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SM

les autres peintures sont de Pordenone, du Tintoret. de Titien,, de VivaTÎni et d'Antonio Fumiani. — S. Geminiano.,— La Madalena, Santâ-Maria Zobenigo sont dignes d'attirer Tattention de l'artiste et du voyageur. Li SS. Giovanni et Paolo, près la Scuola dî S. Marco, possède quinze autels ; le principal est un des plus beaux et dés plus majestueux de la ville; il est fait de marbre fin, avec un tabernacle élevé sous un arc. porté par dix grandes colonnes, et deux anges sur les côtés, qui ont chacun dans la main une cassette dorée qui contient les reliques de saint Jean et saint Paul. La chapelle de Notre-Bame-du-Rosaire vaut qu'on y fasse attention. L'autel est isolé, avec une coupole soutenue par quatre colonnes de marbre précieux ; la statue de la Vierge est d*Alessaridro Vittoria; quelques autres, dé Gîrbiamo Càmpagna. Les bronzes de la chapelle de sàînt l)ominique ont été fondus par Mazza, dé "l^oiôglïé: tf faudrait' une page rien que

pour écrire les noms des artistes célèbres dont

on y admire les ouvrages, et des personnages il-

lùÈiï€& dont les matisoléeis et les étiitapbes courrent les murs et Te pavé.

Le Pàlaz2o Ducale, les Scuole, les palais Grimani, Pisani, Rezzoiiico et Granî renferment, en tableaux et en statues, d'innombrables ricbesies, que le défaut d'espace nous empêcbe de décrire et d'apprécier. Nous ne parlerons donc pas de Tescalier des Géants avec ses deux colosses de Sansovino, des statues d'Adam et Eve d'Andréa Riccio, des deux puits de bronze ornés d'arabesques et de figures, par iViccolo dei Contî, et de toutes les merveilles du Côrtile, tiî de la gueule de lion, qui, dépouillée ùiaîntenanl de ses terreurs mystérieuses,' résseiiitilé, à s'y tromper, à une boîte aux lettres^ ni dû CtJnseîl des Dix, m àei seigrietilrs 'de la liîiit, M dé tout cet attirail dëé francs-jaéés etM1n'(^méîieuré dont là République sér^ttisyiiflelVMit à s'eiïtbtnfer; d'ailleuts la dMWinatioû iâulricfiîehiié airettiplâcé^ tout tfela;*''è^ maiûlehant C'est nn' officier 'allemand' . Wtdhë^yqîii ipàûsé k mer. Et fwjiirtuiirriétt ri'fesf chHH^ê'ïi T^ènise i ■ cât C'fe^ litfé' chôsè'ISpIdemK^'ô''^

raltaliet on n'a rien bâti depuis trois cents ans ; elle a conservé sa physionomie du quinzième siècle ; pas une construction nouvelle ne vient faire dissonance. €e luxe des habitations &it un singulier contraste avec la misère des habitants. Ce $ont des résidences royales occupées par des gueux. C'est comme si une famille ruinée était forcée, faute de se pouvoir loger ailleurs» de garder la maison de ses pères jadis riches, et de courir en guenilles et nu-pieds par les beaux appartements dorés et couverts de tableaux. Le comfort est ce qui manque absolument à Venise, ville bAtie dans un autre temps, pour d'autres mœurs et d'autres usages. Les mœurs et les usages s'en sont allés ; la ville reste ; et ceux qui y sont n'ont pas de quoi la refaire. Venise maintenant n'est plus qu'une admirable décoration , un beau sujet de diorama ; tout y est sacrifié à l'extérieur. ) Artistes I pendant qu'elle est encore debout, et dans (jpielque temps d'ici ce ne sera plus qu'une ruine immense au milieu d'un marai$ méphitique^ praÛMble tout au plus pour les

poissons, allez, copiez^moi toutes ces façades, dessinez ces stataes , faites des croquis d'après ces tableaux ; puis, quand votre mémoire sera

pleine, et votre album couvert d'un bout à l'autre, si vous voulez garder votre illusion, suivez mon avis, partez vite, partez vite, et ne revenez plus , et vous croirez avoir fait un beau rêve!

¥OYA«E HORS BARRIÈRBS.

MONTFADCON.

Avant de commencer^ iious.pri^ons nos leo Icices de se mqnîr d un flacon de sels d'Angleterre, d'imbiber leur mouchoir de vinaigre des qfUAtre-voleurs, et de poser sur un guéridon, à côté d'elles , une soucoupe pleine de chlotjiare désinfectant de Labarraque ; en outre , quand elles auront achevé notre article « si la délicatesse de leurs ner& et de leur odorat leur j)ermet d'àlkr juscjpi'au bout » nous leur conseillons de lire quelques pages musquées de Dorât , et

quelques lettres de Dumoustier, sur la mjtiiologie, cela les remettra tout à fait. D'ailleurs, les paroles ne piient pas, c'est le proyerbe qui le dit. Quoique nous ayons à décrire des objets plus rebelles au beau style que les carotles et les épingles» qui coûtaient cependatit quatre vers à la muse grande dame de M. Delille, nous serons sincère dans nos peintures , et nous poursuivrons la vérité jusqu'à l'ignoble; nous n'emploierons la périphrase qu'à la. dernière extrémité, n ne faut yoir en. ceci qu'un tableau de genre à la manière de Télasquez ou de Van-Ostade, représentant'une triperie et une poissonnerie; une débauche de couleur espagnole et flamande ; quelque chose dans le goût de rOpi^ talle des chiens galeUs, par Decamps, et non autre chose ; nous avons assez hautement célébré la divinité du marbre et la blancheur sereine des belles statues grecques , pour qu'on nous par^ donne cette excursion ultra-pittoresque «t romantique.

Ceci posé, commuons cotirageusement et sans faire la petite bouche.

Après avoir fait quelques pas sur la route de Pantin » un chemin se présente à la droite des promeneurs. C*est celui-là qu'il faut suivre ; c'est la spirale infecte qui, h travers mille horribles détours, vous conduira au dernier cercle de cet enfer nauséabond.

Des ornières oh lesroues des charreltes plongent jusqu'au moyeu, sillonnent cette chaussée défoncée par les pluies, et qui est plus impraticable qu'un chemin de Bretagne ou d'Afrique.

A mesure qu'on avance , la physionomie du paysage devient étrange et sauvage ; la végétation disparait complètement , il n'y a pas un seul arbre, un seul arbuste dans tout ce rayon, pas un bouton d'or, pas une herbe, pas un brin de folle-avoine ; la terre , brûlée par des sels corrosifs, dévore les germes que le vent y sème et ne peut rien produire ; les oiseaux évitent de passer au-dessus de cet Aveme, bien plus méphitiqiie que celui dont parle Virgile.

Pour ôter toute fuite au regard et le concen* trer dans ce lieu d'horreur, l'horizon est fermé par des collines ehauves» pelées, accroupies au

bcHré en del œ tontessorteft d'attitudes gutthes * etdkfcrnies; lems épaules hQssues^lieui&BHb nnlens ridés saut courerts d'une lèpre de mousse glauque d'une aridité désolante ; la glaise verdâta*e comme une chair qui commence à pourrir, Tocre aux tantes rousses pareSlesà du sang extra^easé , la craie et le tuf, avec leur blancheur d'ossements , zébrât affrauscmeut

leurs flancs décharnés : onolirait des cadavres de xïoUines dépouillées de leur peau de taxe végétale, et jetées là par la main de quelque éearcheur g^antesque ; digne encadrem^it aux seènes que nous avons à décrire.

Un ciel hâve , plombé comme le teint d*ua fiévreux d^ la Hareumie, allourdi par les miasmes délëlères qui montent de toutes parts » et si. bas, qu'il semble prêt à trébucher sur votea tlte, recouvre cette misère et cette désolation dersa coupole enfiimée. Des nuages épais toOfir tés par une bise aigre et stridoate rampent, péniblement sttr la lignede l*bori2oa, et montrent aifr^dessus des collines leurs muffles bouffis^ des phoques monstruaix qui sortait

^ * n: .rM. ( 1 « TH ' I r t : M I

- ait -

lent trataéû de fumée blancl^e l» tons Tineux de» iowtaios , ^t les tuyau:^ noirs des u^nes

^«c;^i)4 e& l'iair k vapeur des chaudières aireo lin râle asthmatique et des hcxpiets de c^ichA^ lot trop repu. ,

Mais tout ceci n'est que rose&; encore quel^. ques pas^et vous en verrez bien d'autres. Celte harraque tigrée de boue et de sang, avec ses tas^ . d'os mal dépouillés , ses chaudières noires et grasses aii Ion cuisine d'abominables mixtures» vous paraîtra un riant eri^itage , une blanche villa I une retraite souhaitable; du misérable « VOU& alle^ passer au fétide , du féûde à l'horrible ; vous n'avez encore les pieds que dans la Jboue^ tout à l'heure vous les aurez daQs le fumieTi pui& dans le sang et lasanie*

Ceux à qui Todeur d'une tubérjeuse donne la:

migraine» et dont le^cnur vient facilement aux lèvres, feront bien de ne" paadép^tsser ce bouge^ ék Von &brique de la cpUe de fK>ii«on avec dqs^ pieds dé bœuf. — ? Poursuivons» ^

]P(€H»s nii s^NMis pas iil^ftS'puMUfiieiqud l'in-

peigne de oette grande maison délabrée qui s'élève à la gauche du sentier que nous suivons : nous sommes dans une fabrique de paudreUe ; des femmes^ des enfants, petits garçons et petites filles, vannent, bluttent, tamisent la précieuse poudre, qui a la couleur mais non le parfum du tabac d'Espagne ; ils n'ont pas Tioiir de soupçonner qu'ils manient quelque chose de . fort dégoûtant , car ils quittent Jeur ouvrage,, prennent un morceau de pain, mordent dedans, se remettent à travailler, puis recommencent à manger sans la moindre ablution préalable ; dans les repos, tout le monde s'épluche à l'espagnple avec la plus touchante réciprocité ; qous avons remarqué que la plupart des enfants étaient de ce blond albinos qui nous avait déjà frappé chez les petits polissons belges qui font la roue devant les diligences.

Tout est passé avec un soin minutieux, car il par&h que l'on trouve là dedans de l'argent, de Tor , des montres et autres objets précieux ; margank» in itereore.

Trois ou qua^ étangs d'un liquide inquali-

fiable et c&nvepts de pellicules jaanàtf es comme le plomb en fusion, reluisent au soleil et souillent le ciel qu'ils réfléchissent confusément.

Ces étangs baignent de leurs ondes épaisses/ que le y^t peut*è peine rider, une chaussée de pierres et de madriers, du haut de laquelle les voitures épanchent leur itomonde chargement^; k putridité de l'air est telle à cet endroit , que Fargent noircit dans les poches, et que la couleur se plombe sur les volets.

Ainsi , l'enseigne de Tauberge du Superbe Ckevfd blanc , qui devrait représenter au moins un cheval blanc , sinon uû cheval superbe , ne représente qu'un quadrupède lilas-clair sans prototype dans la création. Cette enseigne est cro0llément épigrammatique pour les pauvres animaux qui se tralneot à la mort sur trois jam* bes avec des sabots désemparés , le dos pelé à vif > la croupe pommelée d'écorchures , l'œil déjà bleuâtre et vitreux, et qui passent par l(mgoes files devant l'insultante auberge qu'ils ne rcr? erront pltfs.

• Au bout de cette chaussée, qui laissie échap-

p«r par des écluses et desi batardawa à moitié lavés , des cascatelles de fange licpiide iiiajrlisée de loBguies vemes de sang, yoiis ap^Boeye^ m pâté de maisoDs borgnes /chaasieiises» rechîgnées , avec des physiononûeir scref ideusea A patibulaires : c'est Montfaucon » Tanciea gîbel oîi tant de squelettes se sont balaneés au wnt, plu$ piqvés que dezà couâfe^ comme dît YiUoa; une. tuerie qui a pour fondatiras un gibet, oa ne peut rien exiger d^ plus en fait d'borreur et de sinistre I Une cour enclose de murs peu élevés sert

d'antichambre à la tuerie. Quand nous ncHia

}f présentâmes , trois ou quatre dogiies« giw comme des chiens de dévote, le col luîsaat,» les flancs rébondis, dormai^t^ à côté d€^ la porte, dans une torpeur digestive pleine de béatitude; seulemrat, de temps à autre» ils ouwaîent à demi leurs yeux rouges, et remuaient la pew Boice de leurs babines plisaées, avec untid nef* veux/ asse» inquiétant ; mais un des éqpms»

seurs» nous voyant hésiter sur le stuî)» noos^dil (gm ces ifi^essantes béte»^ mt mangeainé pas

dL'komiM^ la^éfëçant kçhjeval (qui est meilleur, k 06 ^'il piB^U), ei qjue mxas pouvions entres smiSiCiainta. Ntfus entrâmes donc» fort conteois âféfi^ r^ardé comme une viande médiocre pÊT ces redoutables molos&Ets^ 0es carcasses sai* ^«^ufiea oh pendaient encoi^ des lambeaux de viande, étaient empilées par centaines dans Vf^ ^ CGÂn&de ce cloaque fourmillanl de putréfaction* Les murs disparaissaient sous de larges glacis de sang. coagulé; la pluie» la houe, le fiel, la sa&ie, les avaient diaprés de tant de couleurs,

qp!il eût été impossible d'en recoiinaltœ l'en*duit primitif ; pour un coloriste, ce sont les murs les plus croustillants du monde,, up pUtre éraillé, égrialigné,/qui s'exfolie,, qpise crevasse, qui se! lézarde, où. la moisissure ûc^ime.en peludie bleuâtre, où la froideur, du blane. est récbauffôa de tans si blonds^ si roux» sLallumés; <^elle trouvaille^ quel bonhausi Qi&BaUl nou£^y qui compreiions.<;ependant touJt^ lesrfiiriea de Tari/ nous av<>itûns que nûu& avcms regretté le jav/ne-serin eik eafé a3/k Uài,,

Mdiiifijdre cè{fyt de^nos diatribasJastpbi&âmànes.

Un ouvrier ou peut-être une ouTrière , car beaucoup de femiues travaillent à la voirie habillées en hommes, écorchait un cheval; la peau était déjà presque à moitié détachée, et la chair luisait au soleil sous sa moiteur sanglante. On ne peut rien imaginer de plus splendide en fait H Et couleur : c'étaient des tons nacrée , roses , laqueux, violets, bleu de ciel, vert-pomme, argentés comme le plus^beau et le plus riche co-* quillage exotique. Un coq lustré, vernissé, de la plus triomphante mine , se tenait de bout sur la carcasse qu'il picotait du bœ avec un air de grand appétit ; d'autres charognes gonflées» hydrojj^ques, et ressemblant fort aux chevaux dés jeux de bague, jonchaient le reste du pavé.

Le. facétieux équarisseur nous demanda si nous voulions qu'on nous tuftt un ou deux chevaux pour nous divertir; cela nous fit penser à Thomas Diafoirus, qui invite sa future Angélique au régal d'une dissection. Mais, moins dégoûtés qu'Angélique, après quelque hésitation,

BOUS acceptâmes.

Les chevaux condamnés attendent leur sort

dâiis une écurie sans râtelier. Le râtelier est inutile : à quoi ban faire mapger aujourd'hui ceux qui doivent mourir demain ? On en prit un maigre, effi^mqué, décrépU» on le plaça sur une dalle, les yeux bandés par une courroie, et Véquarisseur le frappa ^ur le front d'un mar- ^ teau de f^ assez petU , mais adapté à un long manche aussi de fer ; l'animal tomba sin* . le côté , d'une seule pièce,, sans tressaillement , sans convulsions , sans la(^j[iéindre agitation nerveuse qui trahît la souffrance : on ne l'avait pas tué, on lui avait escamoté la vie; et cela si prestement, si adroitement, qu'il ne s'en était pas apei:'çu ; ensuite on lui plongea un couteau . dans la gorge» et le sang coula écarlate d'abord, puis violet, puis noir.

Cette galanterie terminée , l'équarisseur , homme de manières exquises , et qui ne serait déplacé dans aucun raout fashionable, nous pria gracieuseii|ent de pa»$er dans le salon des chats : nous grimpâmes par un escalier calleux et bossue dans le salon de messieurs les chats ; il y avait plus de quatre cents peatjx bourrées

de pinite stispendocB-au ]Aidbiid, «t gambaiiMt m 'grê delous les zéphyrs ( si les Béphy»Be'hft* ssordeirt.à Hont&uoon*) ; les corps ée ces peamt ét&ieiit rangés sw des plancihes^oomme les sau* dsses aui devantares des eharcutiers oa ks paquets èe bonnes ée Fétoîle , mie "eeociie *m Irayers , fine;Coa€he en long ; cet aspect doos a rempli de. eommisération ptmr les mafigeurs de gibelottes de la banlieae.

Le «Ion des chieDs ressemMe fort h. eelni des thaïs et n'a rien de partibulier, sinon qu'yen y met atissi les ânons et les petite ckmawi qai ne sont pitt yeofm à 4enne. *

H nous Testait à voir Tendwit le pti» pittoresque, scton Texpression de notre anû Téquarisseur, c'est-à-dire la mare de sang caillé «oà les pécheurs et les marchands à'Mieotê ( pardoh, Mesdameis...) vcfBi s'àpprortsicmner. Cette fourmillante denrée se vend au litre eottime les petits pois ; on dirait du îfté vîtaiït ; rînfecftion ^ ce cloaque spécial est sensible à Iraverstes ffiiasmes méphitiques .tle la poudrette ««it delà loerie ; t^e qui m'ei* pas peu dire.

jcesichttnigBMseB merre^es , pour fioits înÈtîiir ixHnplétaBeKt À k Tîe «de M ont&acon^ omis ol- Int J^ÉeKqmt grillaées lie cheval qu'il tkwoii &it fvéptfer|»oiir «m déjeuner; et tQmxm je Ym K»»ciafis au fioni dé k cocspagnie» len M dli- «Bt c(«e j'eB aratf maogé surfisamia^Qyt chez las testawateui» 4e Paris , il bub rép(>JLâât a:vee «H sourire irômqiie : ^^ Monsieur, i^ib ymm êtes /Eftttô d aTwr mai^é du ehetal, fmree iifu-on ; wùm HBtmi ée mauvais iDceuf, ce qai e est fMs la méqie chose ; là ohip^ du elieval est fine» saif«ureuse» tendre «t d^e&callent.goùt, bien supé- -neumà k viandiede houefaerie ; toutes les fois que vow ikingez wm. bee^eak meilleur qu'à l'ordinure, croye:^ que c'est du dieval^ et voos ^ez dans le vrai. .^ Ce paradaial équsirtssôw nous a jeté ea de i^en graades perplexités , et nos opinions à l'endroit de k lâaAde tendiie «t de k wiméi oemce mot sÎQgulikeiuent à^

LesdbMttô, du reste, sont )de l'avis de l'iu^ ttfiix équarisseur et préfèrent le cheval à tonie

autre pâture ; ils viennent de fort Ipin chercher leur {Âtance; les maîtres leur fourrent deux $ous dans la gueule et leur donnent un coup -de pied au derrière; les chiens, sentant llmportance de ce qu'ils portent, tiennent tout le long du chemin lesr mâchoires strictement fermées et n'aboieraient pas pour un empire , de peur de perdre la bienheureuse pièce qu'ils ne lâchent que dans la main de Thomme qui coupe les . portions. Avant cela, vous les roueriez de coups, que vous ne parviendriez pas à vous faire mordre , quoique ces messieurs soi^ ordinairement d'humeur peu endurante; l'on fait un trou dans le morceau de charogne qui leur te- Vimt, puis on le leur passe au col en manière de collier. Jusque-là tout yA bien ; mais il faut sortir ; et la sortie de Montfoucon est aussi fréquentée que la descente du grand escalier de rOpéra. Les chiens qui n'ont pas le sol, peu aisés ou qui ont éprouvé des malheurs , ceux qui servent des maîtres avares ou qui appar* tiennent à des. poètes, font la haie des deux côtés de la porte et attendent que les dogues o|ni-

lents , les matedars, les gros bonnets de la

chiennerîe, sortent avec leur cordon rouge de

mou de cheval ; mais ceux-ci, qui savent qu'ils

sont guettés I s'élancent de la cour au quadruple

galop pour ne pas être happés au passage par

toutes ces gueules affamées et béantes. Deux ou

trois des chiens nécessiteux se détachent de la

haie et donnent la chasse au richard, qu'ils ràt^

■ • trapeht assez souvent, étant plus légers et plus

prompts à cause de,leur maigreur ; alors ce sont

des batailles à faire pâhr celles des héros d'Ho-

mère, des aboiements sur toutes les gammes,

des luttes désespérées pour savoir à qui restera

le précieux morceau.

L'on a vu un dogue de forte taillç faire une

lieue ventre à terre , avec deux chiens plus pe-

tits suspendus par la mâchoire à sa fraise de

viande, et rentrer ainsi chargé dans la cour de

son logis, oîi quelques coups de fouet le diSbar-

rassèrent de ses étranges pendants d'oreille.

Cette histoire se conte à Montfaucon , et fait

beaucoup rire les garçons du combat. Nous

souhaitons qu'elle ne vous ennuie pas trop ,

c'est de FfiSfirit du ctû. .MainteBànt; inoua m aTons fini/wec toules'^^ horreurs,

. Versons-Dous sur la tète, ainsi qu'un flot luitral, yn flacon t<mt entier dliuile de Portugal ,

et demandons bien pardon à nos lectrices du orime de lèserodorat.qpie nous;Y«nonsde commettre ; puissent les Vénus et^es Cupidons ne jpai nous en vouloir I

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