‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 69 sur 155 · Chapitre XI - Voyage ft F(>kiii · texte numérisé non relu

Chapitre XI - Voyage ft F(>kiii

eu sorte que nous allous uous trouver sans [>iei'i'es i)our eonrinuer la coustruction déjà si avancée de notre église.

« Que faire dans cette extrémité f

« Suspendre les travaux et renvoyer les ouvriers?

« Ce serait le parti le plus fâcheux qui pût être pris, non seulement au point de vue matériel de la coustruction, mais encore et surtout au point de vue moral.

«, Les Chinois, en voyant interrompre l'ouvrage, ne manqueraient pas de dire que l'église ne se terminera pas, et que déjà le gouvernement chinois a décrété sa ruine.

« Le bruit s'en répandrait aussitôt dans la province, et de là aux tentatives les plus violentes et les plus hasardeuses, il n'y a qu'un pas, pour un i)euple qui ne calcule que le moment présent, sans jamais tenir compte des conséquences.

« Or, au lieu de m'exposer à de tels dangers, il m'a semblé plus prudent d'aller immédiatement à la racine du mal et à la source du bien; et c'est pour cela, que le 16 de ce mois, avant que le Vice-Eoi de Canton ait aucun vent de ma démarche, je me proi)ose de partir pour Pékin, atin d'exposer la chose à nos représentants français et d'obtenir par leur intermédiaire la continuation de l'autorisation d'extraire des pierres.

« Cette autorisation se trouve imi)licitement renfermée dans les traités; on ne i)eut pas nous la refuser sans violence et sans injustice.

« Et je pense qu'en cela, vu les circonstances pénibles où je me trouve, je ne fais qu'interpréter dans leur vrai sens, les intentions de Sa Sainteté et de Votre Eminence qui ne demandent pas que nous quittions nos Missions au risque de les voir tomber dans des périls sérieux.

« INIais, d'une autre part, après avoir accompli mon voyage et pourvu aux besoins les plus graves et les plus i)ressauts de notre ^Mission, je n'oublierai pas qu'un autre devoir non moins urgent m'appelle à la grande et belle assemblée de l'Eglise à Eome, sous la présidence du Vicaire de Jésus- Christ^

« Et ce sera de tout cœur, Eminence, qu'après 12 ans d'absence, après une suite de peines et d'anxiétés dont on peut à peine se faire une idée, j'irai me réunir à mon auguste consécrateur Pie IX, à toute l'Eglise, heureux de puiser dans cette solennelle et à jamais mémorable réunion, les lumières, la force, les consolations et le dévouement dont j'ai besoin, pour continuer jusqu'au bout l'important et difficile ministère qui m'est confié.

MKI* 4«iitllfi»ii>

« Comptez (loue, trèt; Eiuineiit Piéfet, (pie dès (]ue Je le pouri'ai, je reprend rai le eheiuiu de l'Europe et de Ivouie; et eu atteudaut, veuillez déposer aux i)ieds de 8a Sainteté, les sentiments de ma vénération et de mon atleeiion toute

tilial

e, et aureez pour vous-nuMue, ^exl)res^lon du respeetueux attaeliement cpie eonserve à N'otre Eminenee, comme à son ehet' vénéré et bien-aimé, le pauxre [>rétet apostoli(pu' de Canton.

♦I» Zépliyrin Ciuillemin é\ . miss, du Kouang-tonjn et du Kouan^-Si.

I\ S. Transcrit sur mer, en me rendant à l*ékin les 'J.'l et et 1*4 septembre.

Le dimaui'he 20, arrivée à Tien-tsin, à rembouehure du Canal Imi)érial. D'ici à l'ekin, il n'y a [)lus que 24 lieues parterre, mais d'un chemin ditiicile et peu sur.

s semaines auparavant, un ministre protestant taisant

Troi

la même route, a été arrêté pendant la nuit, dépouillé et mis

a mort.

Xous prendrons les précautions nécessaires pour é\iter un semblable nuilheur; nnus en tout cas, il ne nous arrivera (fue ce qu'il plaira au bon Dieu; et cette j»ensée est ce (lu'il y a de plus encourageant l't de i»lus consolant jtour nous dans

notre \ le (

le

missionnaiie

/(■jthifriii (j

Comme il l'annonçait à l'Eminence Harnabo, l'évêcpie va trouver le Ministre de France, de Kochechouart, à ipii il ex[)lique le but de son voyage.

Celui-ci l'écoute, mais il n'a rien de plus i)ressé à réi)on(lre

iju"'' arec fontes /es difficultés (j/i/if a présoifcincHt sur Jen bras, il lui est impossible, pour le uiouicjit, de s'occuper de cette non relie (tffaire: u/ois, <p.te si le prélat le désire, il le présentera lui- intime au Ciuiseil des uiiuisfres chinois, et que //), // l'Iaidera su cause comme il pourra. "

C'était peu rassurant, mais c'était un moyen de salut, le seul; et l'évêque n'eut garde de le refuser.

Voici comment il raconte lui-même sou entrevue avec les Ministres: Deux Jours après, M. de Rochechoaart et moi, nous nous rendons au /uilais du Ministère; et là, notre représentant me laissant seul aoec son iu.terprète. Je me trouve en face de ces graves personnages ipti tout d'abord m'annoncent que

l'Im pitre XI - Vixile hii 'rwoiis-li-.raïun-ii.

déjà ils connais.sent fort bleu le but de mon ''o//(((/('; mais (pi en réalité, il iii/ avait pour eux aucune ohligalion de ui" accorder la chose que Je venais leur d.eiuandcr.

L'assertion était fausse, puisipt.e daus 1rs Iraiiés se I rouve un article spécial con<^ernant les constructions que les Européens auront à élever dans V intérieur de V Einjn.re et les matériau.v (pie les Chinois devront leur fournir.

Je le rappelai en j)eu de mots ù uos (jrands dijdouiates; puis une autre pensée ,se présentant à mon esprit. Je la, crus venir d'En Itaut, et J'en, fis le p7incip<d a.r(/umenf d" inonplaidojjer: '''Grands seigneurs, leur dis-Je, sans insister davanta- (je sur ce point , il y a deux (tus, lors(p(e les rebelles au nombre de 4-0000, vinrent assiéger la. ville de Caitton et les cités environnantes, ils Jîrent leur possible pour né eut rainer clans leur parti.

Sachant bien qu'avee révéque, ils auraient tous les chrétiens de la province et un b(ni noiubre (V Européens, ils nie Jîrent les plus belles promesses pour m' attirer à eux, s' engageant à uéaccorder tout ce (pie Je pourrais leur demander, soir pour moi, s(rit dans l'intérêt de la religion, chrétienne.

(In Jour même, leur chef m'envoya une dépulation avec plusieurs barques pour me prier de vouloir lui faire une visite et prendre un repas sur son. iKtvire mouillé à Wocm-pou.

Or, non seulement J'ai refus/' d'avoir aucune c(rmwanication, avec eux, 7nais encore, envoyant une circulaire à tous nos chrétiens. Je leur ai rappelé le resq>ect et la tidélité qu'ils devaient à r E'mpereur, comme au chef (/ue le ciel lui-même avait placé à leur tête, et leur défendant d avoir ancun rapport avec les rebelles.

Et Je puis affirmer (pue tou.s ont été fidèles à la recommatidation que Je leur adressais.

Eh bien, aqtrès avcrîr donné cette marque de soumission et d' attachement au gouvernement du pays, c'est à vous, nobles ministres, de voir si aujourd'hui, vous voulez ni.'' accorder la modeste autorisation (pie Je vous demande, et qui consiste simplement à me laisser prendre sur les bords de la mer quelques pierres inutiles pour élever en l'honneur du vrai l)ieu, un tempde qui sera non seulement une Joie pour moi, mais encore une source de bénédictions pour vous, pour vos familles et pour l'Empire "

J'achevais à peine ces mots, que le Ministre du Commerce prenant la parole: " Mais c'est un brave homme, dit-il, que cet homme-là; nous ne pouvons lui refuser l'autorisation qu'il vient chercher de si loin et qu'il a si bien, méritée! .."

^Igr <i!uillt'miii

^l/'iisi la c<ni,sf de notre éijh'se ('toif (jruiuéc. Le /oiih'niain, j\'ii /vcc/vï/s /'(i,sHHr<i)ice par l'crif^ cl mt, /)ioi\s après. Je rentrais à Canfon, iiinui du dii)lôine ùiijx'rin/.'

Mgr (iiiilkMuin urotila dv son \ ovago à l'ékiii pour l'aire qiiehiiitvs ooiirsos aux environs de la eajutale, et il Ht part de ses impressions au directeur de l'Union franeonitoise, le 20 Novembre 18l)l>.

Nous eitons iei in-extenso ee niauniticiue travail:

Prkiii, -Jll iiorvDihrv ISii^l.

EXTRAIT lii- rmiion fraïu-i'omtois»' .lu 1.") Mars ISTd.

Mon^sienr et très lumorable Directeur^

Au moment où tous nos Meaires a[)osloli(iues <juittent les points les plus éloignés de leurs Missions pour se rendre à la grande Assemblée de Ixonie, vous serez sans doute surpris de recevoir une lettre venant de Pékin, et écrite par un autre Mcaire ai)ostolique, qui semble s'éloigner et fuir jusqu'aiiX extrémités du nuuule. Environné de dilticultés sans cesse renaissantes et de plus en plus inciuiétantes, j'ai <lû, en etVet, cpiitter mon poste de Canton, i>our aller jus(|u'au centre de l'Enjpire, exposer aux représentants de notre Légation et aux [tremiers ministres du gonvernement chinois, les nombreux embarras où je me trouve, et leur <lemander une justice (jui m'est refusée partout ailleurs. 'Celle est la r.uson de mon éloignenient; mais au milieu des préoccupations de ce long voyage, je n'ai i>as oublié, 3Ionsieur et très honorable Directeur, que j'ai un devoir à remplir envers vous, et je suis heureux de pouvoir m'en acquitter aujourd'hui, au sein mênie de la cai)itale de cet Empire.

Laissez-moi d'abord, ^Monsieur et très honorable Directeur, vous remercier de la part que vt>us avez bien voulu prendre à la construction de la petite et intéressante chapelle que nous avons élevée dans l'île de Sancian, ;i l'endroit même où l'ai)ôtre de ces contrées, S^ François Xavier, a terminé sou glorieux apostolat. Mr. le C® de Lallemand, Ministre })lénii)otentiaire de France en Chine, m'a fait savoir, qu'informé par lui de cette entreprise, vous aviez immédiatement ouvert les colonnes de votre journal à une souscription destinée à nous venir en aide. Déjà, je l'ai prié de vous en témoigner ma reconnaissance; mais je croirais laisser une lacune à l'exi)ression de nm gratitude, si

<iia|»iti*(' XI - lieux FraïKMMiiloÎN «!<> I*<''kiii.

2Sl

je lie vons en remerciais pas uioi-mèiiie direeteineiit, et si je ne vous (lisais combien j(^ suis iouclié de tout ce (iiie nos cliers Krancomtois ont fait pour nous aider dans cette (eiivre vraiment catholitiue.

C'est, en etîet, un Frnncomtois et un compatriote, IM'. le 0"' de Lallemand, (pli, lors de son passa<i(' A Canton 1<S(I7, nous ;i obtenu du (Jouvernement chinois la r(\stitution de ce pr('^cieux terrain, et Je dois ajouter (]ue c'est là le premier aete (rautorité de notre Ministre en ÇJiine. N'ous venez bient(')t aprô'S lui, pour nous aider à y (''le\ cr une chapelle, et j'api»rends

(pie

son Kminen(^e, iVIiir. le t'ardinal de Jies;incou, a bien voulu

recommander cette (X'u\r(> à la pieuse ^•(Micr<>sit('' de ses Diociv sains. Aujourd'hui, la cliajteile S" Fran<;ois s'('>l('vc gracieusement sur le roc solitaire, où ce ^rand ajxMrc a termin('' sa ^Uu-ieuse carrière. Un peu [)lus loin, à i)roximit(^ des \illjrt>('s, se trouve une autre chapelle destinée à recinoir les nouveaux chrcHiens, ainsi (pi'une école pour les entants et une habitation pour le missionnaire, et ce (pii est i)our nous un i)lus ^rand sujet de joie, c'est cpie cettci île, (pii compte 22 \i liages et une population (le 8 à 10 mille habitants, nous donne l'espoir fondé, (pi'avant peu de temps, elle aura abandonné k^ culte «U; ses idoles, pour embrasser la foi du vrai Dieu. (îrâces soient donc rendues à notre cher pays i>our la part (pii lui revient dans l'exé'cution de e o'uvre! Son non» et sa iiénéiosité resteront à j;i-

cette «>

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uuiis inscrits sur la terre et la chai»elle de Sancian.

Mais, du reste, ce n'est [)as le seul souvenir (pu- U^ n(uu Francomtois ait laissé dans ces contré^'s. Comme le disait dernièrement un de nos brillante oratciu-s, ]M'' l'Abbc liesson de Besan(;()n, en rai)pelant la mort du vénér;ible Mr. Iti^aud, assommé au pied même de son autel, les noms des l'AKIvE- NIN et des ATTIKET sont rest('s célèbres dans b^s annales de la reliuion et de la science en Chine. Ou sait tout le lustre dont s'est couvert le P. Parrenin, soit en accoU)i>a,i; liant l'I<]mi)ereur dans ses voyaiics de '^Partarie, et en lui donnant des leçons de physi(pie et de mathématicpies en une langue

(pi'il iiarlait aussi bien <pie les liommes les

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pays, soit en amusant et étonnant les JMandarins par les expériences curieuses qu'il faisait devant eux, soit en nous laissant ses intéressants récits, (]ui sont encore aujourd'hui un des plus beaux ornements des Lettres édifiantes et (mrieuses. Là j'ai pu puiser de i)récieux documents, lorsipril s'a<>issait pour nous de l'é'clamer Un terrain à Canton, et (pie j'avais à i>rouver nos droits sur les anciens éditices (pie la religion jiossédait autrefois (hins la ville et l'intérieur de la province. Enfin, missionnaire aussi pieux et zélé (jne savant distingué, il conip-

'iSti

^llgr iàuiHoiiiiii

tait dans la ville et les environs de I*ékin, plus de 10 mille néophytes eonvertis par ses soins; et c'est Ini, en particulier «pii a eu la plus onnide part dans la conversion du Prince Paul, dont il l'ait un récit si touchant dans ses lettres!

Le Frvue Attire!, de Dole, se distinguait par un talent tout particulier pour la [leinture. C)ccu[)é aux travaux de son art dans rinlmieur du palais, ce bon Frère se nu'ttait à i)leurer, Iors(pu' rKnipereur allait le xoir et ins})ecter ses beaux ouvraut's. Va coMinie celui-ci lui en demandait la raison; « Eh! coni- » UK'nt, Sire, lui répondait-il, ne pleurerais- je pas, quand je » vois la religion (|ue je prati(iue, honteusement bannie de » votre Empire, t't mes c()ntVères (jui la i)rèchent, jetés en pri-

* son comme d'insiiines malfaiteurs. \'ous le savez, nous ne ^> recherchons ni les lichesses ni les honneurs de ce monde; » nous \\c demandons (ju'à servir le vSeiuneur du Ciel et Vo-

* ire ^lajestc, et nous ne saurions q\w <>émir i)rol"ondénuMit,

* I()rs(|ue nous voyons nos intentions méconnues et (jue nous >> sommes muis-mèmes traités comme de vils scélérats! ^> Et l'abondance de ses larmes achevait ce que la beauté de son travail a\ait c()mmencé. L'Empereur ne t-axait plus refusera tant de simplicité et de talent ce (ju'il avait refusé aux suppliques de plusieurs autres, et il Unissait par retirer les édits de persii'ution lancés contre la religion cdirétienne. .Vujourd'hui encore, on voit dans l'ancienne cathé<lrale de Pékin un tableau peint par ce bon Frère, et représentant l'intérieur d'une P]iilise euro})éenne, mais avec uiu' perspective si bien ol ser\ée, ([ue les Chinois ne jteuvent se lasser d'admirer ces longues allées, ces c<tl(»nnes. ees arcades et cette (juantité <le itersonnes se dessinant sur un plan uni et allant se perdre dans un lointain intini ! Art encore à l'état d'enfance, ou ])lutôt encore entièrement inconnu en Chine!

Or, je ne i)Ouvais parcourir les lieux sanctifiés par les travaux et la mort de ces deux illustres comjjatriotes, sans visiter leurs tontbeaux et rendre mes devoirs à leur mémoire. Un jour donc, réunis en })etite caravane et nu>ntés sur les chevaux de rEm[)ereur (jui nous axaient été prêtés, sans doute, à sou ihsu, nous nous acheminâmes vers le cimetière des anciens missionnaires, situé à J ou 2 lieues de Pékin; et je ue saurais dire l'impression profonde (pie j^éprouvai, lorscpie entrant dans cette vaste enceinte, j'y vis réunies, au nombre de plus de 200, les tombes de ces hommes remarquables, qui, imr leur science et leurs vertus, ont su pénétrer à la cour de PEmpereur, s'y taire respecter, aimer, et y exercer une véritable iutiuence, lorsijue les portes de cet immense P]mi)ire restaient fermées au reste de la terre! Gloire à la religion catholique

C'li:ipilr«' \l - l'.\riii'^i«ni!«» lior.'» tlv l*<^kiii

(jui ;i laissé ici un si beau titif à rostiino et au respect de la posïéiité! Gloire à la France et à son lioi (jui envoyaient leurs uiissionnaires en (Miine, (lécorrs du nom de Matliéniaticiens de Louis le Grand î gloire à la Compagnie de Jésus, (jui a si l)ieu compris les besoins di' cet le (>po(|iu', el qui a trouvé, parmi ses membres, des sujets assez ncuubreux et assrz distingués, [)our remjtlir ce rôle brillant el a jamais nuMniU'able! (iloire aussi aux entants de S. N'ineent de l*aul, ipii accueillant riu'ritage des premiers, ont su le eonserNcr el Pent retenir avec un zèle et un dévouement ipii, Jamais ne se sont démentis î

A TentréH' du cimetière, de cluniue côté de la porte, formée <le deux énormes battants en pierre, s'élèxent deux beaux mausolées érigés par rFani)ereur Kaug-liv à la nuMuoire de ceux cjui reposent eu ce lieu. Tais, xieiuu-nt sur plusieurs liiiiies les tombes des missionnaires en marbre blane, avec des inscriptions latines et cliinoises exprimant le nom, la i)atri<', les mérites et le genre de nu)rt de chacun. Celle du 1*. J*arrenin ])orte rinscri[)tion sui\ante:

l'AKKHNlX. " <^ALLUS, so^'IE'l'ATIS JESU 1MI01?^ESSUS, VI AIT IN SOCIETArE ANN. LVll:

IX ISIlSSloNI.; SINENSI A NX. XI. 111.

(UUIT l'EKlXI .

DIK XXIX SHl-r. :

AXXO DOM.

AETATIS

Lxxvii. ■ :

Le 1*. Parreuin est (buic entié dans l;i Compaguie de Jesus, en 1004, à l'Age de 20 ans. 11 est \(Mîu en Chine en l()i>S, ;\ l'Age de l>4 ans. Il y a ]»assé 4.S ans, <'t est moit en 1741, à l'Age de 77 ans: belle carrière, consacre toute cul ièreù l'ceuvre des Missions et à la i)ropagation de l'l^i\angile!

iSur le revers de la pierre tumulaire, i)lacée sur champ, se lit cette autre? inscription, tracée en caractèi'es chinois, et tlont la traduction littérale est celle-ci:

MONUSTKNTUM AVO Pa IbJSriTAK hK'I( 1 l ftl 1

Xiiiitiiitiiiii est lin|>orat4»i'i revereiidiNNiiiiiii» ut iiiii l*a. |>4>M(<|iiaiii a 11 11 o») -Ci pro Iiiiperio Isiburavcrït. iiiorBu» ('«kiilVctuiii vitsi «l<'<*i'K- .«iiHse, aiiiio <>. linperatoriN KitMi-ioii;;. lisiia H. <li<^ 20. Iiult'. iiibeiilc Iiuperatore. e.v a«'rari(> piiblico allata .sniit 200 taselia ai-i^eiili et 10 telae Merici paiiiii pro «li'ti Sïoiiiiiii I>«»iiiiiii4-i si'piilliir:t. viri prutloiitiw el fîdeliN!

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Hisr <iiuilloiiiiii

A qiiehjiie distance du tombeau du P. Parreniu se trouve celui du Frère Attiret, avec l'iuscription latiue suivante:

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