LORS
shape trs NRC pra ; x
OU ÉTAGE RHÆTIEN. 37
Dans cette partie des Alpes, tout est heurté, décousu. Tout y semble anormal, aussi bien l’ampleur démesurée des divers termes de la série, que la discontinuité de leurs dépôts et l’inconstance des horizons paléontologiques.
Puis, comme si ce n’était pas assez de cet amoncellement
de difficultés naturelles, il a failu encore qu’une confusion
regrettable vint se glisser dans la détermination de certaines espèces de fossiles longtemps considérées comme semblables quoique distinctes, et compliquât encore la question.
Aussi n’est-ce qu’à la suite d’efforts inouïs et d’une persistance digne des plus grands éloges, que les géologues Autrichiens sont parvenus à débrouiller ce chaos.
Nous avons vu d’abord M. de Hauer donner les calcaires de Dachstein, comme Muschelkalk inférieur, et les couches charbonneuses des Alpes, comme l'équivalent des marnes irisées, ou peut-être du Lias inférieur.
Mais plus tard il revient sur cette classification et présente le Dachsteinkalk et les couches de Staremberg comme Infra-Lias, en plaçant par-dessus les couches de Koessen.
Cependant MM. Lipold et Stur démontrent l’inexactitude de ce classement en établissant que les couches de Koessen contiennent les mêmes grandes bivalves que les strates supérieures de Dachstein et de Staremberg.
A la même époque, M. Kudernatsch, trompé sans doute par les mêmes considérations paléontologiques que M. de Hauer, mais en les exagérant, trouve que la faune de Dachstein a de grands rapports avec celles du Muschelkalk, bien qu’il y cite des Ammonites de la section des Arietes.
Après lui M. Stur apporte quelques documents nouveaux qui lui font considérer tous ces dépôts comme appartenant à la période liasique.
M. K. Peters, ensuite, fait avancer la question en cherchant à déterminer les relations stratigraphiques des calcaires de Dachstein avec les assises de Koessen et en fixant
la limite inférieure de l'horizon en litige au-dessus des dolomies à Cardium triquetrum du Keuper.
Toutefois, il restait à cet égard certaines incertitudes qu'il était réservé à M. Suess de lever en établissant que la faune des calcaires à Lithodendron que supportent ces dolomies, est reliée par un certain nombre d’espèces communes à celle des couches de Koessen.
Il cherche à démontrer ensuite que cette dernière faune, en tenant compte d’une certaine diversité locale, est la même que celle de Dachstein, de Staremberg et de Gresten, et qu’elle ne présente aucune espèce de commune avec celle d’'Hallstadt, assimilée par lui au Saint-Cassian.
Enfin, les couches à Gervillies seraient encore , selon l’auteur, synchroniques des assises de Koessen. M. Stur clôt la liste en abondant dans le même sens et en constatant en outre une discordance de stratification entre le Keuper et ces nouveaux dépôts, seul fait de ce genre qui ait été cité en Allemagne, où d'ordinaire les relations stratigraphiques sont aussi régulières avec le Keuper qu'avec le Lias.
En définitive, tous, sauf peut-être M. Kudernatsch, considèrent cet horizon comme dépendant déjà du Lias ; mais nul ne s’est occupé de la délimitation supérieure.