‹ ZolaChapitre 13 sur 22 · A. Claveau · texte numérisé non relu

A. Claveau

longe son li\Te, qu'il veut toujours gros et compact, et couvre la pauvreté, j'allais écrire la profonde misère de ses inventions personnelles.

Dans ce qui est de lui, en revanche, là où son talent propre s'affirme avec quelque vigueur, on sent toujours l'effort, l'effort désespéré, désespérant. On sent « l'obsession d'un cerveau qui triture puissamment son œuvre. Il en résulte comme une tension douloureuse. Nous souffrons assurément plus que l'auteur lui-même de l'énorme labeur qu'il s'est imposé. Nous voudrions çà et là un moment de détente, d'apaisement. Mais non, le livre monstrueux vous presse et vous pousse. On dirait une gigantesque machine, une locomotive merveilleusement construite, mais qui halète en marchant, et dont les innombrables rouages laissent après eux un bruit de ferraille. Cela n'a pas l'abandon d'un corps animé; cela est d'acier et non de chair (^) ».

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