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lis et Calamites arenaceus, le premier de ces fossiles étant à peu près partout caractéristique de cet horizon. |
L'année suivante (4853) M. F. Rolle, dans le parallèle qu'il cherche à établir entre les diverses assises du Lias du nord et du sud de l'Allemagne (1), essaie de compléter la constitution stratigraphique de cet horizon, dont il commence déjà à soupçonner l'importance.
D’après cet auteur, les grès supérieurs aux marnes irisées, grès jaune, grès de Buchstein (4 de M. de Strombeck) appartiennent encore au Lias; mais cette opinion, que n’appuie aucune donnée paléontologique, le Bone-bed n'ayant pas été rencontré jusque-là dans l'Allemagne du nord, a besoin d’être confirmée.
Cependant M. Credner qui, dès 1842 (2), s'occupe de l’étude de ces dépôts fort bien développés, à ce qu’il paraît, dans le duché de Brunswick et autour de Gotha et d’Eisnach, où ils sont représentés par un grès solide de 20 à 30 mètres de puissance, y découvre en 1860 (3) l’Avicula contorta et quelques autres espèces propres à la zone. Ces fossiles toutefois ne lui paraissent pas suffisants, et il persiste dans la même indécision, au sujet du classement de ce groupe, parce qu’il n’en aperçoit les limites ni inférieurement, ni supérieurement. Il constate cependant au-dessus du niveau à Ammon. psilonotus des grès tout à fait semblables à ceux du dessous, et il signale le Cardium Philippianum qui selon lui abonde aussi dans la zone inférieure.
M. Schloenbach (1860) est tout aussi indécis dans son
(1) Versuch Vergbichung des Nordd. Lias, etc. 1853, Homburg, von der Hoche.
(2) Neu-Jahrb. 1842-43. Thuringen und der Harz, avec carte par E. de Sydow et H. Credner, petit in-folio, Gotha.
(3) Die Grenzgebilde Zwischen dem Keuper und Lias am. Seebergbeï Gotha und in Norddeutschland überhaupt. Leonh et Bronn, Jahrb, p.
premier mémoire (4) ; mais son opinion se dessine et prend couleur dans le second (2), l’un des plus riches que nous connaissions en renseignements stratigraphiques et paléontologiques.
Dans cette seconde publication, l’auteur considère les couches à Avicula contorta comme une formation indépendante et transitoire entre le Keuper et le Lias.
M. Schloenbach est le premier qui ait découvert le Bonebed dans l’Allemagne du nord. Il l'indique à deux niveaux différents : à la base de la zone, immédiatement au-dessus du Keuper où il constitue une sorte de brèche à dents de poissons, et à 0® 60 cent. plus haut environ, où il a reconnu les dents des Saurichthys acuminatus, Acrodus minimus, Gyrolepis tenuistriatus, etc.
L'Avicula contorta, le Cardium Rhæticum, la Leda Dejfneri, la Gervillia inflata et autres espèces ont été recueillies par ce géologue au-dessous et au-dessus de la couche à ossements à Seinstedt, près de Hornbourg (Prusse).
Une des coupes les plus intéressantes données par ce géologue, en ce qui concerne cet horizon, est celle de Salzgitter (Hanovre), où la zone est constituée par un groupe de grès d’une épaisseur considérable et qu’il appelle Bone-bed. Quader. Cette zone gréseuse occupe tout l’espace compris entre le Keuper et la zone à Ammonites planorbis.
Près de Steinlah, au contraire, elle débute au contact du Keuper (marnes irisées) par une série de bancs marneux, parfois gréseux, et se termine par un véritable grès. L’ensemble de ces assises peut être évalué à 8 ou 10 mètres.
Dans les diverses localités citées par M. Schloenbach, le
(4) Das Bone-Bed und seine Lage gegen den sogenannten ober Keupersandstein in Hannoever, schen. Leonh et Bronn. 1860, Jahrb. p. 513.
(2) Beitrag zur genauen Niveau-Bestimmung d. auf d. Grenze Zwischen Keuper u. Lias im. Hannoeverischen, etc., Leonh et Bronn, 1862, Jahrb, p. 145.
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parallélisme le plus complet ne cesse de régner entre les assises de ce groupe et celles du Keuper et du Lias.
L'auteur n’a reconnu dans tout le Hanovre qu’une seule discordance par isolement. C’est à la mine de Go!dsaksglück, près Steinlah, où le dépôt en question se trouve, à sa partie supérieure, en contact immédiat avec le Jura brun, sans aucune trace de Lias.
RÉSUMÉ
D'après l’exposé qui précède on voit que jusqu’à l’année 1860 les auteurs qui se sont occupés de cet horizon sont unanimes à le ranger dans le Lias.
En relation concordante aussi bien avec cet étage qu'avec le Keuper, sa constitution pétrographique, ordinairement gréseuse à la base et marneuse au sommet, le rapproche peut-être davantage du Trias ; mais la disparition des espèces Keupériennes et l'apparition de quelques autres continuant à se montrer plus haut dans le Lias, ont fait pencher la balance de ce dernier côté.
M. Credner est le premier dans l'esprit duquel commencent à naître des doutes à cet égard, parce qu’il ne voit pas où fixer les limites de cet horizon.
Enfin M. Schloenbach, après avoir longtemps hésité sur le classement à faire de ces assises, affirme résolûment l’indépendance de ce groupe et le donne comme un étage transitoire entre les formations keupérienne et liasique.
Une seule discordance locale a été signalée dans toute cette région ; c’est à Goldsaksglück (Hanovre), où le Jura brun repose immédiatement sur les grès à Avicula contorta.