‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 6 sur 155 · III - l'i'i'iiiièrc Ictlro à «ta iiièr · texte numérisé non relu

III - l'i'i'iiiièrc Ictlro à «ta iiièr

iV - ^lecoïKlo U'iirc «talée «!«' Ki4>-Jaiii'ir<>.

V - Coup «le lli«'àtc-e: eliaii;:{eiti«>iii «le 4l«-Ktiiiiiti«>ii i»«>iir 4iiiil«»ii.

tiXtn'miU'H de la terre

Il me manque un peu plus de santé; obtenez -la-mol assez forte pour cela, et ensuite eni'oijez-moi ! . . .»

Dans un Uillt't (iiTil adresse le 2(5 août de l'année sni\ante (1(S47) à sa cousine .Ios«'>i>liine Flaiicy, il s'ou\ re encore plus caté«;-ori(inenient sur « le sacrilice (lu'il va faire. »

Arclicx l'clu» lie lîcsimi.i

2(i août /S47

Ma ehèn Joséphine

Je iwriciiH (!<■ Viiilhifoim; sans cela. Je ne f'utu-aU /x/s /'(fi/ ni U'itdrc .si loïKjh'iii i),s une répoïiHC à hi houiic Icfl tU'! qui m'a. (Ujuiiolé et encouragé; <iiioi<in<' le sacrifice, (fue je rais faire, soi/ Ijieii li/n-e r/ Ijinr arré/é de nui par/, il léeii es/ pas moins péni/j/e à mon vœnr; niais qnandje 1:01s (pé on. par- /a(jc ma peine e/ (pi'en même /emps, on res/e sonniis, cet/e vue tn encan rage e/ mf don ne de nonce/Zes forces. Conlinne à ntécrire de la manière dont In Vas fait dans ta dernière lettre, mais snrtont m- )n'ont)lie pas aaprès de X. S. et de sa Sainte Mèrr; Je compte en ce moment sar 1rs prières et Ifijf'ection dont ta néas toajonrs donné des preaces si tonchantes et (pie j.'. no(d)lierai jamais.

J\n:ais déjèi écrit qnetqne chose de mes projets à Maman;

4'lia|»ili'(' Il - Kcorél.iiirc «lo l*Ar4*li4'v«><-li4''

)n(iis (//Kuul je lui mai parlé cl (//l'c/lf a m quccéldH fjirn sinch'OïK'iif, (le f/roi^HCii larinrs mul soi'f'n'S de xch ycn.r; elle ti'a r'it'n pff prctidi'i' de font le jour of elle nio réjx'hdl mnn rcssr, que si je ro/i/<iis (iflciidrc sa iitorl pour jxirtir. Je n'atleudrnis pas loiiy temps, qn^alors je seniù entièrenieni Libre. Tu peu.r comprendre combien fotil cela ètdil déchira iif pour moi.

Cependant à ta jln <tn jonr, nous non.s .sommes mis à t(djte, et lions arons nn peu inaïujé., en faisant (tircrsion à no- Ire donlenr coinninne par ti'S dijj'érenles clioses dont nous nous entretenions. Enlalie m'a paru. <n-oir pris le dessus; té Ixm Joseph, dont le cœnr est si aimant, qnoiqiCît ne te J'assc pas toujours paraître, disait (pt il fallait tout (initier et qu'il viendrait roion tiers arec mol. Il s est un peu renùs, lorsqu'il a l'u arec <juelle facililé on pouniil rerenir de ces pai/s lointains, et qu'il pourrait encore me reroir. Pour moi, je prenais part à leur douleur et je demandais à Dieu que, puisqu'il avait bien roulu néiuspirer le désir de me consacrer nn.r tracauj- des missions étranf/èius, il roulât bien encore me soutenir dans ma résolution. Deinande-lui pour mol cette (jrdce, ajin que je sois jUlèle et que tout se passe selon ta très sainte et très aimable rolonté de Dieu.

Je te serais reconnaissant, si tu roulais bien préreiiir ma

tante de mes dispositions, tu le férus mieux que mol et en

même temps tu niérlteras nn autre moment de douleur^ mais

fais-le de manière a ména('er uutunt que possible, sa seiisl-

'bilité.

Dis-lui que je t'ai parlé des Missions, que je parais ij songer et que tu ne serais pas surprise de me roir partir un jour. Cette manière un peu indécise la préparera insensiblement Il une ouverture plus prononcée et léuura pas pour elle Vineonvé nient d' une nourelte qui rient accabler tout et coup. Tu jiaiirrals aussi en dire un mot èi mon oncle, on prenunt te.s mêmes méiiagenu nts et plus tard, nous lui dirons f ru nchement la chose t(dle qu'elle est.

Jp rondrais bien que le lion Dieu nie in.énaç/edt toutes les épreuves; mais s'il faut "u passer par lii, a ru ni <pie la dernière séparation se fasse, je lui dirol aussi: li.-il voluiitas tiii.

Je pense que tu n'as pas oublié de me recommander aujourd'hui à S. Zéphyrin, mon Patron; je tacherai de te payer avec usure tous tes bons soins, en priapt <nissi pour toi, quand je serai au milieu de ma. Mission.

An revoir, ma chère Josephiiir; je t'embrasse de tout mon cœur et suis pour ta rie, ton aj/éctlonné cousin

(1 uittrniiu.

yiu:*' C«iiill<'iiiiia

Il ressort du pieniier aven, que le mauvais état de sa santé aurait eutravé l'exécutiou de ses projets d'apostolat ; mais cette raison qui i)araît solide, lui servait <le prétexte plutôt (jue d'excusé devant sa conscience, pour difïerer son départ.

II lui fallait en outre, comme on le constate par la lettre l)récédente, user de ménagements j)our adoucir à sa mère l'âpreté de la séi)aratioii.

C'ar, bien que cette digne veuve lût assez forte pour résister aux émotions [)énil)les de voir lui écliap])er le meilleur de ses tils, ce dernier l'aimait troj), i)()ur l'isoler subitement au pied <le la Croix. Et nous savons que l'abbé mit tout en œuvre pour qu 'au moment décisii:', la résignation de la mère fût au niveau du sacritice de son fils.

Enfin il arrive à Paris au commencement de mai 1848, (') et frapi)e à la i)orte du Séminaire de la rue du Bac.

Le 1.") mai, il écrit à .Joséi>liine: « Te dlrai-je combien j'ai été réjoui, en entrant, de trouver là une trentaine de jeunes abbés, qui venaient me demander la permission de m' embrasser , m'offrir leurs petits services, m'entretenir de mon pays, de ma position ancienne, comme s'ils (Wisent voulu par ces soins empressés, faire diversion à la peine qu'on éprouve naturellement à la suite d'un pareil changement et me transporter par lu pensée, au milieu des objets si chers que je venais de quitter »

Le séjour de M. Guillemin au Séminaire sera <le courte durée, puisque sa probution s'y terminera au mois (PAoût de la même année (1848).

Aussi bien, nous n'insisterons pas sur les détails de sa vie de séniinariste, dans un milieu dont il a été dit tant de choses par les historiographes.

Ce serait abuser de la facilité d'en écrire, pour y avoir nousnieme passé quatre ans, ([ue de reproduire ici les apologies clastsiques <le ce Séminaiie, de ses directeurs, de sa saJle des Marttfrs, et de peindre l'enthousiasme (pi'y suscite la vue de tant de relicjucs d'héroïsme.

Nous renvoyons donc le lecteur avide de sensations hardies, aux ouvrages qui contiennent les (lesci'i])tions dithyrambiques <le ce nouveau cénacle ai)()Stolique. {'')

L'aspirant-missi(ninaire (iuillemin avait le Cd'ur trop haut et l'âme trop sensible, pour rester froid devant ce foyer de la Foi et de la Charité.

Il y passe ses quatre mois « à examiner, dit-il, dans la priè- « rc, le silence et l'étude, ce que Dieu demande de lui. »

Eut siter et il

(1) Exartfinent U' ô mai.

(2) Xotaiimicnt : Un ' clicvfili(r-.i])c"jtTi- '" pai Drochôii : " Mo-r Fanrie " par Castain l;- : •• Vif <'t i-orn'spuinlaiici' "■ du Uiiiiliciinux '!'ln''(>]jliaiii' Vt'nard ,■ •■ Vie Je M. Néi'ou par ( 'lièi-e

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