‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 9 sur 155 · I - Coup «l'cpil Kur lai MiNsioii «lo C'aiitoii avant 1M4M · texte numérisé non relu

I - Coup «l'cpil Kur lai MiNsioii «lo C'aiitoii avant 1M4M

II - Détail» etliiio$;rapliiquoN .sur la province <lt' Canton.

III - Kntr<ve «le Zépliyrin ft <'anton. se» iiiipreMMioiii« et cellem

<le Nés confrères.

IV - Ka vie ft lai capitale et A lai procure «le H<»nK-Hoiig.

V - I^es r«>l»elles Tai-ping:: visites «In iiilssionuaiire «lains l'in-

tiVrieiir: ITI. Théopliane V<^iiair<l: le séminaire «li^ H<»iit;> H<»ni;.

La Mission on allait travailler- M. (îuilieinin était celle qu'avait tenté d'évanuéliseï' S^ François Xavier en lôr)2.

On connaît Pinsuccès de la tentative du Saint et les circonstances de sa mort sur le roclier de Sancian, dai s le voisinage de jMacao.

Cette tentative pour pénétrer en Chine, devait bien souvent se renouveler avauv qu'on pût s'y établir déliultivenieut.

Le premier missionnaire qui aborda au continent, après la mort de l'apôtre des Indes, fut le Père îsuues lîarreto. (')

Ce Jésuite, envoyé aux Indes en 1551, succéda au P. Gaspard Barrée comme provincial des Indes et du Ja])on. 8e rendant en 1555 dans ce deruier royaume, il demeura deux mois à Canton, pour traiter la rançon de trois Portugais et de trois autres chrétiens détenus en }>rison. Malgré tous ses efforts, il ne put rien obtenir des mandarins, in baptiser un seul chinois. Il eut une dispute j)ublique avec un lettré de grande réputation qui, réduit au sileiu-e et rendu furieux i)ar sa défaite, lui cracha au visage.

En quittant Canton, il y avait lais.é Etienne Goëz pour apprendre la langue chinoise, mais ce Frère se livra ù cette étude avec une telle ardeur qu'il en perdit la santé, et qu'au bout de six mois, il fut obligé de retourner à Goa. {^)

En 15()2, deux Pères Jésuites, François Pérez, et Emmanuel Texeira, suivis d'un Frère, .Vndré Pinto, venus avec une ambassade portugaise, essayèrent de résider à Canton; leur tentative ne réussit i)as.

(1) Pfister assniv tju'un Frère Ji'suite Pieriv frAlcaccva ■ est allé à Sancian, «ù était mort 8t Fran(,'ois Xavifi'. "' Il mentionne niéme une lettre de ce Frère d'AlcHeeva, datée de Goa (1554) où il est dit : '• J'ai passé 7 à S jours dans i-ette île où l'apôti'e a terminé seis jours ..." Mais le Frèr.' n'est jamais entré en Cliiiu», du moins

à cette épOfjlle.

(2) De Souza I p. 7(.M.i: Hartoli. 14-9: Franco. Annu.-^ glin-iesua 458 et 799.

C'Iiwpitre III - Passé religieux de Canton

Eli 1505, François Pérez lit, à la suite de marchands, un nouvel essai également infructueux.

En 15(>7, le P. llibeira voulut, aussi inutilement, y arriver en montant sur une barque païenne.

Les deux Augustins de Manille, Martin de Errada et Jérôme Marin entrèrent en Chine et peut-être à Canton avec une ambassade espagnole. Ils durent repartir.

En 157(), l'évêque de Macao, Melchior Carneiro S. J. se rendit à Canton pour défendre et soutenir la foi d'un Jeune bonze qu'il avait converti et baptisé, et qui était réclamé par ses compatriotes. Le néophyte eut l'iionneur en cette occasion, d'être battu et de souffrir les chaînes et la prison pour Jésus-Christ. L'évêque lui-même eût subi les mêmes traitements, si les P(n'tugais qui l'accompagnaient, ne l'eussent fait sortir du tribunal. Il ne voulut pas néanmoins abandonner sou néophyte, et tit si l)ien, qu'un mandarin suj)érieur le rendit à la libierté ('). ,' : "^^'- ■-"

En 1079, quatre Franciscains, ayant à leur tête le Bienheureux Pierre d'Alfaro et J. Baptiste de Pézare, partirent de Manille et abordèrent à Canton, où le gouverneur leur accorda un i)ermis de séiour provisoire. Ils logèrent i)eudant quelques mois, dans l'un des faubourgs de la ville, et l'un d'eux, Sébastien de Bœza, y mourut la même année, au mois d'octobre.

Vers ]582, quatre autres Franciscains: Augustin de Tordesillas, Jérôme de Aguilar, Martin Ignace de Loyola et Antoine de Villeneuve abordèrent a ïchang-tcheou, furent arrêtés, conduits à Canton et emprisonnés. A la demande des Portugal» de Macao, ils furent libérés et aussitôt renvoyés de Chine (^).

Les Pères Dominicains y avaient aussi, vers 1554, dirigé l'un des leurs, le P. (laspard da Cruz, mais son zèle s'y brisa devant le mauvais vouloir des autorités et il dut s'en retourner. On possède de ce religieux un écrit intitulé: Tratado em que se contam inuito por estenso as eousas de China com sus particularidades, et cetera 0»

Enlin en 1582, le P. lluggieri, Jésuite, obtint du vice-roi de Chao-king (*) l'autorisation d'avoir un oratoire à Canton et de se rendre à la capitale provinciale, quand il le voudrait.

(1) Pfister, Notices, p. 5 • ;

(2) Launay, Monographies, p. I

(3) Garcia Cienfiiegos, Vida y marlirio de los V. V. Sres Sanz y Serrano p. 29

(4) Chao-King fou Sbioii-Hing ) était alors W su'^e de la vioe-royauté des deux Koiiano-, (Kouang-ton>< et Koiiang-Si)

3 — Mgr Guillemin

.'Vlgr iiiuilleiiiiii

Il y fut rejoint l'aiiDée suivaute par le célèbre Mathieu Rioci et ses compagnons, qui > fondèrent solidement le cbristianisme.

''Canton aura écrit M. Guillemin, la gloire parmi toute)^ les villes fie la Chine, (V avoir la première, ouvert les portes ai(X apôtres de la £'(n. C'est sur son rivage qfi'ils abordaient d'abord; rest dans ses murs qnlls sp reposaient des fatigues d'une longne et périllense navigation, avant de prendre leur vol pour des climats plus rigoureux.

C'est là aussi, (pie dans les teurps de j)ersécuti(m, ils apportaient les fers de leur captivité^ et montraient à cette ville étonnée, que F amour du Sauveur est phis fort que la mort (').

Le christianisme se répandit si vite dans la province de Canton, qu'on y comi)tait au 17'' siècle, un très grand nombre d'églises (-). Divers ordres religieux y travaillaient à côté des prêtres séculiers. En 1704, dans la seule ville de ('antou, s'élevaient 7 églises ou oratoires. De ces 7 églises, une dépendait des Jésuites portugais, une des Jésuites français, deux des Franciscains, deux de ces ^Messieurs de la Rue du Bac, une des Augustins.

Lors de la persécution de l'empereur de Chine Vong-tching, en 1724, à la suite de laquelle de nombreux missionnaires furent, en 1 7.S2, réunis A Canton et conduits à Macao, les églises de la ville <le Canton furent contisquées i)ar les autorités.

Après l'expulsion des missionnaires en 1 7.'i2, on trouve encore (pielques .lésuites résidant à Canton f^); et ce sont les évêques de Macao et les prêtres ('hinois dont ils disposent, qui continuent à [)rendre directement soin des chrétiens du Kouang-tong, jusqu'à ce <pie Rome confie, le 11 mai 184(S, cette province et celle du Kouang-Si aux [)rêtres des Missions Etrangères. Mais l'évêque de Macao et ses ju'êtres n'en conserveront pas moins sur le même territoire, leur ancienne autorité: il y aura donc, comme ovi le verra plus loin, deux juridictions en conflit.

A la date de 1 84H, les nrissionnaires français indiquaient seulement 4()()() chrétiens dans le Kouang-tong; c'était une erreur. Une statistique i)lus exacte <le 1850 en établissait le nombre total à 8.500 0.

Ce» quelques notes suflisent, pour donner une idée de la si-

(1) Lettre du 12 févriei 1850.

(2) Le Jésuite Lobelli y pi-êcha avec u-rand fruit de 1(J59 à 1670 et y ronvertit plus de 6000 païens, rapporte Gabiani.

(3) Parmi eux, Maurice du Baudory S. J. qui se dévoua à Tceuvre du baptême des enfants.

(-1) Lainiay. Monographies p. p 2 et 3 et ••Ldtre>i édijiantts'' .

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