‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 86 sur 155 · Chapitre .^11 - Le Kè;;l«"ineiit · texte numérisé non relu

Chapitre .^11 - Le Kè;;l«"ineiit

Nota. Ont signé le pieuiiev projet : Mgr. Cliaibonneuii, Mgr. Bigandet- Mgi'. Faniie, Mgr. Dupond, Mgr. Petitjeaii, Mgr. Laonënan, Mgr. Croe, Mgr. Uidtl et M. Rousseille.

Vicaires Apostoliques absents et uoii consultés: ,

Mgr. Pousot, ]Mi>r. Ohaiiveaii, Mgr. (Jaiitliier, ÏNIgr. Honclio, Mgr. Miche, Mgr. C'harbonuier, ^Igr. Pugiuier.

en

Nous n'avons pas à a[)précier ici la valeur des raisons (jue le groupe des opposants vient de formuler |)ar la [)lunie de JNIgr de Cybistra. Elles sont assez logicpies i)our s'imposer d'elles-mêmes à l'attention du lecteur.

L'évoque de Canton les lit suivr<* encore d'um inéiiioire intitulé: « Observations sur le nouveau projet de rhjlement » où il complète son point de vue sur les (piestions controversées :

Obseruations sur le nouueau projet de règlement, lîeunis i\ lloine pour revoir les ditVérents [toints de notre règlenient, nous ne saurions dire la [>eine (juc nous ont causée les décisions ])rises dans ces assemblées, et surtout l'esprit qui a présidé 51 notre travail, soit ]>our le tond, soit pour la forme. 11 est évident (pie dans tout ce (pli a été fait, (?t de la numière dont tout a été fait, c'est l'esjtrit constitutionnel et démocraticpie, (pi'on a cherché h introduire et à faire [(revaloir dans la Congrégation. Ne pouvaul entrer dans le détail de toutes les preuves que nous pourri(uis apporter à l'a[>pui d(^ cette assertion, nous nous contenteronsde citer une ou deux ci*. constances, {[ui ne montrent (pie tro[) la vérité de c(^ fait. Ainsi:

1" 11 est dit daiis le projet de règlement que, lorsqu'il aura été préparé par les \'icaires apostoli(pies présents à îvome, il sera immédiatement a[»rès, envoyé aux missionnaires de la Congrégation, pour être soumis à leur approbation, et qu'il n'îiura force de loi, (pi'autant ([u'il aura re(;u leur adhésion. La première pensée est donc de l'envoyer aux missionnaires; mais (pie fait-on des sept Vicaires ai)ost(>li(pies, ipii n'ont assisté aux délibérations ni personnellement ni par mandataire^

Bien que Supérieurs majeurs de la Congrégation, il n'en est pas plus (piestion que s'ils n'existaient pas. Les voilà confondus avec les simples missionnaires, sans (ju'ils aient été préalablement consultés et admis à présenter leurs observations. Est-ce juste! Est-ce convenable! Est-ce bien reconnaître leur titre de Supérieurs et l'autorité dont ils ont toujours été revêtus dans la Société! Non, évidemment. Si le nombre des absents se fût réduit à un ou deux seulement, on aurait pu encore passer outre, en les regardant comme suftisammeut représentés par

Mgr Ctullieiiiiii

la géuéralité des autres;' mais ici, ils u'étaient pas moins de sept absents, c'est-à-dire le tiers des Evêques de la Congrégation.

Or, ce nombre est trop considérable, et les questions qu'où avait à traiter trop importantes, pour qu'on ne songeât pas à les prévenir et à demander leur avis. La chose est d'autant plus regrettable, que quelques-uns d'entre nous ayant fait des observations à ce sujet, on n'a pas jugé à propos d'eu tenir compte.

On a même été jusqu'à éliminer des réunions un Provicaire (jui s'y présentait avec une lettre de son Evêque et la Mission spéciale de le remplacer dans cette circonstance, comme si, à ce double titre, il n'entrait pas tout naturellement dans la .série des ^Supérieurs majeurs de la Congrégation, et n'avait pas le droit de prendre part à leurs délibérations; ce qui certainement n'aura pas manqué de le blesser gravement, lui, son Evéque et plusieurs autres, témoins d'une exclusion si peu motivée. Et ainsi, pour le premier travail qui a été fait sur le règlement, travail si grand et si important eu lui-même, sept Evêques de la Congrégation y ont été complètement étrangers, et n'y auront pas plus de part que les simples missionnaires!

2° Nous aurons moins de part encore à la suite des délibérations et aux dernières décisions qui seront prises: et c'est ici surtout que le projet en question présente un côté extrêmen)ent défectueux et regrettable. Comment cela? Il est dit dans le même i)rojet de règlement, que chacun donnera sa voix, les vicaires apostoliques comme les missionnaires, ni plus ni moins qu'eux, et que c'est à la pluralité des voix que les différents articles seront acceptés ou rejetés.

Or, qui ne voit que les missionnaires d'une province étant beaucoup plus nombreux que le vicaire apostolique, qui est réduit à sa seule et unique voix, la dernière décision restera toujours entre les mains des missionnaires, qui n'auront qu'à s'entendre quelques-uns ensemble, pour faire pencher la balance du côté qu'ils voudront et se rendre maîtres de toutes les délibérations?

Et, atin de leur fa:re mieux comprendre encore leur entière indé])endance des vicaires apostoliques, on a bien soin d'insinuer qu'ils seront libres d'envoyer leurs votes directement à Paris, sans passer par leur inteimédiaire. Et voilà le pauvre Evêque réduit à sa plus simple expression, et en quelque sorte annihilé en présence de ses missionnaires qui l'écraseront toujours par le nombre, et qui lui échappent par la tangente qu'on ouvre devant eux! Est-ce digne? est-ce convenable? n'est-

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