Chapitre \ • ■<<' l>ii'«'ctoii'«' <lo IVv^'qiit
(lo la province qui se trouvent «'liez les Pères Italiens de H<)ni>-lvoni>- et chez les Pères Jésuites de Mucao ; et ce sem en réalité, le plus grand service (pie nous puissions rendre à la propagation de l'Evangile en ces contrées.
« De uion côté, voulant autant (]ue possible favoriser une «euvri- si belle et si iinj)ortante, je maintiens bien volontiers Pallocation de 20 piastres par an, assignée à l'entrcticMi de cliacpic enfant «pii, sous les yeux et la din'ction du missionnaire, se disposerait à entrer au Séminaire.
« Je prends égalenuMit l'engageuïent d'envoyer ces élevés an collège général de Pinang, sitôt qu'on auia pu s'assurer (le leurs bonnes dispositions; mais ])our cela, il est nécessaire (le les garder (pieUpu' temps à Hong-Kong, épreuve (pii ne dépassera pas un an.
« Cinq i>laces aujourd'hui sont vacantes à Pinang; ne les laissons pas inoccupées pins longtemi)s; et, même (piand le nombre de 12 au<piel nous avons droit, sera rempli, je consens Inen \olontiers à payer la pension des autres, lors même (pu' leur nombre irait encore à 12 et au-delà.
« Car, vous le comi)renez bien, Messieurs, c'est en cela (pu? réside l'avenir de notre Mission, le but principal de notre cougrégatiou, la première cause de son institution; et nous numqnerions gravement à nos obligations, si nous ne taisions pas tous nos etf'orts pour le mettre à profit.
* A rempressement (pi'on mettra à se conformcu' à ces vues, .'■e montrera aussi le degré de dévouenu^nt de cluupu' missionnaire [)our sa Mission.»
Puisque nous sommes au chapitre des réglenjentations prises par Mgr Guillemin, et pour ne pas interromi)re plus loin, l'ordre chronologique de sa vie, transcrivons ici quelques points importants de son directoire.
« Tout incomplets (lu'ils puissent i)araître aux plus exigeants censeurs, ils n'en portent i)as moins la mar(|ue d'un esjjrit méthodicpie et volontaire: «
""Ld difitance des lieux, y est-il dit, ne nous permetiant jia- de fatre, comme au Tonkiu, bour-^^e /'oiiintune, nous avons taché d'imiter Je plus possible cette ri'gle si belle (pii se rapproche le plus des temps nj)Ostoli(pies, dans le choi.r cl Vapplicution des règles qui suiveni:
1) Chaque missioniiaire receiuut le /natique alloue j>nrrœni^re de la Propagation de la Foi, c est -à-dire, tJiiO francs, plus nu supplément de 56 piastres.
'^ J La distrihu lion faite, le surplus sera reparti suivant les besoins de <-hacwi.
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Pour que cette répcti'titîon se fasse en toute justice, il est nécessaire que chaque missionnaire donne une note exacte de ses besoins, sans les exagérer ni les diminuer.
Il faut mettre de côté mie certaine somme pour les dépenses générales et imjn'évues de la Mission.
3) Chaque missionnaire doit bien examiner de quelle manière il peut plus facilement faire 2)''0sp)érer V œuvre de la Ste. Enfance dans son district^ et puis, il doit e?i envoyer une note exacte au Supérieur de la Mission.
Les missionnaires feront connaître les ressources qu' ils trouvent dans leur district, les dons qui leur sont faits.
4-J Lorsqu'on fera auprès de Véréque, une demande pour la construction d'une clia2)eUe, l'érection d^ine école, l'achat d'un terrain ou pour toute autre dépense considérable., il faut bien spécifer toutes les raisons.
En outre, il serait désirable que chaque missionnaire eniwyât à Vévéque le plan de construction, avec un devis approximatif des dépenses nécessitées.
ù) Lorsqu'une allocation aura été faite pour un objet, elle ne pourra être employée à un autre. Si quelques raisons imprévues empêchent sa destination première, elle rentrera dans la bourse commune; tout au moins, avant de V emp)loyer à tout autre objet, il faudrait avertir le Sup)érieur et attendre sa réponse.
6) Si un missionnaire avait quelque argent jjctrticulier, et qu'il voulut l'employer à l'une des œuvres indiquées, il devrait préalablement en avertir le Supérieur. (Syiioch* du Sii-tcluien).
7) Un missionnaire, à son arrivée dans un district, ne doit ■pas chercher à défaire tout de suite ce qui aura, été fat par ses devanciers: si cependant il y avait quelque chose qui ne fût pas convenable, il faudrait sans doute y remédier, mais après en avoir reçu l'autorisation du Supérieur.
S) Lorsqu'un missionnaire quittera, un poste pour se rendre dans un autre, il ne vendra pas ce qu'il y aura acheté: rizières, meubles etc..
9) Si un missionnaire perd ses effets, la Mission n'est pas tenue de lui en fournir de nouveaux, a moins toutefois quil ne s'agisse de son viatique et de ses ornements.
10) Se bien garder de faire connaître aux chrétiens ce que la Mission reçoit de Vœuvre de la Propyagation de la Foi, vu que les chrétiens regardent cet ai'gent comme une gratification qui leur est due.
11) Lorsqu'un confrère vient à mourir, il est d'usage que la Mission recueille sa faible succession. X' est-il pas conve-