IV. - Nés voyages en France, ù Londres: ses négociations
pendant et après la guerre.
Mgr (le (■ybistra va mettre le jjied sur le l)aleîui tjui l'emporte eu Europe et à Rome.
A vaut (l'eutrei>reu(lre le réeit de ee séjour qui s'y i)rolougera eiuq ans (hSTO - 7.")), dressous iei eu queUpies mots, le bilau de ses 14 premières auuées <l'é[)iscoi)at. (l<sr)(;-7())
Elles sout, peut-ou dire, les 6' Jonrs de sa eréatiou eoutiuue et pratique, où tout preud corps et vie sous sa main d'expert.
Tout ce (lu'il touche, il le saisit avec énergie; tout ce qu'il entreprend, il en mesure les proi>ortions, sans calculer avec ses moyens propres, mais avec l'aide d'En haut.
C'est un restaurateur d'abord. Et en obstiné plaideur, il revendique son bien, qu'il rei)rend tinaleuient avec les mêmes aruies dont on s'était servi pour le ravir.
Sa ténacité le rend maître de ce que son droit réclame; et il obtient tout par habileté comme sans violence. Puis il crée sur des ruines payées noblement.
Son initiative a des audaces qui étiraient; mais il fait une (euvre solide sur des bases de pierre.
Rien n'y est oublié; tout s'y relie, sans s'y souuiettre pourtant aux lois classiques de la prudence et de la tradition; et s'il y a des lacunes et des surprises, il les répare à teu)}>s et vite, sans qu'il y paraisse, d'un tour de main où l'esprit a autant de part que le cœur.
C'est un esthète autant qu'un apôtre, qui n'édilie son (euvre que pour rehausser auprès des Gentils la majesté des choses divines.
Il sait, d'une conscience nette, que l'éclosion des âmes comme celle des fleurs, a besoin de tout l'éclat du jour, et qu'il faut éclairer leurs ténèbres avant de les en retirer.
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Sa méthode de pêcheur d'Auies semble être celle d'un tar payeur qui veut épater. p]lle va à l'iuverse de celle de la plupart de ses collègues qui, silencieux, restent dans l'ombre et s'y tixent obstinément. Lui en sort, tout en y poussant les siens, qu'il éclaire du tiambeau de sou prestige et de sa Foi.
Comme l'Hercule de la légende, il reste au seuil de l'antre du paganisme, toujours prêt ù asséner de sa massue de granit, tous les monstres de perfidie et de superstition.
C'est aussi un logicien; il ne divise pas sa pensée, n'éparpille pas ses énergies, n'étend i)as son chami) d'action ; car, pour lui, c'est un garant de succès que de sérier ses efforts sur un point tixe.
C'est pourquoi, il négligera i>resque volontairement, une partie uotable de son héritage, comme un laboureur néglige une futaie pour un guéret.
11 a d'ailleurs l'intuition que cette futaie, le Kouang-Si, va rester en friche, longtemps après lui. . . .
Zéphyrin Guillemin met 14 ans à créer, de toutes pièces, l'cvuvre que dix autres en cent ans, n'ont fait qu'ébaucher en divers lieux.
11 y est aidé, c'est vrai, par les circonstances; mais combien plus encore il provoque lui-même les circonstances!
Maintes fois les événements le trahissent: il les réduit.
Dieu l'aide beaucoup aussi ; et il est heureux de ce coucours que sa Foi sollicite; mais par contre, il a les siens et l'opinion à ses trousses, comme une meute de chiens hargneux.
11 met une coquetterie de grand seigneur à les mépriser, sans les maudire, et il continue sa tache sacrée, imperturbablement.
11 la poursuit jusqu'îi l'heure on il devine qu'il peut, l'occasion venue, se reposer un peu, eu la contiaut à ses lieutenants de marque.
Sou œuvre est fondée, en 1 8(>î), c'est l'essentiel ; et c'est le fruit de ton génie.
Elle résiste aux ébranlements, Dieu la soutient, c'est parfait.
Il y a près de 20 mille néophytes qui prient à l'entrée du temple qu'il élève.
C'est une résurrection, et comme les ombres vivantes formées par le nouvel Ezéchiel autour des ossements d'une Eglise morte I
In morte uita.
Qu'il aille donc à Kome maintenant! Il le peut; il peut y
donner son avis de maturité sur les choses de Dieu
Il y arrive le 10 mars 1870, un peu tard à notre avis.
l'hapitro XII - Au i'oiu'il*'
« S'il n'avait éGouté que son cœur, remarque J'ahbé Trcsoret, il etit couru de Marseille à Vaillafans, embrasser sa ricille mère nonagénaire; mais le devoir rappelaU an Concile, dont les séances avaient commencé depuis le b' décembre.»
L'Einiueiice Bariiabo le conduit eliez le Tape (nii le ie(;oit avec nue extrême bouté.
Quatorze de ses collègues de ('liiue l'avaient précédé duus la Ville Eteruelle.
C'étaient:
N. N. S. 8. Vérolles de jMan<k'l)ourie
Destièches du Su-rcliuen oriental JVIoccagatta du Chan-vSi Delaplace de Pékin de Nankin du Tclié-Kiani; du 8u-tcliuen occidental du Su-tchuen méridional du Kouy-tcheou du Hou-Pé du Tché-ly 8ud-Est Cosi coadj. du Clian-Tong (Tcntili du Fo-Kien
Paguucci du Chen-Si.
A l'arrivée de l'évêque de Cybistra, les séances relatives aux questions de Chine toucbaient à leur tin.
Il n'eut donc aucune influence dans les décisions (pii, on le sait, ne rallièrent pas l'unanimité des votants.
Dans la réunion du 10 mars, à laquelle il eut le regret de n'avoir pu assister, l'on avait approuvé le texte de la lettre rédigée par Mgr Lauguillat à l'adresse de Napoléon 111. Il y était dit:
« Appelés par le Souverai7i Pontife au Concile du Vatican, les éoéqnes de Chi7ie, presque tous français, se sont réunis pour se communiquer le résultat de leurs f ruraux, et arriver aux mof/ens de faire qjros2)érer de plus en plus, leurs FAflises de V Extrême-Orient. Nos premiers entretiens ont été sur le bien produit par le traité de 1860, et notre première pensée a été d'en remercier collectivement Votre Majesté.
Le traité a ouvert à n,os Missions de Chine une ère nouvelle. Nous pouvons maintenant pénétrer librement dans cet emqjire si longtemps fermé, y préclier, bdtir des églises, créer des établissements cle charité, etc.
Cette liberté, nous la devons à la haute protection dotit nous couvre Votre Majesté, par F entremise de la légation permanente qui, de Pékin, veille u Vexécution des traités.
Lauguillat
Guierry
IMnchon
l'iclion
Faurie
Zanoli
Dubar