Chapitre 111 - Secrétaire yt inisNiouiiaire
T/znfAs' il n'en esf rien; Je -mis ."simplement .ler.rr faite de la Mission, faide ini peu, notre supérieur malade <jui ne peut écrire lui-même toufes ses lettres.
Voilà mes occupations; et mon titre,, celui que S'- Vincent Ferrier demandait arec tant d'instance au Fape et r.(du,i que J'espère aussi conserver tonte ma rie, est celui de missionnaire apostoliquA'" ,
La renoniinée tintteiise (ini devançait ainsi l'hemvdo na destinée (1851), loin d'en contrarier l'ascenision \'erti<>ineuso, ne la rendra que ])lus décisive, «n désignant dn doi^t ce lu'étre fait ])Our le conimandenient.
De retour à Hon.i»-kong ver» lu tin de mai, il annonce à sa cousine Flagey «la ])ersécution (jui vient d'éclater aux «nvirons de Canton et (jui lui insijire «le \ive» iiuiuiétudes au sujet de ses confrères de l'intérieur».
Un nouveau billet à la même, daté du 22 Juillet l.Sôl, lui mentionne la mort glorieuse du P. SclnelHer du Tonkin qui, «en quittant sa prison, y laissa ses sandales f)our arriver ])lus promptement sur le terrain d'exécution».
Il ajoute que Mgr Retord a fait de ce martyre une fort belle relation qui i)araîtra incessamment dans les «Aiiuales de la Propagation de la Foi».
A propt)» de ces mêmes «Annales», (lisons tout <le suite que M. (iuillemin y ayant déjà tiguré avec lionneur, y si,nn<^ra bientôt, comme Retord, l'acte du martyre d'un de ses confrères, <lont il était devenu le suj)érieur f).
Mais n'anticipons ]>as.
Et contentons-nous, malgré la monotonie d'un récit «le faits ordinaires, de suivre pas à pas, dans les étai)es qui le conduiront si vite aux honneurs, celui que ses vertus en rendaient digne.
A l'heure même où notre missionnaire reprenait à Hongkong sa tâche de secrétaire auprès de M. Libois (été de 1851) de graves perturbations agitaient les provinces des denx Kouang. Les rebelles Taïpiug avaient déjà comnjencé leur tentative anti-dynastique et «les craintes que leurs projets inspiraient n'étaient pas chimériques»; un regard jeté sur cette secte en convaincra le lecteur.
Son chef fut un certain lloung-Siêou-tsiuen, (-) «pii faisait remonter l'origine de sa famille à la dynastie des Soung; il
(1) M. Chapdelaine. massacré pour la Foi au Kouang-Si, le 27 ou le 29 février
(2") H. Cordier. Histoire dcn relations de la Chine avec les puissances occidentales Vol. I- p. p. 1()8 t4 suiv.
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était né le 20 Janvier ISIH, dans un petit village d'environ 4000 habitants presque tous iiienibres de sa famille, au district de Houa-hien (Fa-yun) ^^ dans la i)rétecture de Canton. Il était le quatrième entant de l'ancien «In village, Houngyang, qui avait eu trois tils et deux tilles.
De bonne lienr<î Jloinig se i)longea avec ardeur dans l'étude des «quatre livres» et des grands classiques, et en 188G, il commença à fréquenter les examens publics, à Oauton; (juoique fort intelligent, et le preniier sur les listes, il ne put cependant jamais obtenir le diplôme de bachelier; aussi conçutil de son insuccès une grande animosité contre les lettrés.
Pendant son séjour fi Canton, il reçoit en don des ouvrages qu'il n'examinera que six ans ])lus tard; rentré chez lui, il tombe gravement malade, et pendant 40 Jours, il est en proie à <les hallucinations qui auront une iuHuence décisive sur sa vie.
Précepteur dans la famille Ly, il parcourt en 1843 les livres (jui lui ont été remis jadis à Canton; ces livres ont pour titre «Iviuen-Chiliang-yen, (bonnes paroles pour exhorter l'époque); ils sont dus à un certain Liang-A-fah ou Liang-Koug-fa, né en J7SÎ) dans la province de Canton, ancien imprimeur à Malacca du célèbre docteur William Milne ('), qui l'avait baj)tisé le 'À novembre IHIO. L'ouvrage de Liang, revu par le docteur K. Morrison, avait été imprimé î\ Canton en 1832 et se composait de neuf traités ou sernH)ns sur des textes des Maintes Ecritures.
Dans ces exhortations, Houng retrouve le sujet de ses visions et, frappé de cette coïucidence, il enlève de sa demeure la tablette de Confucius et se baptise lui-même avec son cousin Ly.
Deux autres amis, Tong-yun-san et lioung-yan, se joignent à eux. Iloung et Vun-san se rendent dans le Kouang-Si pour prêcher aux sauvages Miao-tse (1844).
Deux ans plus tard, Houng apprend qu'à Canton, un missionnaire étranger, Lo-Hiaou-tsuen, enseigne la vraie doctrine; il va immédiatement dans cette ville et se ])résente au maître (pi'on lui indiquait et qui n'était autre que le Rév. Issachar Jàcox Koberts f) de V American Board of Foreign Missions, qui refusa toutefois de le baptiser. Houng, désappointé, retourne une seconde fois dans le Kouang-Si (1847). Le nombre de ses disciples augmente de jour en jour, et dès la tin de 1841), les « Adorateurs de Dieu» formèrent un groupe assez compact pour inquiéter les mandarins locaux.
(1) De la "London Missionary Society", né en Ecosse en 1785, arrivé à Macao en 1!S1;H. inoit le 2 Juin 1822.
(2) Né à Summer County. Tenussee, le 17 février 1802.