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Chapitre X - Huc'hitîoii «les école

île voisine de Haï-uau, appelée Wai-tcliaou, fait l'éloge du zèle de M. Jolly: « Je vous parlais, dit-il, d'une île déserte où l'un de nos missionnaires, M. Jolly, avait conduit 1500 pauvres « Akka » chassés de leur pays à la suite de la guerre civile avec les « Pouu-ti ».

«J'ai pu la visiter dans le même voyage, et ce qui m'aie plus frappé au milieu de cette population malheureuse mais résignée, ce sont les écoles que ce brave missionnaire a su y établir.

« Il y en avait alors sept; ces écoles ont été entre ses mains le moyen de conserver cette population dans l'île, malgré les peines et les privations qu'elle avait à souttVir, et d'amener un grand nombre de ces pauvres gens à la connaissance du vrai Dieu.

« Le même missionnaire me denumde aujourd'hui l'érection de sept autres écoles dans un pays voisin qui s'ouvre à l'Evangile. L'avenir de ces écoles est trop beau pour que je ne souscrive pas à sa demande, me conhant dans les secours de la divine Providence. »

Cette question des écoles fut le grand souci de l'évêque de Cybistra: « En i)arlant de nos élèves écrit-il à ses lirêtres, en juin 1869, je ne saurais me dispenser, Messieurs, de vou» dire également un mot de nos écoles. Vous savez que nu)n désir le plus souvent exprimé, est que chaque missionnaire ait dans son district, au moins deux écoles, l'une pour les garçons et l'antre pour les filles.

« Tel est aussi le vœu de l'ceuvre de la S.''' Enfance qui donne toute son approbation à cette idée et la favorisera de tout son pouvoir. »

Et dans la même circulaire, l'avisé prélat, après avoir condamné les méthodes d'instruction chinoise, donne d'utiles conseils: «Toutefois, dit-il, en multipliant nos écoles, n'oublions pas d'en exclure un abus qui règne dans toutes les écoles chinoises, et que nous ne saurions admettre pour nos enfants: je veux parler de l'usage établi parmi les Chinois, de faire étudier à leurs enfants pendant 3 ou 4 ans, l'intonation des caractères, sans leur en apprendre le sens.

« Il n'est personne parmi ceux auxquels j'ai pu parler de cette méthode, qui n'en ait été singulièrement surpris, et qui ne m'ait engagé à faire cesser un si fâcheux usage, au moins dans les écoles qui dépendent de nous.

« Ce sont en etfet, 3 ou 4 ans consacrés à un travail de mémoire et purement mécanique, sans que l'intelligence et le jugement y aient aucune part; et il arrive de là pour l'âme, ce qui arrive ordinairement pour le corps; c'est que les par-

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ties exercées i)ienueiit de la force et du développement, tandis que les autres restent dans leur état de faiblesse primitive.

* Aussi, remar(iue-t-on en général, chez les Chinois, une grande facilité de mémoire, tandis (ju'on rencontre chez eux une grande inei)tie, on pour mieux dire, une ^raiule inertie de ju- «iement; et cette diUérence s'expliipie i)arfaitement bien, par \;\ dittérence avec huiuclle ct's deux [uiissances de l'Ame ont été exercées.

<^ Faisons donc cesser un si tàe'heux état, puisque nous le pouvons, et, en remettant entre les mains des enfants r Epitonit' Instoriœ sacra- <]ne J'ai nouvelIenuMit fait traduire, exigez des maîtres qu'ils donnent aux enfants le sens des caractères, en même temps que la prononciation.

<v Dans tous les cas, maintenez \ os écoles primaires à un ni\eau qu\ a<'cré«iite «le plus en plus nos méthodes ♦'t donne au peuple, même païen, Pavant-^oùt des études secondaires qui, bientôt sans aucun <loute, en (Miine comme ailleurs, seront en vogiu\ et nécessiteront de notre part, une attention «les plus sérieuses. *

La «piestion du clerue indigène le i)reoccupe encore davantage.

Faisant allusion aux séminaristes cpril \ient de tonsurer lors de la cérémonie de tSancian, le prélat encourage ses i)rôtres à lui fournir «les lévites: * Je ne «loute pas, Messieurs, «pie NOUS n'ayez épr«>uvé la même Joie i\iw nu)i, en v«)yant n«)s jeunes gens franchir le seuil du sanctuaire, et ce succès doit n«)us encoiu'ager à redoubler d'etlbrts i>our former ihuis cette Missi«)n un clergé imligène en rapport avec nos besoins.

« X«)tre séminaire S.' Fran«;ois Xavier «le Hong-Kong nous a «h)nné peu «le résultats satisfaisants, u«)us le reconnaissons tous; mais, si Hong-K«)ng nous «)ttre si peu de satisfaction, Pido-Finang, «u c«)ntraire, nous présente les plus belles esj)érances p«)ur l'avenir.

« De là, en etïét, nous ven«)ns de recev«)ir î) élèves dont les bonnes disi)Ositi«>ns ne se sont point en«*ore démenties un instant; nous y av«)us euc«)re 7 élèves qui terininer«)nt bientôt leurs c«>urs et «lont les notes ne sont pas moins bonnes.

« Laissons «loue un peu de côté le séminaire de Hong- Kong «lont nous tacherons «le nous défaire le plus tôt possible, et portons tous u«)s ettbrts du côté de Pinaiig.

« Aussi, je ne crois pas être troj) exigeant, en deman«laut à chacun «les confrères de la ]\[ission, «le nous préparer un • >u «leux élèves pour cet établissement.

Il n'est pas de district «pii ne ])uisse n<.)us fournir son petit contingent, surt«)ut si j'en juge par les nombreux élèves

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