‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 50 sur 155 · Chapitre l-\ - niwyoïirw du cmuiwuI · texte numérisé non relu

Chapitre l-\ - niwyoïirw du cmuiwuI

saient à la Ooiir, deux éinlise.s furent bientôt construites à Vé- Kin où elles reçurent la désignation d'église du 8ud et (réélise du Nord.

« Par la suite des temps, leur nombre s'éleva à plus de .'ÎOO dans les luùncipales villes de la (^liine: il en exista jusqu'à 40 dans la seule province de Canton.

« L'Empereur Kang-lii qui régnait alors, composa lui-même ]'in.scri[)tion mémorable (pii fut placée sur le frontispice de la première des deux inxlicjuées plus liant, bniuelle était ainsi conçue:

' Au vrai pj'incipc de toutes chose.sS' / =

" // n'a point eu de eoDinieucement et il n'aura point de fin; il a produit tontes cliosen dr-s le eoin me n cément ; e est Lui qui les (jounerne et qui en est le véritable Seigneur, llestinfiniviev.t bon et infiniment Juste, il éclaire, il soutient, il règle tout avec une supri-nie autorité et urec une suprême justice.''

« Telle était cette inscrii)tion.

« 11 a été un temps où l'on comi)tait en (lliine trois cent mille chrétiens.

« Sans doute aussi, Messieurs, le christianisme a eu dans le Céleste Emi)ire ses annales de ])roscription et ses martyrs; mais tout nous porte à conserver l'esjxtir (|ue le retour de ces époques néfastes n'est plus à craindre à l'avenir, et dans un jour comme celui-ci, nous ne voulons au surplus, nous souvenir (pie des protecteurs d'autrefois et des bienfaiteurs d'anjourd'hm.

« Le nombre est grand de ceux (pii ont concouru, par l'exercice de leurs pouvoirs et leur haute inlluence, comme i)ar des services plus directs, à mettre à même nos missionnaires de créer à leurs fondations, pendant l'ère de rapprochement entre la Chine et les nations euroi)énnes, un avenir en rapport avec les bienfaits qui doivent en résulter, et de régénérer, sous l'égide d'un traité d'amitié, une oeuvre entreprise depuis près de trois siècles, d'abnégation, de dévouement et de charités

« Parmi ces derniers, (^u'il me soit ])ermis de nieutionner, dans cette solennité, les ambassadeurs extraordinaires de !S. M. l'Empereur des Français et de 8. M. la reine d'Angleterre, qui, par la couclnsion du traité <lu 27 juin 1858, ont sanctionné comme un titre au Livre <lu droit des gens, celui de l'exercice de la religion chrétienne en (^hine: et notre digne ministre de France à Pékin, S. E. M. de Bourboulon, qui, après eux, a, par tant de sagesse et d'énergie, fait de sa mise à exécution une manifeste réalité; M. M. le Comte Kleczkowski, de Vernouillet et de Méritens ses secrétaires, qui l'ont si efficacement aidé dans cette entre])rise.

Page 1