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Chapitre XII « Le rfegl^tneut

soit sur des missionnaires en particulier, soit sur le Séminaire lui-même et cela sans que le Conseil de Paris ait à entrer dans l'objet de ces communications?

Laissons donc leurs droits intacts, tels qu'ils émanent de la Constitution même de la Congrégation, et tels qu'ils leur sont nécessaires pour l'exercice de leurs fonctions, bien ])vysuadés qu'ils ne s'en serviront jamais que pour le bien général et particulier de la Congrégation.

V. IVouueau mode de uotation. Le N." 'M du nouveau règlemont dit; S'il s'agit du règlement généra l on de quelque addition, sujy^yression ou modification à ce règlement, il est nécessaire d'avoir le consentement de la majorité des membres de la Société.

L'ancien règlement, page 50, n'exigeait pas la majorité des meiubres de la Société, nuiis la nuijorité des Corps particuliers de la Société. Et dans ce cbangement nous ne pouvons nous empêcher de voir une infraction grave aux principes qui ont toujours régi la Congrégation.

Et, en ettét, 1.° ce n'est plus le sutt'rage des 23 corps qui composent la Société que l'on demande aujourd'hui, mais le suffrage universel des missionnaires. La voix des Missions disparaît pour faire place à celle des individus. Les 22 vicaires apostoliques qui avaient toujours eu la direction des votes de leurs missionnaires, et qui, en cas de j>artage égal dans la votation, avaient toujours eu double voix, sont réduits à la (pialité de simples votants, et n'ont idus d'autre influence pour tout ce qui regarde le règlement général de la Société, que celle d'un simple missionnaire. N'est-ce pas une dérision et une atteinte grave portée à l'autorité et à la position des Vicaires apostoliques?

2.° Cette mesure n'est pas moins préjudiciable aux vrais intérêts des Missions. Toutes les Missions ne sont-elles pas égales dans la Congrégation? Or, établir le système du vote par individu à la place de celui des Missions, c'est inévitablement rompre l'équilibre qui doit exister entre elles.

Ainsi une Mission qui a 50 individus, aura 5 fois plus d'influence qu'une autre qui n'en a que 10, et elle pourra à elle seule imposer sa manière de voir, ses plans, ses règlements à 3 ou 4 autres Missions qui ne pourront pas les suivre, ou à qui ces dispositions seront fort gênantes, peut-être même nuisibles à cause des circonstances particulières où elles se trouvent, tandis que tout l'avantage restera à la ]>reniière.

21 Mgr GuUlemm

yiffr <»nilleniiii

Kst-i'c là la balniioo <iih doit oxistor oiitiv les jNIissious, et iiiaintcnir ciinliMiuMit les inlérèts «les iiiuvs et des antres.

On nous (lit. \)i\'j:c (» du nouveau ivi'Jeuieut, <]ue e'e.^t eomiiie nuMiibres de la Société et nou eoumu' sujt^ts de tel on tel Covps pai'tieuliei' (]ne le rèiiienient nous affecte, et (|n"eu consé<inenc«\ c'est à la majorité <les personnes et non des (\)r[)S qu'appartient la décisioi. tinale des (inestions (pii concernent le règlement : cela n'est ()n'un sophisme, car le r(\<ilement atîecte les missionnaires, non pas eoninie membres de la Société considérés tliéori(pUMnent. mais hiiMi comme membres de la Sociét(> en tant (ju'ils appartiennent à telle on telle Mission. Et cehî est tellenuMil \ rai (pie isous ne sommes à notre pljice, (ine iu>us ne sonimes vraiment com])lets, «pie l«)rs(pie nous sommes attachés -à une ^Mission, tbnctiounant «'omnu' ses membres.

Qu'on ne «lise pas non plus, c«>mme on nous l'a répété si sou\«Mit. «pie le mod«> «1«' itM'iuMlir les \<)t«'s par ^lissi«)n est une injusii«'e tait«' aux indi\idus, «|ui «lisparaissent ainsi dans l'ensemble «lesMissions: on sembU^ \raiment «uiblier «pie nous nous soiuiiies «mu'nu(\s volontair«Mne!it dans une ('oniir{\i>,'ati«>n où le mode de \«>lat!«ni par Missiou et non par indi\idusa t«)njours existe, et «pie dcjuiis ])lus «1«' 'M)0 ans «pie n«)lr«' Société subsiste, nous n«' tronv«)ns aucun \"estio«> de r('>«'laination contr«' ce inoih^ de \<)tati«ui. Ainsi l«»s meinbr«'s «le la (\)niiréii'ati«)n ne saiii'ai«MU s«' plaindre justimuMit «'t ne sauraient rei>ardvv comme une injusti«-c lait«' ;'; leur («ua.rd r«)i)s«M\ati«)n «les réiiles aii\(iuell«V'^ ils se s«>iit sci(Mnm<Mil et volontair<Mn<'nt en<i"agés dès le i>rinci))e.

Ajoutons une «lerui«''r«> observation sur le m«)«le même de recueillir les sntlVa^cs des inissiomiair«'s. j^a l«'ttr«' <renv«)i, page 14, n. 4. renfernu' l(\s «lispositions suivantes:

* Les Supérieurs «pii le juu«M«)nt à i)r«)])os, pourront laissera leurs missionnaires la lilxMté (ra«lresser directement leur vote an Séminaire de Paris, où ils seront «lépouillés et classés. Ceux «]ui i>rét'èrent «uix-mènu's en taire le dépouillement et en eiu'over le résultat au séminaire, s«)nt invités à spécifier dans leur rapport le n«)ml>i(> (\o \ oix «pii ont été données pour ou contre sur «diaipie point et à transuiettre les \«eux i)articnliers «pii ])Ourrout être tbrmniés. »

Or, cette suiiuesîi«)n faite aux Supérieurs n'est-elle i)as une in\itati«ni aux missi«)nnaiies «le s'adress«'v a leurs Sui)érieurs pour leur demander la liberti' (renv«>yer «lirectemeut leur vote au Séminaire «le Paris? «l'antre part, ir«'st-ce i)as une [U'essiou morale exercée sur les Vicaires Apostoliques i)oiir la leur faire accorder, et cette ])ressi«)n ne peut avoir i)onr résultat que de ]K>rter atteinte à leur droit jusqu'ici incontestable, de

Cliiipitre Xll-Ii<> i*i'(;leiii<>iil

recueilliv, de dépouiller ef «renvoyer à l*;nis Iji votntion de leurs inissiounnires. (-es deux dispositions jillaiit doue <'oiilre l'îHitorité d<^s ^'ie^lires .Vpostoli<pies et contre les nsîiJU'es étnblis d^s l'origine (le la Société parmi nous, nous les re.j<'tons dans leur ensemble et dans <'liacune de leurs ])arties.

VI. Votation pour Pinang et les Procures. Les .Alissioirs étant appelées à voter, on se <lemande cpiei s<'ra le vote i\u ('ollè^e de Pinan,i>" et <les <littéi'eutes jtrocures <le la Société; c'est-àdire ces établissements seront-ils a])pelés à donner leur \oix et de quelle manière la donneront-ilsf

A cela nous ré])ondons: les missionnaires (pu forment le p(Msonnel de ces maisons, ai)partenant au Corps général de la r<)ni>réi>ation, ont tout natureilenu'ut le droit <l<' voter <'omme tous les missionnaires i'('>|»andus dans les dilléi-enles Missions. jNIais, les établissenuMits auxquels ils appartiejnu'Ut ontils le droit, chacun en particnli(M-, ou tous euNcmble, de ])résenter un vote Collectif, nous ne le i>ensons pas; car, ce droit n'est léservé qu'aux Supérieurs majeurs de la (N>n,uré,ii'ation, tels que clia<pu' \'icair<> Apostoliipu' i)!acé à la télé <le sa Mission, et le Séminaire de Paris cpii a aussi le litre de S(ij)érienr majeur de la Société.

Or, jamais ce titre n'a été donné ni aux rrocures ni au Séminaire de IMnan.ii, et ils ne peuv(^nt l'a\'oir non plus, puisqu'ils déi)en<lent du Séminaire de l'aris, et (pie i»our les nu^ttre sur ce nouveau i)ied, il faudrait ciianucr complètement leur constitution. Ils nc^ sont donc pas Supérieurs majeurs do la (^onii'régation, et dès lors ils ne sauraient avoir une \()ix S])éciale dans les délit)érations. jNlais <piant au nuxle ou manière ])our eux de voter en particulier, c'est chose (pii deuninde à être examinée et décidée en commun ])ar les Supérieurs nmjeurs de la Cou i>ré\iia lion, et ]»ar c()nsé(pnMit (pie nous ne saurions déterminer ici.

VU. Préséance. L'article du nouveau ré,ulement au sujet de la ])réséaiu.'e, dit: Quand des SKjièrlciir.s de la Socu'lè s-e troHveroid réunis ponr traiter des njfidres romDiinK's^ les Eiuhiues auroïd le d'-oit de présider/ce si(r les simp/es pr^d i-rsmais s'il // a plnsie/rrs Hrèques, ils cholsissetif à la jd/'ralité des voix celai des Ecèqiies (jni doit présider aax drlUn'ratioas.

Or, 1° cet article du n(niveau règlement est en .contradiction conii)lète avec ce qui s'est i>rati(pié jus(prici dans la Congrégation. l)ei»nis pins de 'JOO aiis, le droit de ]>réséance a ton-

Mgr Oiiilleiniii

jours été réservé parmi uous à l'ancienneté, et aujourd'hui encore le nouveau règlement fait présider le Conseil de Paris l)ar le plus ancien des Directeurs, en l'absence du Supérieur. N'est-ce pas aussi ce (pii se pratique dans la sainte Eglise de Dieu où les Patriarches, les Primats, les Archevêques et Evêques ont toujours joui du droit de préséance, non en conséquence de leur âge, de leurs talents ou de leurs aptitudes, niais uniquement d'après l'ancienneté de leur promotion. Or, ce droit exercé de tout temps, reconnu partout ailleurs, conservé même au sein du Séminaire de Paris, pourquoi aujourd'hui l'enlève-t-on aux plus anciens de nos Vicaires Apostoliques pour le remplacer par le choix <les votants: est-ce convenable?

Non évidemment; mais à cette première raison nous en ajouterons une autre plus importante encore. Il y a dans cette innovation quelque chose de fâcheux, en ce sens qu'elle ne tend qu'à rabaisser l'ancienneté, qu'elle ne sert qu'à occasionner des froissements, exciter des jalousies et donner lieu aux intrigues et à la cabale. Son mauvais etîét serait plus fâcheux encore, si la présidence des Bvê(pies était censée leur venir de la voix des missionnaires, comme si cette prérogative dépendait réellement de la volonté et du vote de leurs inférieurs.

Aussi, considérant les inconvénients que présente un tel mode d'élection, nous croyons devoir le rejeter, pour nous en tenir à l'ancien usage plus naturel, plus légitime et qui ne donne pas occasion aux inconvénients que nous signalons ici.

VIII. Soins à donner aux malades. L'article 150 présente un long détail des soins à donner aux malades. Si un malade, y est-il dit, a besoin de changer d'air, ou s'il ne trouve pas dans sa résidence les secours qui lui sont indispensables, le supérieur l'appellera auprès de lui, ou lui facilitera les moyens de se transporter dans une autre partie de la Mission ou même dans une autre Mission qui olfre plus de ressources et un climat plus convenable à son état.

Plus loin, ou revient sur la même question, ou parle d'établissements sanitaires à fonder, et on propose encore soit des voyages, soit un séjour dans un des établissements communs de la Société.

Or, toute cette énumératiou est bien longue, et peut ouvrir la porte à bien des réclamations, à bien des exigeances de la part des missionnaires. Qu'un Vicaire apostolique ait tous les soins possibles de ses missionnaires malades, on le comprend, non seulement au point de vue de la charité chrétienne, mais

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