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Chapitre XII - Le r^t^leiiieiit

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eucore à cause de l'iutérêt qui s'attache uaturellement à la personne de pauvres confrères, qui ont tout quitté pour se dévouer au salut des iutidèles.

Mais entrer dans tous ces détails (pii ne sont pas mêuie praticables dans toutes les Missious, peut avoir des incouvéuieuts et otîVir à des niissiouuaires déjà aigris par la maladie, l'occasion de se plaindre et de dire qu'on ne l'ait pas pour eux tout ce que leur état réclame. Pour obvier à tous ces inconvénients, nous demandons que l'on retranche les articles 150, 151, 153, qui peuvent donner accès à toutes sortes de ditticultés et qu'on s'en tienne à l'article 149, qui est grandement suffisant pour tous les cas qui peuvent se présenter.

IX. Subuention à donner aux £uêques missionnaires exclus. L'article 188 du nouveau règienieut dit: Si le Siqjérieur exclu, était un Evêque et ii avait pas 'les ressources suffisantes, la Société lui fournirait les moyens de s' entretenir . convenablement. .

Cet article du règlement nous semble présenter une exception fâcheuse en faveur des Vicaires Apostoliques, et tera dire aux missionnaires que les Evêques ne sont pas plus impeccables que les autres, mais qu'ils ont bien su, en faisant le règlement, pourvoir à leurs besoins et se réserver une ressource pour l'avenir, tandis que les simples missionnaires ont été complètement oubliés. Pour ôter tout prétexte à une semblable interprétation, nous croyons que cet article doit être complètement éliminé. !Si jamais semblable cas se présentait, quod Deus avertat, il serait alors temps d'aviser.

X. Autres menues obseruations sur l'ensemble du règlement. Il

y aurait plusieurs autres observations à faire sur l'ensemble du règlement. Sans avoir l'importance des précédentes, elles méritent néanmoins que nous leur donnions un uioment d'attention : nous les présentons donc brièvement ici:

1° lu article 34 dit que le but de la société des Missions étrangères étant de fonder de vraies Eglises, il est convenable que les membres qui la composent, soient des ecclésiastique séculiers. .:.;-■ ,--.^.;>- -;.■ ^ ,;.;■ . -■,/■■.':■■ .-^i- -y y ^^^^

Or, cette appréciation est complètement inutile pour nous, elle est mortifiante pour les religieux, et nous demandons en conséquence qu'elle soit supprimée.

2. L'article 26 dit que le Séminaire da Paris est le gardien principal de V esprit de la Congrégation, de ses traditions et de ses règles. L'article 54 répète la même chose, en disant qu'il

llu'i' Ciiiiillouiiik

vcilh à robseriuitioii <Ji( ràjlc nient. La clioso est vraie jusqu'à un eeitaiii point: mais ce (U'voir u'est-il j>as eoninnui ù tous les Supérieurs majeurs de la CoDi^réi^atioii, et eu Texpriuiaiit connue il Test iei, ne donne-t-on pas à entendre ((u'il est exclusivement dévolu au Séminaire de Paris? Donc, il y aurait encore iei une luoditii ation ;i l'aire, ixuir ne i>as exclure les Vicaires Apostoliques d'un point extrêmement imiiortant i)our le bien de la Société.

."». Le H'..i>(S^ dit <pie les missionnaires uC doiAcut pas nianifi'.sfci- leurs plaii/lcs an <h'li<n-s, a m ut (rarolr e.rpDsi' à leurs suji('/-ii'Ui\^ /t'-s' luiifif)^ de leurs rt'cUi nuit iau-s i-l épuisé fous les moiiens de les leur faire (a/iu'ei-.

Si ])ar le moi ma iiifvsler ses plaintes an dehors, on euteiul s'adresser à la S. S. Congrégation ou à <;ue!(iue Supérieur die la Soeiétt', Texpressiou n'est pas juste. S'il s'agit de i>laiutes faites en géuéral et à des étrangers, on ni' <loit ja.iuais se les permettre. Kntin, la dernière partie de la plir;ise semblerait donner tout <lroit aux missionnaires, par cela setil (pi'ayant tait tous leurs ertbrts pour taire agréer leurs rcelamations si elles ne sont pas réellement acceptées, ee n'est [»lus leur faute, mais bien celle des \'ieaires Ai>osloli(pies.

4. Le n'\^u dit: En aueun e((s, les (Ii(f'érends ne seront jjortés au TrihujK/l île la l^rupaija nde , sans passer par le Séminaire de Varis. Si la Propa.gande est le juge uni(Hie des -Missions, connue il est dit plus liant, à l'article -'>(), connuent dire ici (p{'e)( aucun e<is, on ne pourrji s'adrt'sser à elle sans avoir auparavant considté le Conseil de Paris: (^5ue la chose se fasse habit nellevneiir ainsi, rien de mietix; mais (ju'il n'y ait absoltiment aticun cas, où les X'icaires ^Vpostoli(ptes lu' jtuisseut s'adresser directement a la Proiiagandr, c'est une [U'opositiou qite -ni la I^ri*pagaiule ni nous, ne saitrious admettre".

.->. L'arlieie l-'l rehttif aux Directetu's, se trouvant complètenu'in renîérnu' dans le Uiuncl article qui traite du choix des Procitreurs et Directeurs, n'a j>lus ilv raisons de reparaître ici et (h)it être sui)[)riuu\

<». A l' Article 72, où il est parlé de la garde des arcliives, mettre comme itn -point très important, que les papiers coriceraa ut l'Aderiiuisfriitiou dus Missioas ne doireat. être eoui^ mutii(piés (ju'à een.r (jui on di'oit d'en prendi'e c(ynnaissance. 11 n'est [)ersonne en ettét soit [)armi les Vicaires Apostoliques, soit parmi les missionnaires (pii m* soit vivement peiné et contrarié de voir (pie les [)ièces les i)liis imi)ortantes de sa Mission sont remises entre les mains de quelqu'un qui apprendra par là tout ce qui s'y passe, quelquefois au détriment de la réputation de plusieurs.

i'hapiti'o .\li-L.4' rè^louieiit

7°. A la fin île Vart'wle 73, où il est puiié dets notices annuelles à envoyer à toutes les Missions, ajouter cette leconimaudation :

Et dans cette statisti«iue, on se i^ardeni a\ec le plus i;rand soin de toute insinuation de hlânie, de toute expression <|ui sente l'hostilité, ou niènu' la niésestinie, siiiU)Uî à Tendroit du Su[)éiieur on de rA<lniinislration de la Mission. Autrement, ces circulaires qui, de leur nature, doivent tendre à nous unir dans notre immense <lis]sersi<>n, ne levaient <|ue mettre du troid et de l'éloi<inenu^.nt [)armi nous. Si l'on a des obs(;rvations à faire sur une Mission, il sera toujcuirs facile de les lui adresser, mais en particulier et dans unc^ autr<V occasion.

S" La premirrc parlie de lUirlicIr fil oTi il Cist ]>arlé d'écoles à fonder, nous paraît devoir être su[)priniée. (^)ii'on étal)lisse autant d'éeoles (pie faire se jiouira, ehacunen (MM)vient; niais en faire une obligation spéciale aux Vicaires ApostoliqiuNs dans le règlement, peut êtrt- un (Mnharras i><)ur <.mix, <in gênant leur appréciation sur l'importance des <euvres ù fonder.

dette elausx' peut devenir aussi une cause de inécontentements et de discussions entre eux et leurs mifvsionnaires, et dès lors le nu'iileur est de la Caire «lisparaître.

i)". /vVn-/ioc /iZ enjoint aux Vicaires ai)osto!i(jues l'obligation de prooiinr chaque année à leurs missionnaires le bienfait d'une retraite commune! Ia' «levoir <pi'on impose ici est facih^ en théorie, mais si facile dans la ])rati<jU(^^ (^>u'iine l'ctraite annuelle et i)arlienlière soit obligatoire i>our cha(|ue missionnaire, il n'est ijersojuie qui ne souscriNc ;\ <;et article*. Mais ])o!ir uiie retraite comnfune et aiinneîle, e'est chose (pi'on ne i>eut que conseiler, en laissant à clia«iue \'i<'aire Aî)ostolique la liberté d'en (léttMMniner réi)oque et le mode, suivant les circoustanc<is particulières où chacnn se ti'ouv<'.

10° Article 120. Il convient, dit-on, que les iSui>eri(^irs de Missions envoient ouvertes au S<)ninaire de Paris les dépêches qui traitent de l'administration de Irnrs Missions. Donc, s'il ne le font pas pour quehjue raison spéciale, ils tout une chose qui ne convient pas. L'ancien j-èglement était bien plus large et comprenait mieux la position des \'icaires Apostolicjiies.

11 disait: Quant aux choses purement relatives à leurs Missions particulières, les Vicaires Apostoliques ont droit à ce que les Directeurs du Séminaire ne s'en mêlent que pour envoyer sûrement à leur destination les lettres qui concernent ces choses. l!^ous demandons donc que cet article du règlement soit mis de côté pour conserver l'ancien.

11.° L'article 121 dit que lorsque les Vicaires Apostoliques auront quelque chose de grave à proposer au Séminaire

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Mgr feuilleniiii

de Paris, ils feront bieu de faire appuyer leur seiitiiueut par plusieurs des autres supérieurs, atiu de déterminer le Conseil à le prendre en considération.

Cette expression le prendre en considération, ne dit pas assez. Dès qu'un Vicaire apostolique écrit à Paris sur une affaire iniporta^ite, sa lettre seule doit suffire pour qu'on la prenne en considération. Mais si plusieurs autres A'icaires apostoliques écrivent, il faut quelque chose de plus, et c'est pour cela que l'ancien rè,i2,lement se serv^ait de cette expression: afin de déterminer par là le Séminaire de Paris à s'y conformer. Cette dernière rédaction étant mieux appropriée à son objet et plus convenable, c'est aussi celle qui nous paraît devoir être conservée.

12." A V article 128, il est dit que les missionnaires se confesseront au moins tous les 15 jours. Or, au lieu de cet article indéfini et qui pourrait étonner quelques personnes, nous en aimerions mieux un autre qui, sans obliger les missionnaires à une impossibilité physique ou morale, maintiendrait néanmoins parmi eux l'usage général et habituel de l'p]glise, à peu près dans les termes suivants:

« La Confession étant un des moyens les plus sûrs de maintenir en nous la grâce de Dieu et d'adoucir les peines que présente le ministère évangélique, les missionnaires se feront un devoir de s'approcher du sacrement de pénitence autant que les circonstances le leur permettront, tous les huit jours, s'ils le j)euvent, sinon tous les (]uinze jours ou tous les mois; et en tout cas, ils s'arrangeront de manière à ne jamais passer trois mois sans remplir ce devoir à la fois si consolant et si utile pour nous. »

13° L''article 132 parlant des rites et des usages de l'Eglise, nous paraît mal exposé, et la conclusion qu'on tire à la fin n'est pas déduite des principes. Nous aimerions donc voir rétablir cet article de la manière suivante:

Ils suivront, autant que les circonstances les leur permettront, les lois, les céréuionies et la discipline de notre sainte mère, la saint Eglise Komaine. IS^éaumoins, s'il s'agit d'établir quelques usages nouveaux, d'en supprimer d'anciens ou d'apporter quelques changements notables à ce qui se pratiquait dans les localités où ils sont, ils ne feront rien sans avoir auparavant soumis la chose à l'appréciation des Vicaires apostoliques.

14° L'article 143 dit que les missionnaires se contenteront de la part des revenus qui leur seront assignés sur les fonctions qu'ils x>euvent avoir à remplir au dehors, et à l'article suivant, 144, on parle de leur laisser la totalité de ces mêmes revenus.

J'hHpitre Xll ■ Lv. rèsleiufiit

Il y a doue daus ces deux articles une diver^euce qu'il faut faire disparaître.

15'\ Nous ferons remarquet' eutiu qu'il y a plusieurs détails «|ui ne doivent pas trouver place dans un règleuient général, comme jtar exemple celui qui est marqué au n." 157 oïl l'on ilit qu'après la nu)rt d'un Confrère o)i évitera de garder son corps trop loiuftemps. On y rencontre aussi <|uelques négligen- <'es et fautes de rédaction, et bien que ce soit peu de chose en soi, cependant comme le règlement sera vu de bien des personnes, il est à désirer qu'on y mette la perfection possible.

Conclusion. Nous voilà, Nosseigneurs et Messieurs les Directeurs, parvenus à la tin des principales observations que nous avions à faire sur ce nouveau projet dérèglement.

Dans les réunions (pie nous avons eues pour travailler à sa révision, il est une chose, conrme vous pouvez le voir, que nous n'avons jamais perdue de vue: c'est que nous n'avions pas à transformer notre Société, Jii à réformer nos règles et nos constitutions. Nous inspirant des sentiments manifestés dans la lettre de notre Séminaire de Paris en 18(i(), nous avons pensé qu'il n'y avait pas à toucher aux fondements solides que nous possédons, mais seulement à éclaircir certains points de nos constitutions, h suppléer aux lacunes (lui existent, à prendre des mesures capables d'obvier à certains inconvénients et de faciliter la conduite des hommes et des affaires. Nous avons toujoiu's cru que toutes les innovations ijui ne sont pas nécessitées par les circonstances, sont souvent inutiles, très souvent dangereuses. '■'- - i :■.- "\,-': ^ ■;-^^'^' '■ "V \.''\/--' '.>'■.' '."

En voyant celles (jui ont été introduites dans le règlement qu'on se propose d'envoyer au vote des Missions, nous sommes dans une profonde tristesse, et nous sommes à nous demander comment désormais ]>ourra subsister notre chère Société dans l'ébranlement général (]u'on lui tait subir.

11 est écrit que tout royaume divisé contre lui-même ne peut subsister. En serions-nous arrivés làl Notre chère Société, depuis plus de 200 ans faisait glorieusement l'œuvre de Dieu, et quoiqu'elle eût ses imperfections comme toutes les choses qui tiennent à ce bas monde, personne jusciu'ici n'avait osé toucher à ses bases et à ses principes constitutil^.

11 y a dans le nouveau projet plusieurs articles nouveaux et graves qui ont réuni tous, les suffrages, parce qu'ils ne renferment que des choses justes, réclamées d'un concert unanime par l'expérience et la voix des Missions. Ces articles nous les avons approuvés, et nous les approuvons encore. Mais il en est d'autres, et nous vous avons signalé les principaux, qu'on

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