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y a introduits, on dirait [)ar précipitation, en dehors de toute nécessité et de réclamation de la i)art des Missions, parce qu'ils avaient certaines ai)parences de vérité pour certains esi)rits: ces articles nous les rejetons de toute l'énergie de notre âme. Si nos protestations ont été méconnues dans les réunions (jne nous a^ ons eues à Rome, nous espérons, Nosseigneurs et ^Messieurs les Directeurs, (ju'elles ne le seront pas auprès de vous, et (]ue nos eltorts rcMinis sauveront notiv Société des divisions (jui ont commencé à naître et (]ui menacent de devenir de })ius en plus [trotondes.
Imi terminant cette lettre, laissez-nous vous ra])peler le n°. 7 de notre règlement, où il est dit: La dcn-ision des cas (pii regardent le gouvernement géiuMal de la Société est réservée à la i)ersonne des Su[)érieurs majeuis. Or, le nouveau projet change radicalement ])iusieurs jtoints (pii regardent ce gouvernement général.
I>a Justice et réijuité demandent donc a\ant toute chose (pie les sept Vicaires ;ipostoli(pu\s (pii n'ont pas assisté à nos séances ni i)ersonnellement ni jyar mandataire, soient consultés sur toutes ces innovations, et (pfon ne les soumette au vote des mis.si«)nnaires (ju'autant (pTclles auront l'aijprobation des Supéri(Mirs nuijeurs à la ]>luralité des \o\\.
Aurions-nous la majorité, il nous semble encore <iue (juand il s'agit de changements si profonds dans nos règles, nous ne «levrious le> pr/'senter aux votes des missionnaires «pi'après avoir connu les intentions de la S. S. Congrégation de la Pro- ])agan(le à cei égard. Dire au contraire, comme il est marqué îiu n." 7, page 14, «pie le projet de règlement une fois soumis aux ^Missions, aura force de loi, et (pi'ensuite le iSéminaire de Paris en i)oiirsui\ ra l'apiu-obation près du S. Siège, nous paraît un renversement fâcheux.
Ne serait-il pas plus dans l'ordre et i)lu.> convenable (pie le projet de règlement fût d'abord soumis à la S, S. Congrégation, après (pioi seulement il aurait force de loi. N'oublions ]>as (pie notre ])remier Supérieur, c'est la Propagande, et que dans toutes les affaires majeures (pii nous concernent, nous depuis avant tout recourir à ses lumières.
Nous avons l'honneur, Nosseigneurs et ^Lessieurs, d'être eu union de prières et saints sacritices,
Vos très humbles et bien dévoués confrères.
Signé: Emm. Vérolles, ,Jos. Desflèches, Jos. Hyac. Solder, Pichou, Zép. Guillemiu, P. M, Dépommier, Piuchou.
i'hapiU'e -^11 - i..o Kèy^loinciit
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Nota. Ont sinué le preiiiiov jn-ojet : INIiii". Charboiiiu'aii, Mfïv. ni,i;aiMk't, Mgr. Fauric, Mi>r. Diipoiul, Mgr. l'etitjeaii, Mgr. Laoïiënaii. Mgi . i'ror, -Mgr. Kitl<'l t't lAI. Kousseille.
\'icaires xVpostoliqnes absents et non eonsiillés :
Miii-. Poiisot, 3I,iir. (MiauNcau, M,ui'. (Jantliier, Mj;i'. Htmclio, ^Igr. ÎNLielie, Mgr. Oluirboiniier, -^Ig»'- Pngiiiit'r.
Obseruations sur le nouueau projet de règlement. IJennis ?i lîoiiie i»()iu' revoir les dilleicnts points «le notre règlement, nous ne saurions dire la peine (|ue nous ont causée les déeisions prises dans ers assemblées, et surtout l'esprit (lui a [H'ésidé à notre travail, soit pour le l«tn(l, soit pour la forme. Jl est é\'ident (|!ie dans tout ee <iui a été lait, et <le la manière dont t«>ut a été t'ait, e'est resjuit eonst itutionnel et démoerati(pie, (pTou a cherché à introduire et à l'aire prévaloir dans la (\uiuregation. Ne ])ouv;!ul entrer <lans ]c «létail de toutes les preuves (pu> nous pourrions ai)i)orter à l'appui de cette asserti<»h, nous nt)UH contenterons de citer une ou <leu\ cii constances, qui ne montrent que 1ro[) la \érite de ce l'ait. Ainsi:
1" Il est dit <lans le i»roJet de règlement (pie, lor8<iu''il aura été pré])aré par les \'icaires apostoliipu's présents a lîonie, il sera immédiatement après, envové au.\ missionnaires de la ('ongrégation, i»our être scuimis à leur ap[>robation, et qu'il n'aura force de loi, qtrautant (pTil aura reçii leur adhésion. I^a première pensée est donc de l'envoyer aux missi(mnaires; mais qui' fait-on des sept N'icaires apostoli<pies, (pii n'ont assisté aux délibérations ni personnelh'ini'ut ni par mandataire?
Hien que Supérieurs majeurs de la Congréi^ation, il ir'en est pas plus (pu'stion <pie s'ils n'existaient pas. Les Noilà confoiulus avec les simi)les missionnaires, sans <pi'ils aient été [u'éalablement consultés et admis A présenter leurs <d)sei'vations. Est-ce juste? lilst-ce ct)nvenablef Hst-ce bien reconnaître leur titre de Supérieurs et l'autorité dont ils ont toujours été revêtus dans la Société? Non, évidemment. Si le nombre des absents se fitt réduit à loi ou deux seulement, ou aurait pu encore passer outre, en les regardant comme suttisammeut rei>réseutés par
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y a introduits, ou dirait par précipitation, en dehors de toute nécessité et de réclamation de la part des Missions, parce qu'ils avaient certaines apparences de vérité pour certains esprits: ces articles nous les rejetons de toute l'énergie de notre âme.
8i nos protestations ont été méconnues dans les réunions que nous avons eues à Kome, nous espérons, ]S^osseigneurs et Messieurs les Directeurs, qu'elles ne le seront pas aui)rès de vous, et que nos eltbrts réunis sauveront notre Société des divisions qui ont commencé à naître et qui menacent de devenir de plus eu plus profondes.
En terminant cette lettre, laissez-nous vons rappeler le n°. 7 de notre règlement, où il est dit: La décision des cas (jui regardent le gouvernement général de la Société est réservée à la personne des Supérieurs majeurs. Or, le nouveau projet change radicalement plusieurs points (]ui regardent ce gouvernement général.
La justice et l'éciuité demandent donc avant toute chose que les sept Vicaires apostoli(iues (pii n'ont pas assisté à nos séances ni personnellement ni par mandataire, soient consultés sur toutes ces innovations, et qu'on ne les soumette au vote des missionnaires (ju'autant (|u'eiles auront l'approhation des Sni)érieurs nuijeurs à la pluralité des voix.
Aurions-nous la majorité, il nous semble encore que quand il s'agit de changements si profonds dans nos règles, nous ne devrions le.-? présenter aux votes des missionnaires (lu'après avoir connu les intentions de la S. S. Congrégation de la Propagande à cer égard. Dire au contraire, comme il est marqué au n." 7, page 14, {\\\e le ]>rojet de règlement une fois soumis aux Missions, aiua force de loi, et qu'ensuite le Séminaire de Paris en i)oursuivra l'api)robation près du S. Siège, nous paraît un renversement fâcheux.
Ne sernit-il pas i>lus dans l'ordre et ])lu.> convenable que le l>rojet de règlement fut d'abord soumis à la S. S. Congrégation, après quoi seulenu'ut il aurait force de loi. ]S^'oublions ]tas (pie notre premier Supérieur, c'est la Propagande, et que dans toutes les affaires majeures (pii nous concernent, nous devons avant tout recourir à ses lumières.
Nous avons l'honneur, Nosseigneurs et JMessieurs, d'être eu union de prières et saints sacrifices,
Vos très humbles et bien dévoués confrères.
Signé: Emm. Vérolles, Jos. Desllèches, Jos. Hyac. Sohier, Pichon, Zép. Guillemin, P. M. Dépommier, Pinchou.