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Chapitre VII - Vo.yBKe de r<^véqii

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« Le P. Louis Massa était un de ces lionniies ju'ivilégiés qui out tout pour se faire respecter et aimer. Appartenant à l'antique faniille des barons de ^Nfassa <lont le château se voit cnc(U'e aux environs de Naples, renonçant à tous les avantages que lui donnait s;i naissance, pour se fnire humble relioieux de la ^'ompagnie de Jésus, il ajoutait à ces titres déjà si précieux toutes les qualités personnelles qu'on peut désirer, une figure noble et agréable, une belle constitution et surtout un air d'amabilité qui le rendait cher à tous ceux qui avaient l'avantage de le connaître.

« Jl était le *plns jeune de cinci frères (jui sont tous entrés dans la Compagnie de Jésus; tandis que leur ]>ieuse mère est allée finir ses jours dans une comniunauté de Naples.

« Déjà, nn de ses frères, un mois ;iui)aravant, avait reçu de graves blessures de la part <U's rebelhvs (jui l'a^■aient surpris dans son district; d'autres sont éualemcnt morts sur la brèche; et ainsi, cette noble famille semble-t-elle destinée adonner au Oiel autant de héros qu'elle com])te <le membres dans son sein, sur la terre!

« Lors(]ue nous apprîmes la mort <lu vénéré V. iViavSsa, Mgr Anouilh, coadjiiteur de Pékin, qui était alors à Chaug-haï, quchpies autres missionnaires et moi, nous nous empressâmes d'aller à Tong-ka-dou offrir à Mgr Porgnier nos compliments de couiloléances, mais déjà Sa Grandeur avait quitté cet établissement, pour se rendre dans la concession française; les Pères de Zi-Ka-Weï avaient également abandonné leur résidence et il ne restait plus à Tong-Ka-don (pie (luehpu^s Pères qui, placés au haut de la tour, suivaient dans la cam])agne les mouvements des rebelles.

« Nous alhnnes à la chapelle, recomnmnder aux Saints anges ce sanctuaire où tant de ferventes oraisons s'élevaient chaque jour vers le Ciel, et nous nous dirigeâmes tristement vers le fleuve pour regagner notre demeure.

« A peine étions-nous arrivés sur le rivage, (lu'un cri sombre, conune une vague (pii gagne <le pr(»che en proche, se fait entendre: les rebelles arrivevit!

« On peut se figurer quelle fut, à ce cri, Talarnu' générale.

« Les bords du fleuve étaient couverts d'une foule de personnes (pii, avec leur i)erit bagage, cherchaient à se mettre à l'abri du danger; mais, malheureusement, le nombre des barques était insuffisant pour celui des individus ([ui en réclamaient; chacun courait sans trop savoir où il allait; les uns se jetaient à l'eau, les autres, se lu'écipitant en trop grand nombre sur les barques, les faisaient chavirer; enfin l'effroi (4 la consternation réu'naient i)artout.

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« Cependant, les rebelles, au lieu de se porter eu masse sur Cbaug-haï, oouiuie ou l'auuouçait, établirent leur (juartier général à Zi-Ka-Weï, et se eontentèrent d'envoyer une avant-garde qui, à la faveur de l'obscurité et de la i)ani(iue générale, s'introduisit dans le faubourg de l'Est.

«. Leur nombre s'accrut énormément pendant la nuit, et ils se livrèrent :i toutes sortes d'excès, buvant et se i)réparaut dans la débauche à l'atta^iue (pi'ils ]m)jetaient pour le lendemain.

« D'une autre part, les mandarins et les Européens n'avaient pas été sans prendre (pielqnes i)récautions; on permit à tous les Chinois (|ui le voulaient, <le sortir de la ville, en emportant leurs i)auvres bagages; on en ferma les portes et on en contia la gar<le aiix tr<>ui)cs Anglo-franc^aises. La concession Euroj>éenne se trouvant en dehors des murs et n'ayant aucune défense, on se hâta d'y élever des barricades à l'entrée de toutes les rues; on les appuya de <|uel(jues pièces de canon; enfin ou enjbossa deux navires à rentrée du j^ort et l'on fit, dans chaque mais<ui une garde sévère et bien armée,

« Le dimanche 20, Je sortis vers les 10 heures du matin, pour juger de l'aspect (jue présentaient le port et les environs, lorsque à l'entrée du faubourg de l'Est, j'entendis la décharge de deux ]>ièces d'artillerie.

« C'étaient les rebelles (pli arrivaient.

« N'oyant <pie tout était rran<pulU% ils avaient voulu profiter de ce moment de calme, pour sur[)ren<lre les Européens et faire irru])tion au milieu de leur concession.

« On ne s'attendait guère, en ettét, à les voir arriver en ce nu)m(Mit; mais le brnit de la multitude ayant donné l'éveil général, nos canonniers se trouvèrent bientôt à leurs i)ièces et tirent sur eux une décharge qui lenr abattit une douzaine d'hommes dont ils s'emiuvssèrent de retirer les corj)s; puis nos troupes les poursuivirent faisant feu sur tous ceux (pi'ils rencontraient, en sorte (jne dans res])ace de deux heures, le faubourg se trouvait ]»urgé de tous les rebelles cpii s'y étaient établis.

« Mais ce nVtait point assez: il fallait leur enlever ce repaire où déjà ils s'étaient réunis, où ils avaient fait des amas de poudre et d'armes, et d'où il leur était facile d'inquiéter les Européens.

« Le mandarin de la ville, de c<nicert avec nos autorités y tit mettre le feu, (lui ccunnienca ses ra\ages sur une belle ])agode, et qui ne discontinua pas i)endaut trois jotu'S, renversant et réduisant en cendre ce faubourg qui avait failli devenir si funeste aux Européens !

« Le rest^ de la journée du dimanche fut em])loyé à l'aire

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