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qu'ils redoutent d'atliror sur eux les nicsuivs sévrivs (piMIs ont ou à supijortcr |)ar le passe.
« Qu(»i(iu'il en soU, nous leniereions bien sineèrenuMit la Pi'ovideniie d'une proteetion si rassurante pour nous et si utile à l'«euvre de notre nùnistèie.
« l>éjà, (pu-ihiues jours avant la riiddition de la |)laee, U; \'iee-lioi, honnnie pr^U'oyant et sa<4e, avait adressé au p(ui[»Ie des proelaniations dans lescpielles il l'en^ag«^ait à la paix et à la concorde, lui disant (jue ses bons rapports avec les ICuropéens étaient la ineilleure garantie de la inosiKU'ité et du bien-être de la cité.
« Les esprits étant ainsi bien disi)osés, le samedi H), le \"iee-Iioi, suivi de tous les mandarins de la ville, vint tkire sa visite aux autorités européennes, réunies dans le «inind « Vameiî» des Alliés.
« Le soir même, à 4 heures, les autorités alliées se rendirent à leur tour chez le Vice-Roi, i)ré(;édéeis de la musiciuc! militaire et accompa<>nées d'un fort détacliement de nos troupes.
« Son Excellence nous re(;ut de la manière Iî» plus i>i'a»'ieuse.
« En voyant la <piantité dv soldats tartares (pii formaient ît côté de nous une haie hérissée (L^ l)i(pies et de lances, je pensais à cette époque encore peu éloignée où <h; ]>auvres missionnaires traversaient aussi une haie de satellites, [)lacés non [>our leur faire lionneur, mais [)oiir les escortei- au »lernier sui)plice.
« (''est ainsi (pu^ naguère, au Tonkin, j\L Néroji, iu.4>n (H)m}uigu()ii de voyage en C-hine et M. N'énard, attaclié ]m-ovisoiremeut à la direction de mon séminaire de Ucuiii-Konii, donnaient leur sang en témoignage de la F«)i qu'ils annonçaieut.
« Mais ainsi faut-il <iue tout serve à la gloire de notic divin JMaître, et les honneurs des uns et les persécutions des autres; et, en vérité, aux yeux d'un missionnaire, l'un et l'autre ne sont ap[)récial)Ies (|u'autant <]u'ils concourent au grand but que nous uous proposons en venant ici
« Le lendemain dimanciie fut s[)écialement consacré aux visites particulières et aux i)réi)aratifs(lu déi)art des troupi^s.
« Le lundi, 21 octobre, le clairon anglais s(^ faisant entendre dèi* la pointe du jour, sur les hauteurs de Kounyam-shan» annonçait à toute la pojudation qnv le jour et l'heure de l'évacuation de la ville étaient arrivés.
« Les Chinois faisaient paraître une joie douce et tran(piille; iM)s soldats, plus animés, se laissaient aller à toute l'impétuosité de leur caractèi'c.
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« l)au« l'chm (le leur gaieté, ils saisissaient avec empresseiueut (les mai us les \ ieilles femnies eLiiioises (ju'ils reiieoiitraieut dans la rue, et aiix(jiielles ils faisaient leurs adieux: 5>l)ectacle aussi iuuoceut eu lui-uiêuie qu'il était nouveau poui' uu peuple (jui ne se permet Jamais de ces licences publiques. (')
« Une foule immense se portait au pied de la colline, et (pieUiues instants aprc^s, arriva l'imposant cortège des autorités des deux pays ([ui venaient échanger leurs pouvoirs et procéder à la reddition solennelle de la cité.
« Chacun s'étant i)lacé selon son rang, le Vice-Koi prenant la parole, remercia M. M. les Commandants de l'intérêt tout i>articulier avec le(|uel ils avaient veillé à la sécurité de la ville; et nos Commandants, à leur tour, exprimèrent au Vice-Koi le désir (pie la paix signée dans le Nord fût maintenue dans toute son intégrité, et servît aux deux peul)les de point d'union et de franche amitié.
« Le Commandant Français, me ])reiiant alors à part ainsi (pie le Consul de France, nous ])réseuta tous les deux au Vice-Koi et lui demanda sa protection sijéciale pour ces deux enfants de la France, (pii restaient sous sa domination, à GOOO lieues de leurs pays.
« Son Excellence répondit gracieusement (pi'Elle nous prenait sous son égide, et (pi'Elle se ferait un plaisir de nous aider en tout.
« Entin, les remerciements et les promesses étant bien et dûment échangées entre les rejjrésentauts des deux nations, les drapeaux fran(;ais et anglais furent descendus des hauteurs de « Koun-Vanj // où ils flottaient (lei)uis (puitre ans, avec une grâce merveilleuse.
« Ils furent salués d'une décharge de 21 pièces d'artillerie, tandis que le drapeau chinois était hissé à leur place au bruit d'un nombre égal de coups de canon.
Puis, on se dirigea Aeis la plage oii des tentes axaient été dressées pour nous rece\'.»ir. On se renouvela les derniers adieux, et nos Commandants, se jetant dans les embarcations (jui les attendaient, laisse rent le Vice-lioi seul maître de sa ville.
« Ainsi s'est opérée l'évacuation de Canton.
« On ne peut disconvenir que l'ordre suivi dans cette circonstance, les adieux de nos troupes, la marche du départ, tout n'ait été organisé de manière à faire et à laisser la plus heureuse impression sur l'esprit des Chinois.
I J) Sur la foi '!>• J'a\iy;iiste narrateur. U(>u^^ vuiiluiis hicii croire qu'il n'y avait clans la ru(.' ijuc dr vii'illt'S t'eiuim^s.!
<'li»pilr«' VIII - roiidaiioim tlv IVsli>»«'; l.'mlioii