‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 21 sur 155 · M'ir. Ou'dleviin · texte numérisé non relu

M'ir. Ou'dleviin

Mgr <»nilleiiiiii

qu'eu revenant de cette excursion. Ah! mon cher abhé, votre frère est un sainf missionnaire, et j'ai bien regretté son départ pour le Tonlin, car je l'aimais beaucoup, et il ('tait à moi tout d'abord. » (')

CepeiKhint la collaboration de M. Vénard au eoll(\t>e de llon^- Ivong ("~'), lui ayant permis de rentrer à Canton (sej>teml)re 1 S ").'>), M. Guilleniin va continuer ses c(>ur>«es à l'intérieur, mais il se voit bientôt forcé de les interrompre dit-il, à cause des séditions (/ai (((liteui le pays; ci, niaUjrè que Ir (foni^ernenipnJ Cliutois ait assez à faln' arrc tes T<npiug, if )/f faissc pafi de taquiner les chrétiens, sans qve les Diarins fran^'ais du " (Uissiiri '' puissent faire un effort pour les protéyer.

La procure et le collège de Houg-lvong le réclament encore, au début de 1854. 11 faut organiser le séminaire, faire la classe aux latinistes, « ce petit peuple, dit-il, (lui aidera i)lus tard à Tceuvre de la conversion des (Miinois ».

11 leur compose un règlement d'études et même une grammaire, préside « aux travaux des menuisiers, charpentiers et maisons », trace le plan d'un jardin i)otager à leur usage et constate entiu « (ju'il est débordé; (pie si tous les Jours se ressemblaient ainsi, il n'y aurait pas moyen d'y tenir. »

Il se plaint de douleurs aux relus; cependant, malgré tout cela, sa sauté « a gagné au séjour qu'il a fait à Hong-Kong; sou mal de reins diminue considérablement, et il peut aller célébrer la Noël à Canton où il baptise treize catéchumènes ».

Son rapport accuse pour l'année ISô.'î, un bilan de (Jô baptêmes d'adultes et de 2000 d'enfants in articulo mortis.

Ces chiti'res témoignent hautement de son activité.

L'on doit même ajouter que dans une ville idolâtre et rebellé à la grâce comme Canton, et en des temps de troubles continus, c'était un beau succès.

Le prêtre qui l'avait obtenu, pouvait se tlatter d'avoir accompli son devoir.

Et ce devoir, il comptait bien le continuer encore en 1 <sr)4, dans des conditions toujours plus favorables.

Sa connaissance plus sûre du dialecte et des nneurs du pays lui facilitait eu etfet sa tâche. Par ailleurs, il savait cjue la nomination prochaine d'un de ses confrères à la tête du collège St. François Xavier, le déchargeant d'un fardeau trop onéreux, lui rendrait toute sa liberté d'action à Canton.

Mais, au moment oii il se disposait à laisser à un autre la charge du collège, la Providence qui comptait sur ses forces, lui eu confiait une plus lourde: il était nommé ])rêfet a])ostolique et Supérieur de la Mission de Canton, f)

(1) Vie et CorresiX)ndance de .1. Théophnne A'énard p. p. 182 et 188.

(2) Elle dura jusqu'au mois de mai 1854. époque où il s'embarqua pour le Tonkin. 2G mai.

(8) Bref du K; novembre 185:^.

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