ZOLA DANS SON CABINET DE TRAVAIL A MÉDAN
(T^evue illustrée, i5 février 1887.)
de M gnon qu'il
ment permis de constater que dans l'œuvre photographique Victor Billaud, il y a un Zola de profil, sans lorduquel on pourrait dire, sans crainte d'être démenti, a bien plus l'allure d'un maître d'école que d'un
chef d'école, tandis que tout autre apparaît le Zola en médaillon, également de profil , sur le compte duquel on pouvait lire ce qui suit dans Le Gaulois du 9 février 1898 :
« De profil, le col nu, l'air triomphant, il ressemble à quelqu'un de ces centurions qui, dans les tableaux des primitifs, se partagent, au pied de la croix, les dépouilles du Christ. Toute la vieille ascendance romaine du littérateur s'affirme là dans ce médaillon dont le graveur Desmoulin a reproduit , plus tard , la gravité hautaine. »
Admirable conception des choses humaines ! Ne semblet-il pas qu'avant de se jeter, tête baissée, dans la lutte, Zola ait voulu remporter une première victoire sur luimême.
Qui veut partir en guerre contre la lâcheté humaine doit, d'abord, triompher de ses propres misères. Et c'est dans ce
Portrait par Couturier, publié dans le Pe de Paris, lors du procès Dreyfus, en
ii Bleu,
PORTRAITS DU MAITRE ET DOCUMENTS 23
but, avec cet esprit, que Zola affichait, par tous les moyens extérieurs , le rajeunissement et la transformation de sa personne.
'//^J'nu/
Émile Zola
cher Romanschriftsteller geb. 2. April 1840 in Paris.
Geistvoltster Vertreter des radikalen Real
bewundcrnswerter plastiscberDarstcllungskunst. S Hauptwerk, die Romanreihc ,,Les Rougon — Maquart (darunter „Nana") schildert die Natur- und Sitten
mit
Carte postale autrichienne de la collection : te Grand Siècle publiée en 1898 et remise en vente lors de la mort de Zola.
Pour la circonstance, la carte fut entourée d'un large cadre de deuil, et, ce qui ne manque pas d'un certain piquant, agrémentée d'une vignette religieuse (la croix chrétienne).
(Obligeamment communiqué par M. Xavier Granoux.)
Jusqu'à présent, je n'ai parlé que de l'aspect général du visage; il convient, maintenant, d'entrer dans certains détails de la physionomie et, surtout, de considérer le corps dans son ensemble. Car le visage ne suffit point, lui seul, à identifier, à caractériser les gens ; il faut encore étudier l'homme dans toutes ses particularités.
Souvent, il est vrai, le corps se trouve être quelconque, l'enveloppe banale, auquel cas il est, bien entendu, inutile de pousser plus loin la recherche et les investigations. Mais avec Zola, il n'en va pas ainsi, et l'on peut affirmer que sa charpente eut une personnalité bien accentuée.
Chez lui, tout serait intéressant à observer : tout, du reste, fut soigneusement noté dans l'enquête médico-psychologique menée par le docteur Toulouse, tout : la taille, le dos, l'envergure, la forme des mains, les extrémités digitales, le crâne, les yeux, tout comme les diverses fonctions organiques. Mais, ici, deux choses seulement sont à retenir : le front et les mains , car ce sont les deux éléments constitutifs des portraits de Zola, les deux éléments qui servent à les caractériser de si remarquable façon.