sa (irandenr voulait bien nous |)erniettre d'en être les marraines.

Je baptisai ettecli\ eineut ces (Mitants en leur <lonnant mon nom.

La nu\sse fut ensuite céUd)r('e, et à i)eine achevée, l'on vint m'annoncer <;ue <U-Jà les .-nnes de nos i»etits baptisés s'étaient enxolées ;in Ciel.

* Tue demi -heure ai)rès, rentrant dans ma <lenuMire qui n'est encoi'c (pTun simple hangar, ce lurent les petits «^•ai'{|;(>ns (\v rori)helinal (pii, au m)mbre de 1 ;>(!, \inrent nu' présenter leur petit compliment latin et chinois et <lemauder n\a bénédiction

« Le restant (h' la matin(''e tut em))loyé à rece\'oir h?s visites <U's chrétiens, (]ui par troupe ou sé|>arémeid, venaient me présenter leurs hommaues ei h'urs v(eu\.. . .

Après les ouvres spirituelles, tout naturellement les (eiivres matérielles de\aient a\(>ir leurs représeidants.

Nos tailleurs de pierre, Noulant aussi célébrer ma fête, avaieut fait prépaier au somnu't des touis. de la cathédrale les grandes et larues bandes de fer, arri\ées tout dernièrement des forges de l-'raisans près de l>esanc(»n, et <iui doivent relier la dernière assise des tours a\'ec la première base des tlèebes; ouvrage importnnt (pii déjà (''l<uine n(»s Chinois par ses belles combinaisons, et sera d'un ^rand ellét sur leur esprit.

« .le dus tout naturellenuMit monter au sommet de ces tours et mettre la première nunn au ^i,iiantes(pie travail, ce qui réjouit beaucoup nu's cliers ouvriers.

« lutttile de din (pie ces braves ,uens reeurent immédiatement la récomp(Mise (pii leur était due: a\('c un congé pour le restant de la journée, je dus leur donner de (|uoi célébrer joyeusement la fête, et c'était justice.

« Ces petites faxeurs accordées à propos conservent les ouvriers dans l'amour du travail, dans le respect de l'aittorité et la phts entière soumission à leur évècpie, (lu'ils considèrent non plus seulement comme un des grands chefs de la religion chrétienne, nuiis encore connue un grand et très habile architecte; jiussi depuis 20 ans ({ue nous les employons, ayant à la fois ])Ius de 400 ouvriers sous nos ordres et les faisant travailler soit à Canton, soit à l'île de Hanciau, soit dans les carrières pour l'extraction d(îs i)ierres, soit sur mer pour leur transport, jamais nous n'avons eu de plaintes à for-

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Millier contre eux, chose iiii))oii;iiitc à noter «l;ins les circon.stam'Cs actuelles, cl <|iii pcut-ctre ani<»ni«riiui |)»Miriait otVrir (l(>s observations utiles an iiiilicii «ic^ ui-rxcs (ini se inanitestent de toutes i)arts en Europe.

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« A trois heures, invit('> par d'autres ouvriers <le la Mission, je nie dirif^euis vers le ('inietic^'re chrctien, afin de rerniincr l'érection d'une Croix en granit, <pii. placée au sommet d'un monticule assez élevé, doit dominer lu vaste enccMnte du Cimetière et les environs, érection ini])ortante et (jui sera aussi un honneur pour la relii»,ion chrétienne, au milieu de tous ces tombeaux et de ces monuments fuuèbres du ])a<;anisme.

-^ ^V six heures de soir, revenu ù la cliapellc des Scinirs, je donnai la bénédiction solennelle du S/ Sacrement, au chant des cantiques chinois, et j'adressai (pichpies mots à tout ce l)etit monde jakmx «le recueillir la moindre parole qui tombait des lèvres de leiu' évê<pie...

« Entin, à 7 heures du* soir, réunis en petit comité av(ic les trois ou quatre Français (pii liabitent Canton et les trois missionnaires les plus rai)prochés de la \ilU', on téta les dernières heures de la journée ])ar un lru,L>al repas, et l'un de nu*s convives, s'insj)irant <le Virgile, m'adressa ce «iracieux distique:

3Ii;r Guilleiniu

« Yere semper eris Zephyruii nomine dignus, « Qui liicem et vitam spargis uhiqve tuam. » (') « Je dus répondre, le cd'iir eu fit les frais: « Je vous remercie, Messieurs et bien di<>nes confrères, des souhaits que vous voulez bleu m'exprinier en ce jour; je les accepte de tout cœur, mais x)our les éloges qui y sont renfermés, premettez-moi de m'en tenir à l'inscription placée sur le tombeau de 8.' François Xavier, à Sancian, et qui est la devise la mieux adaptée à la Mission et à chacun de nous: In morte vita.

« Oui, c'est dans cette mort suprême, et en particulier, dans cette mort volontaire de tous les jours et de tous les moments, que nous trouverons la véritable vie, la récompense de tout ce que nous aurons fait ici-bas pour la fçloire de Dieu et la propagation de T Evangile.

« Et, en formant ce vœu pour vous tous, permettez-moi, Messieurs, d'en former un autre pour ces bons et chers parents, pour ces amis et bienfaiteurs que nous avons encore dans la mère-patrie, et qui s'intéressent d'une manière si vive à tont ce qui nous concerne. Que Dieu les récompense de leur amitié et de leur généreuse charité, et qu'après les jours de la séparation et du sacrifice, nous ayons tous le bonheur de nous trouver réunis dans la bienheureuse société des élus.

«On le voit, dans ces ])ays lointains, où nos pauvres missiou- .naires vont s'ensevelir au milieu de tant de privations et de \inisères, pour y réi)an(lre la connaissance du vrai Dieu, on retrouve encore parmi eux, cette douce et sensible joie du cœur, qui est un des dons de l'Esprit-Saint, et qui leur facilite la tâche difficile qu'ils ont à remplir. »

En lisant cette page du prélat, notre esprit se porte tout droit vers les quelques missionnaires fidèles qui, d'un cœur spontané, offrirent à leur vénéré chef, au milieu de ses épreuves, l'appui de leur synii)athie et de leur estime. En premier lieu, citons M» M. Béai, Délétraz, Chagot et Grandpierre, tous animés de zèle pour les âmes et tout dévoués à la cause du prélat.

D'autres, non moins exemj)laires, se tinrent pourtant à l'écart de leur évêque, dont ils ne partageaient pas absolument les idées et les projets grandioses. Quelques autres enfin, plus radicaux, s'opposèrent systématiquement à toutes ses entreprises.

« Aussi bien, la manifestation du 2() août et le discours que Pévêque y prononça devant son groupe fidèle, plus tard sur-

(1) Zéphyrin VHUt *lirt> i-n ilïiH •• pm-teiir <lt- vii- ".

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