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Chapitre XII - YofHgea dn prélat

sans cela, se trouveraient placés bien au-dessous de leurs mis-** sionnaires.

Dieu veuille que ces différentes remarques soient prises en sérieuse considération, et que, bien examinées et bien mûries, elles contribuent à faire établir dans la Congrégation un règlement qui en assure la paix et la prospérité! >>

t Zép. Guillemin.

Mgr Fallu, un des fondateurs des Mfssions Etrangères adm. apost. du Kouang-tong. (1680)

Mgr de Guébriant vie.

apost. de Canton (1917)

Cet exposé dit assez en quelle estime l'évêque tenait le suffrage universel; il nous montre sufiîsamment le caractère intransigeant de son auteur en matière d'autorité, et cela doit excuser l'insertion de la pièce dans cette biographie.

îsTous n'en ferions d'ailleurs pas plus de cas que ne mérite un document voué à l'insuccès, si nous ne savions que, dicté par la franchise, il ne fut peut-être pas étranger aux ennuis dont le prélat sera bientôt abreuvé de la part des siens.

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qui,

En attendant ces jours d'épreuve, l'intrépide évêque reprend, au sortir du Concile, la route de France, le cœur agité par nos premiers désastres.

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

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(le ontrepriso et c'est bien aussi dans ee but inii<iiio qu'elle a été t'omlée.

Or, ])euse-t-<)u (juf li's cliaiiutMiuMits (|u'()ii veut y introduire, lui a])i»<)rlenl i^iand Ix-nélice/ Non, loin <le là! il est bien A craindre, au contraiic, comme nous h' disions phis haut, (prils n'ouvrent la jxirlc^ à l»ien des niisrres et (pTils ne soient le coniiuencenient d'une crc ([ui leva regret rer \i\tnient les temps anciens.

Au lieu donc de touclier à cetie constitution deux lois séculaire, ce (|u"il y aurait à l'aire, sciait de \oir ])ar (jnels moyens on ])ourrait ranimer parmi les nnssionnaires ]'es])rit de l)iété, de /.èle, de d(''\(>u<Mnent à notie sainte vocation, et surtout resi)rit de soumission à i'autorité.

Car, disons-le, c'est surtout ce dernier i)oint, (pli fait aujourd'hui défaut dans notre Conuréuat ion, et (pli <'st i)eut-étre le plus <;rand obstacle au succès de nos iAIissions. Au moins, n'allons i)as auiiiiienter des dispositions (l(''Jà tro]) ]»ortées chez nous à rindépeudance, en favorisant un esjjiit constitutionnel, (pli n'est malheureusenieut (jiie trop res])rit du monde et tW l'éïKxpie, mais (pii ne saurait être res])rit de -b'sus-Christ et d(« son Kii'list', ni le moyen de pr(t|)ai;'er l'I^vauj^ile, (pii se trouve avant tout, fondi'' sur les principes d(> l'autorité et de la subordination.

Aussi, ]>our résuiiKM' la (piestion, nous croyons (pie les siml)les missionnaires ne saui'aieiit être ap])elés à voter dans les chanu'enients à l'aii'e au rè;:Ieiiieiil: car, cela ne les regarde en aucune maiii(''re, mais seahMiieiil les vicaires a]»ostoli(pies ou Sui>éi'ieurs majeurs de la Conuréi^at ion, lescpiels ]»résenteront leur tra\ail à la Propagande, (pii l'examinera et le jyroposera ensuit(^ à toute la Conuréuation. si elle le jni;(' di^iie de son ai>ivr(d)atioii. Car, c'est là. en \érit('>. le scmiI moyen de taire un r(\ulenient convenable et de l'eiix iroiiner des conditions (pii lui. concilieront le respect et la soumission de tous.

Si cejtendant les missionnaires de\ai(Mit êtr(^ consultés, ee (pli est toujours un antécédent fâcheux, au moins est-il dans le droit et les convenances (pi'ils ne le soient qu'aprc\s que le jirojet de règlement aura été communi(pié aux \ icaires apostt»li(iues lion encore consultés, et (piaiid ceux-ci auront domié leur ai»préciation. Il est é<4alement fort à souhaiter que les votes se recueillent, non par individu, mais par ^Mission, sous la direction de rEvêquo ou vicaire a]>ostoliqiie de elu'upie INIission.

C'est là, en elfet, le seul moyen qui nous reste d'obvier aux iueonvéïiients que nous signalons i)his liant, ot de sauvegarder la dignité et la prépondérance des vicaires ajtostoliqucs qui,

<'lin|>ilre Xll - Vo.>aKOw du pri^lut

sans cela, se tronveraieiit placés bien au-dessous <le lours niissionuaires.

Dieu veuille que ces diUéreutes reuiarqu<\s sojeul ])rises eu sérieuse eousidératiou, et (pie, bien examinées el bien imn-ics, elles eontribuent à laii'e établir dans la ('on.nivi^alion un ivi^lelueut qui en assin-e la jtaix et la i)rosi)érilu! ->

i Zé]). (Juillemin.

Ml;t l'.xllii. un «les t.niiIaliHir-; <li's Missions Etr;in';(''i'OS luliii. a)><>st. du Kouanu--toti<;-. (ItîSO) . .

M';r ili' < Jui'lirianl vie.

a)ii.,-,i. ,],■ ( 'aiitnii (l'UT)

Cet exposé dit assez en (picHe estime ré\é<iue tenait le snCtraiio universel; il n<tus montre sullisamuient le earacliMc intransigeant de son auteur en matière (Pautorité, et cela doit excuser l'insertion de la pièce dans cette biomaplTu'.

Nous u'en ferions (railleurs i)as ])lus de cas (pic ne nu'rite un docuuient voué à rinsuccc'S, si iu)us ne savions fpu', di(;té par la francliise, il ne fut ])eut-ritre ]>as étranger aux ennuis dont le prélat sera bientôt abreuvé de la i)art des siens.

En attendant ces jours d'épreuve, l'intré])ide év(*que re])ren(l, au sortir du Concile, la route de France, le coMir agité par nos premiers désastres.

Mgr Gnillemin

Il s'arrête à Lyon pour ses affaires de Mission.

Mieux vaut dire qu'il s'y abouche aux mamelles des œuvres de la Propagation de la Foi et de la S*" Enfance.

Il part immédiatement pour Paris, repasse à Lyon où il demeure quelques jours, puis arrive dans sa FrancLe-Comté.

Le 28 septembre 1870, il écrit de Besançon à Joséphine Flagey: «Hier matin, j'étais parti de Vulllatans avec l'intention de passer un ou deux jours à Besan;'on, pour y faire mes visites; après quoi je comptais aller à Deluz pour te voir. Et ce projet était si bien arrêté dans mon esprit, qu'en passant à Ornans, j'ai pris avec moi notre chère dame Gérard, dans Pintention de la conduire à Deluz.

« Mais, chemin faisant, toujours préoccupé de la dangereuse position dans laquelle se trouve notre Mission et surtout l'église de Canton, j'ai pensé que je ferais i>eut-être bien d'aller jusqu'à Tours, où je trouverai comme Ministre de la Marine, l'amiral Fourichon que j'ai vu autrefois à Canton, et avec lequel je pourrai m'entretenir de cette grave affaire.

« Je vais donc partir ce soir, et, afin de mettre dans cette démarche toute la prudence possible, j^irai d'abord à Bourges, chez Mgr de La Tour d'Auvergne, que j'ai connu particulièrement à Eome, et qui m'indiquera ce qui pourra être fait.

« A mon retour qui aura lieu dans 5 ou 6 jours, je pense, j'irai vous retrouver à Deluz, toi et la chère dame Zoë, et nous nous arrangerons pour aller ensemble à Vuillafans.

« Tandis que je traiterai les affaires de notre Mission, élevez l'une et Pautre les mains au Ciel, pour attirer sur ma démarche et mes paroles, les bénédictions d'En haut, et recevezen davance l'expression de ma gratitude. »

De Tours, 2 octobre : « Me voilà à Tours, écrit-il, au milieu des représentants de notre gouvernement provisoire. Déjà j'ai pu voir l'amiral Fourichon et M. Crémieux avec qui je soupais hier soir chez Mgr Guibert.

« Je leurs ai recommandé notre Mission, à laquelle ils ont paru s'intéresser; et j'ai appris par eux des nouvelles assez rassurantes, au moins pour le moment. En somme, je suis content de mon voyage à Tours; demain ou après demain, je reprendrai le chemin de Besançon, en m'arrêtant une demijournée chez le bon archevêque de Bourges plein de bienveillance pour moi.

» En attendant, je me recommande à vos bonnes prières, chères cousines; j'en ai grand besoin pour moi personnellement et notre pauvre Mission pour laquelle je crains beaucoup l'annonce des misères qui nous arrivent en France.»

Il e^t à Yuillafans le 29 octobre, d'où il écrit à Joséphine:

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