Chapitre XIV ■ Justlticatiou
fait qu'augmenter eu eux le respect et la confiance, dont déjà ils sont pénétrés pour la maison du vrai Dieu!
« On le voit donc, notre église est vraiment l'objet d'un respect et d'une vénération toute particulière de la part des Chinois, et, je ne crains pas de le dir^. cette (Auivre m'a toujours paru un des meilleurs moyens d(^ faire connaître et de répandre la religion chrétienne an milieu de ce peuple encore tout païen; et c'est pour cela que .j;i.squ'ici, nous y avons ap-
Comédienne!^
porté toute l'attention et les soins dont nous sommes cai)ables.
« Déjà, Dieu merci, les grandes constructions sont faites, les murs sont achevés, les voûtes posées, les tours élevées-; et dans tous ces travaux, jusqu'à ce moment, il ne s'est point encore produit la moindre tissure ou le moindre tassement.
« Mais, il faut terminer, et il s'agit aujourd'hui de commencer les flèches qui, avec les cloches, l'horloge, le Jaquemart et le paratonnerre, seront le couronnement de l'ouvrage et ne feront qu'augmenter l'estime et l'admiration des Chinois pour la religion et la science d'Occident.
« Dieu veuille donc nous venir en aide i)our l'achèvement de ce beau et grand travail; car, je le dis avec toute la conviction que me donne le temps déjà assez long que j'ai passé
INTENTIONAL SECOND EXPOSURE
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leur inspirer quelque déDauce et leur faire dire qu'au milieu de leur ville, uous élevious une forteresse capable de les foudroyer en un instant.
« L'arrivée du gros eanon Japonais qui nous. a été donné jiar l'Empereur Napoléon JIl, [)Our servir à la confection des cloches, et qui ne pèse i>as moins de 15 mille livres, a bien pu aussi les contirnjer dans cette idée et peut-être même augmenter leurs ai)préliensions,
« ]Nrais (piand ils \irent les belles proportions que prenait cet édifice, ses élégantes fenêtres avec leurs meneaux en pierre de .'>() pieds de haut, ses grandes rosaces découpées comme une dentelle à jour, ses arcs-l)outants se soutenant les uns les autres, et entiu cette multitude de cloelietons qui s'élèvent dans les airs, alors ils comiirirent qu'il s'agissait, non pas d'une forteresse, ni d'un ])()int stratégicjue (pu'lconque, mais d'un monument en l'honneur du \ rai Dieu, et au(iuel nous voulions donner les formes les ]»lus grandes et les plus gracieuses, afin de mieux représenter sa grandeur et sa gloire ici-bas; et dès lors aussi, ils eurent pour lui, toute la considération et le respect <]ue méritait sa destination.
« De là viei.t (pi' aiijourd" liui. iierscniie ne se rend à Canton, sans visiter ce ijoiiil imiMUtaiit : c'est l'iiicomparable maison (le pierrr. coinme un rap]»eile. la pins \asteet la plus l)elle constructioi; (ju'on ait Jamais \ ne en Cliine et s'il arrive <iuel(pu* chose (ruii pei! exiiaoïdinaiic autour de nous, on ne maiMjuera nas de l'attiibuei ;i !*ini1u<'n<'e de cet édifice et à la protection <lii eiel. eoinnie n<»ns xcnons de le \oir!
« Déjà, l'aniK-e deniière. ; i;x uraiids examens (pii ont lieu a Canton, et qi;i léunisx-m Jiiscju'à ;>0(M> étudiants dans cette ville, le pr(,'iiiier ]ain('-ai (''tant un jeune lioninie qui habitait dans les eii\"ir'>ii> de l'i-^iise. et celle di>tinction, de])iiis fort longtemj)s n'ayant pas {■[('■ ol)i( luie par un ('antoi;ais, (puintité «le Chinois n'ejii j.'as ]i('sit<'' a d«'-clarer <pu' c'était à la proximité de l'égiix e! a son intlnenee, (pi'était dû un pareil succès.
« Or, loin <le chen îier à détruire un tel sentiment, volontiers Je dis à nos Clnnois (ju'nne é.ulise éle^ ée en l'honneur du vrai Dieu, où 11 iceoit un culte s])écial, est tout naturellement un point de conmiunication entie le Ciel et la terre, et comme un canal ({ui nous a[)i)orte les l>énédictious d'En Haut.
« J'ajoute de bon cn-ur, <|u'ayant renoncé aux es])érances de la terre, et ne cherchant ici-bas (pie le succès de notre ministère, nous lie demandons lien pour nous, et «pie s'il nous arrive quelque avantage tenipoi'cl, nous leur en laissons volontiers tout le bénéfice: chose (pi'ils comprennent fort bien et qui ne