Chapitre XIll - Voyage» du prélat
et
eucore, afin que les Chinois ne se prévalussent pas des désastres de la France, pour exercer leurs vexations contre nous et nos clirétiens.
« C'est une bonne promesse, et j'en remercie bien de tout cœur les agents du gouvernement britannique; mais, vous le savez, chère Sœur, « Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam !.
« Eecommandous toujours à Dieu le soin de nos Missions et demandons-lui la conservation de l'église de Canton.
« On y a tant travaillé, dépensé tant d'argent, et on a conçu tant d'espérances du bon effet qu'elle produira, que ce serait lamentable de la voir détruire aujourd'hui!
le
« Vous vous rappelez, chère Sœur, que vous m'aviez envoyé à Canton quelques détails sur des rapports particuliers qui s'étaient établis entre une de vos Sœurs et les âmes du Purgatoire. Eh bien, ayant trouvé dans mes voyages une âme affligée, par suite de la perte d'un parent bien-aimé, je lui ai conté quelques-uns de ces traits, et elle en a été si contente, qu'elle m'a instamment imé de lui donner l'ensemble de toutes ces communications.
« Si vous pouviez me faire recueillir ce qui a été écrit à ce sujet, vous me feriez vraiment plaisir ; vous consoleriez une personne plongée dans la douleur, et par là, vous rendriez un nouveau service à l'œuvre des Missions! »... ^
Comme l'évêque l'avait annoncé aux siens, il rentr« d'Allemagne à Yuillafans « pour tirer les rois » avec un gâteau qu'il a déposé, dit-il, à Cologne sur la tombe des rois Mages.
Une chrétienté du Koiian';--tou<;
INTENTIONAL SECOND EXPOSURE
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je l'ciu'oiitnM'ai sur mon clieinin bien dos coiiuiiissaiicos <|ui s'tMU]>resseront de lu'ollVir riiospitalité; ainsi t()ut sera j)()iir le mieux.
<v Je îserai probablement à Coloi^ne pour la lète de Noël et j'irai passer le jour de Tan eliez vous.
* Nous pourrons déballer ee jour-là, nue belle pierre qui vient du tombeau d<' 8' Tliomas de ('aiitorbéry et <|ue j'ai rapportée pour taire pendant à Panneau (pie je possède déjà de ee saint évèciue.
<v Tu peux annoneer cette eireonstanee au elier Palmire (jui verra une t'ois de plus en eela mon eulte pour les pierres; et je vous apporterai éualenient un petit souvenir des lîois JNlaues (pli reposent à ('olot;ne. *
Le même jour, il adressait à So'ur Colombe, du Mans, le billet suivant:
« .lus(]u"iei, elière S(eur, j'avais conservé l'espoii' d(^ vous revoir à mon retour, et je m'en réjouissais, ayant encore beaucou}) de choses à vous dire au sujet de nos ÏMission.s et en liarticulier de la ^Fission de Canton, à hupielle vous \oulez bien vous intéresser.
<.< 3IalIicureiiseiU(Mit, sur le ])oint d'assurer ma i)lace pour le Ihnre ou Clierbonru', notre Consul vient de s'y oppser, en me disant (pie celte voie serait peu sure, et en nreiii;a,i;eant à itreiidre cclU^ de la Iîel£ii(]ue et de rAlIemauiie, i)our la(|uelle, du reste, il me remet toutes les recomniaudaiions ])ossibles.
^v 11 ne me sera donc jias donné de nous re\'oir celte loisci, très houiie et \'énérée S(eur, et de nous remercier de tout ce (jue NOUS taih's pour nous.
* -Mais je comple bien, avant de retourner :■. Caiiîon, passi'V nue t'ois ciu'ore ])ar Le !Mans, ei comme ce sera p!(»bablclueni pour la dernière t'ois de la vie, iious nous arran.uci'ons de manière à nous réserver tout le temp.s nécessa.ire ]i(uir dire et combiner lout ce (pii doit être lait ])our \o bien de nos Missions.
^v Kn atiendant ce moment, laisse/.-nioi aujourd'hui, chère S(eur, vous dire deux mots de mon voya.ue à Londres...
<,^ Après avoir }tassé deux jours à riuMel, 'fai été introduit dans une binme communauté, oîi j'a\ais peu à dépenser et où je iromais cordialement tous les soins dont j'avais besoin.
* .Vinsi Dieu prend-il sous sa protection s[)écialc ceux (pii n'ont (pie le bâton et une seule tuni(pie j)Our xoy.xixcv.
<v Les atl'aires (pie j'allais traiter, urâce à rinter\ention du Cardinal 3Ianninu-. n'ont pas eu un moindi'c succès; j'ai vu les i)rinci[)aiix chefs du ministère des A lia ires Ltrangères, et tous m'ont i)roinis (pi'ils ne nous abandonneraient i)as; (pie déjà des (U'dres aNaient été donnés et (ju'ils en donneraient
4'1iapftre XIII - V4».yiiK<'w <!•< i>rélfil
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et
ciK'oro, u(in «nie, les Cliiiiois \u^ se privai iissenl, jnis ilcs (Icsîjstrcs (le la Franco, pour exercer huirs vexations contre nous et nos chrétiens.
« C'est une; bonne j)n)niesso, et j'en r(Mn(,M'eie bien (\c. t<>ut (■.(^^ur les agents du gouveriKîUKnit. britanni<iue ; niais, nous le savez, elière So'ur, * Nisi Domunm cnsloditrU cirilalcm, fnistra, VKfilal qui cnsludi/ cam !
«. Iveeoniniandons toujours à Dieu le soin de nos Missions et d(inian(l<uis-iui la e<)nser\at ion de rci;lise «U- Canlcui.
* On y a t-aut travaillé, déi>eu.s('; tant d'argent, et ou a roneu tant d'es])cranees du bon ellet «ju'elle produiia, «|iu" ce- serait lanienlablc de la Noii- di'truire aujourd'hui!
« \'ous Vous ra[>iKd(v>, chère So'ur, <iiu' \ous nra\i(;z envoyé à Canton (iuel«iues détails sur des rappoi'l.'» |>art ieulieis (jui s'étaient établis entre une <l<^ \<>s So'iirs el les Ames du l'ui'- ^atoire. l^vh bi(^n, ayant trouxé dans mes \ o\ai;('s um^ anu', allligée, par suite de la jx^-te d'un pareul bien-aimé, j(i lui ai conté queh|ues-uns de ces traits, et <'IU; eu a été •'^i contente, <pi'(^lle m'a instamment luie de lui dounei- l'ensemble de toutes ces communieatiiuis.
« vSi vous pou\i(.'z me taire rcH'ueillir ce cpii a été écrit ;l ce sujet, vous me feriez \raiment plaisir; vous c(Misoleriez une l)ersonne plongét! dans la <louleur, et par là, n'ou.s rendriez un nouveau ser\ ico à r<euvre <les Missions! »...
Comme ré\ê(pu} l'avait annonct'! aux siens, il ri-ntre d'Allemaj^ne à N'ulllalans « pour tirer les rois » a\(M'. un gâteau qu'il a déposé, dit-il, à (Pologne sur la tcuube des rois Mages.
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