‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 79 sur 155 · SIS · texte numérisé non relu

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Mgr tinilleiuiii

« Il est vrai que souvent, la mauvaise foi chinoise en élude la réalisation, et cause à 7ios Missions de (/raves dommages; mais il n'en est pas moins vrai qu'à la faveur de cette liberté, nos chrétientés ont déjà pris des accroissements sensibles. D'ailleurs, ces infractions elles-mêmes peuvent tourner à bien, puisqu elles éclairent la France sur les mof/ens à prendre pour en prévenir le retour.

« La révision périodique des traités, si sagement stipulée par Votre Majesté, sera une occasion favorable de compléter ce que la France a si bien et si noblement commencé.

Maigre toutes les précautions qu'on pourra prendre, il g aura sans doute encore des infractions de la part d'un q)euple païen qui ne peut avoir la fidélité consciencieuse des pags chrétiens; mais en travaillaid à la propagation de r Evangile, on traînaille à leur éducation sociale; à mesure qu'ils deviendront clirétiens, ils seront plus fidèles.

Nos chrétiens savent déjà aimer la France qui leur a acquis la liberté.»

L'Empereur répoudit aux évéques:

Palais des Tuileries, 17 Mais 1870

.1 Messieurs les évéques missionnaires de la Chine, Messieurs,

Je suis heureux que le but de l'expédition de tH6() ait été si bien compris par les évéques et les missionnaires de la Chine.

Je les remercie de leurs efforts si dévoués pour faire fructiser nos victoires dans V intérêt de la religion et de la civilisation européenne. De mon côté, Je m'empresserai de faciliter leur tâche.

Je suis très touché de rexp)ression de vos vœux pour r Impératrice j pour le Prince Impérial et qmur moi. A mon tour. Je prie Dieu qu' Il protège votre œuvre et qu'il vous ait en sa sainte garde.

Napoléon.

L'évêque de Oauton qui avait profité le plus, de l'expéditiou française, ne pouvait manquer au devoir de la reconnaissance envers son Souverain.

Il se rendit donc à Paris au mois de mai, et fut reçu par rEmi)ereur qui lui assura, pour léglise de Canton, une nouvelle allocation de 100 mille francs.

Et tout heureux de ce gage otiiciel, le prélat rejoint les

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