Courrier de Paris
vait de sa propre main : « Je reviens d'un voyage de deux mois et je suis terrifié de l'effroyable amas de journaux que je trouve sur ma table, tous pleins d'articles à mon adresse. Grand Dieu !
Quel flot torrentiel et que d'encre perdue!... Naturellement, je ne vais pas répondre à tout ça. Autrefois, je bondissais sous la contradiction et l'injustice; j'avais la fièvre de la bataille; je voulais la victoire complète et immédiate. Je me suis calmé et je reste convaincu aujourd'hui qu'il est radicalement inutile de répondre et de se défendre, dans les querelles littéraires, quand vos œuvres sont là qui répondent pour vous. A quoi bon la polémique du journal que le vent emporte, lorsque le livre demeure (^). »
Dans ce fameux courrier qui l'épouvante, il trouve une lettre dans laquelle un officier allemand, après avoir lu le livre odieux de Zola sur la guerre de 1870, prend, lui, l'ennemi d'hier et peut-