‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 137 sur 155 · Chapitre XV - OkiifideiiccM · texte numérisé non relu

Chapitre XV - OkiifideiiccM

tu Juges a, propos de les communiquer à la chère Eulalie et au citer Auxihie, non que J'aie rien de caché pour eux, mais afin de leur épargner iitie peine provenant des mauvaises nouvelles que Von reçoit. y -.■'-.■:■ '/r^:. .':'']']-

Puis, quand tu auras pris une connaissance suffisante de la. chose, tu me diras ce que tu en pe^ises, soit ^iovr Je fond même des questions dont Je parle, soit your la manière dont elles sont présentées.

Et puis, tu me renverras ces feuilles que Je communiquera i à nos Directeurs du Conseil de Paris.

Le cher ami Veuillot et quelques autres que J'ai cru devoir mettre au courant de cette affaire, m'engagent fortement à ne pus laisser la clio.se, sans la présetdev à ce Conseil rf sait-s la soutenir par toutes les i-aisons que Je puis alléguer ... Ces Jours-ci, Je compte aller voir Grémj, mais il faut aujutravant que la question pendante entre nos chers Directeurs et nun' , soit vidée; et J'espère bien pour cela comme j^oiij- le reste, que J'aurai encore le dessus!"

Il ressort de cette coiifideiK'e que Konie avait dû eliariier le Séminaire de l*aris de s'oeciiper de la " (iiiestioi» pendante " et que de la solution de cette (juestion, ((jui était celle de l'oi»portmiité du retour de l'évêque dans sa Mission) dépendrait aussi la solution de la Propagande.

Mais la question traînait eu longueur, et l'évêque qui i)renait désormais conseil de son frère, en recevait un jour, le mot suivant: ^^ A ton âge, disait-il, et dans ton état de santv, tu n'as peut-être plus V activité nécessaire pour présider utilement à ta Mission."

Le prélat n'admettant qu'à-demi ces raivsons, et jugeant son retour nécessaire dans l'intérêt de sa Mission, lui répondait le 21 mai: '''3Ierci, mon cher Joseph, de ton excellent mémoire que J'ai lu avec le plus grand plaisir. Oui, qu'il g ait en moi dimiîiution de forces. Je ne saurais le nier; mais on ne saurait nier non plus qu'il n g ait contre moi une opposition que Je ne sais et quoi attribuer, sinon à cet esprit de x^ontradiction et de Jalousie, qui se trouve chez tous les h.om)nes, surtout à l'égard du bien <pii se fait avec un peu d'éclat.

:V'importe.' Il faudra bien. Jusqu'au bout coidinuev l'eeuvre commencée; et comme Je ne puis me dispenser de dire ce

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qui/ y a encore à faire dans la Mission et quelles sont mes infentions à ce s'KJet,j\iime mieux le dire ouvertement et frari'chemfinf, puis me pré2)arer à repartir à la fin de Vété, de manière à arriver dans ma Mission, au commencement de Vhiver, qui est la bonne saison dans ce pays.

Ce qu'il me faudrait maintenant, c'est an p)eu de repos; mais il est difficile d'en prendre à Paris, oit Von est sans cesse incité aux réunions sj)éciales qui s'y tiennent.

Puis, le bien de ma Mlusion demande également que je 'paraisse u.ii peu, et Dieu merci, si je me produis quelquefois, ce n'est pas au détriment de nos œucres comme tu pourras en juger pxir un article de journa.1 que je joins ici.

Quand tu l'auras lu, tu voudras bien le détacher et me le renvoyer sous pli fermé ; car il est bon que je conserve ces documents pour Vie justifp)- j^lns tard, s'il en est nécessaire!

Enfin, comme lu le dis, nous déciinons tous, et voilà le paurre cardinal Pie qui vient de partir avant moi, quoique d' un an plus jeune que moi.

Jfais il nô faut pas qu'on nous fasse plus décrépit que nous ne le sommes; et, dans la ferme conviction oit je suis, qu'après moi, on ne fera pas les œuvres que réclame Vétcd de notre Mission, il faut bien que je me dispose moi-même à les entreprendre procltainement.

An comineiicemeiit du mois d'août 1880, le Prieur de la Grande -Chartreuse lui ayaut écrit pour lui demander son ai)préciatiou sur l;* démarche de M. Guerriii, directeiir du Séminaire et ancien missionnaire de Canton, qui avait quitté le service des Missions, pour entrer dans hi solitude du cloître, Mgr de Cybistra ne lui cache pas son regret de la perte que la Mission de Canton a faite en sa personne: et il profite de l'occasion pour lui recommander l'œuvre des catéchistes, ajoutant que <<tc'est le moyen, tout en restant à la Chartreuse de continuer son rôle de missionnaire». .

Le 14 août, il part pour un voyage eu Bretagne, afin de visiter les familles de plusieurs de ses missionnaires et de recueillir quelques ressources pour sa Mission, car il « y a là bien des personnes généreuses et dévouées à ses œuvres ».

Ces excursions lui font un peu oublier ses amertumes, et le préparent ainsi à l'acceptation plus entière de son sacrifice.

II est à St* Anne d'Auray le 26 août, jour de sa fête, qu'on lui souhaite au Petit-Séminaire. Il s'arrête au Mans pour faire la commande de ses cloches à un fondeur de cette ville et il retrouve là le gros canon Chinois qui lui fut donné par l'amiral F<»niiclion, et «qui paiera dit-il, un bon tiers de la dépense».

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